La Rue des Lilas

Par Sylvain Girault, 2015

et la version originale: TROP BELLE

Ce soir je meurs à la guerre
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blanc et mon sang coule à flot
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Ce soir je meurs sous vos bombes
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’un simple flâneur dans la ville
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Refrain:
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit la guerre
Maudits les chars, les fusils, les combats
Je m’éteins dans la rue des Lilas

Plus jamais revoir la dune
Au matin quand s’effacent mes pas
Jamais plus les cimes et la neige éternelle
Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats

Plus jamais revoir la lune
Dans la nuit qui éclaire mes pas
Jamais plus la mer, les étoiles, les forêts
Et ce lac bleu perdu au fond des bois

Refrain

J’aim’rais tant revoir mes frères
Mes enfants, mes parents, mes amis
Danser le dabkeh* pour repousser la mort
Trinquer l’arak** jusqu’au bout de la vie

Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit

Refrain

(Couplet à répéter 2 fois, en canon)
Car la guerre c’est un massacre
De gens qui ne se connaissent pas
Au profit de gens qui toujours se connaissent
Mais qui ne se massacrent pas (2x)

Refrain

+ « Je m’éteins dans la rue des Lilas… »


* C’est une danse folklorique pratiquée au Proche-Orient : Syrie, Palestine, Liban, Jordanie, Irak, avec des versions régionales. « Dakbé » signifie : « coup de pied », et effectivement c’est une danse très rythmée avec les pieds, qui se pratique en groupe, soit en ligne soit en demi-cercle.
*  * une eau-de-vie de vin traditionnellement consommée et produite uniquement dans le Croissant fertile. Spiritueux traditionnel et emblème de l’art gastronomique du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. Il est préparé à partir de moût de raisin fermenté (vin) distillé en eau-de-vie auquel on ajoute des graines d’anis. Il vieillit ensuite dans des jarres en argile.