L’Estaca – Version Yahourt et traduction!!!

Les « a » ne sont pas aussi ouverts qu’en français.

L’avi Sizet aim’ parlava
De bon’ mati al pourtaal
MintraZ el sol espéraavem
Yos carros véiem passar

Sizet, qué no véous l’estaaca
On’ estem tots ligats
Si no poudem desfer-zen
Maï no poudrem caminar

Refrany
Si’as-ti-rem tots, eya caoura
Qué molt de timpse no po dourar
Ségour qué tomba, tomba tomba
Ben courcada déou ser jea
Si tou l’estires for’ perqui
I yo l’estiro for’ per ya
Ségour qué tomba, tomba tomba
Iens poudrem alibErar

P’ro, Sizet, fa molt timp’chya
Laiss man’ sem van escorchan’
I Kwan la força se mèn’ va
El’ ez mez ampl’é mez gran

Ben certe sé quésta poudrida
Prosse qué Sizet costa tante
Kacops la força m’oublida
Tournèm a dir-el téou can’

Refrany

L’avi Sizet jea no diourès
Mal vin’ qué sel’am pourtar
El qui sap ca-pa Ki-nidrette
I yo a sotal pourtal

I Kwan passam els nos vailliets
Estirel col per cantar
Ol darrerre cante den Sizet
Lou darrerre quèm vanseniar

Refrany (2x)

TRADUCTION!   :    L’estaca : Le Pieu

Grand-père Siset me parlait ainsi
De bon matin sous le porche
Tandis qu’en attendant le soleil
Nous regardions passer les charettes

Siset, ne vois-tu pas le pieu
Où nous sommes tous attachés ?
Si nous ne pouvons nous en défaire
Jamais nous ne pourrons nous échapper !

[Refrain]
Si nous tirons tous, il tombera
Cela ne peut durer plus longtemps
C’est sûr il tombera, tombera, tombera
Bien vermoulu il doît être déjà.
Et que je le tire fort par là
C’est sûr, il tombera, tombera, tombera,
Et nous pourrons nous libérer.

Mais Siset, ça fait déjà bien longtemps
Mes mains à vif sont écorchées !
Et alors que les forces me quittent
Il est plus large et plus haut.

Bien sûr, je sais qu’il est pourri,
Mais, aussi, Siset, il est si lourd !
Que parfois les forcent me manquent
Reprenons donc ton chant :

Grand-père Siset ne dit plus rien
Un mauvais vent l’a emporté
Lui seul sait vers quel lieu
Et moi, je reste sous le porche

Et quand passent d’autres gens
Je lève la tête pour chanter
Le dernier chant de Siset,
Le dernier qu’il m’a appris

(1) cette chanson est une chanson de résistance. Sous Franco, le catalan a été une langue pourchassée Par les nationalistes. Lluis Llach écrit ici son attachement pour sa langue natale, Cette chanson est aujourd’hui un véritable hymne catalan.

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