Fuoco e Mitragliatrici

Chanson datant de la Première Guerre mondiale, recueillie par Roberto Leydi à Alfonsine, dans la province de Ravenne. Elle a été composée sur l’air de la chanson napolitaine « Sona chitarra » de Libero Bovio avec une musique d’Ernesto De Curtis, datée de 1913. Elle est encore jouée en valse dans les quatre provinces (Plaisance, Gênes, Alessandria et Pavie) avec des instruments traditionnels tels que le pipeau (hautbois populaire à anche double), l’accordéon chromatique et la cornemuse.
Elle dénonce les terribles conditions dans lesquelles, pour conquérir quelques mètres de terrain, des dizaines, voire des centaines de milliers de soldats furent massacrés.
Les localités mentionnées dans les différentes versions de la chanson datent la composition entre la fin de 1915 et le début de 1916 entre le 16/12/1915 (épisode de la « Tranchée des rayons » ou « fusées », que les héroïques fantassins de la Brigade Sassari ont réussi à conquérir à la baïonnette), et le 29/3/1916 (cinquième bataille de l’Isonzo). Sur les pentes du Monte San Michele, il y avait à cette époque une tranchée italienne qui descendait jusqu’au bois de Cappuccio (ici appelé « Monte Cappuccio »), et remontait jusqu’au bois de Lancia et aux tranchées de Frasche et Razzi. La conquête de ces dernières (ici appelées « Trincea dei Raggi »), le 16 décembre 1915, a coûté à la brigade Sassari la mort de deux tiers de ses soldats.
Les chansons antimilitaristes de la Grande Guerre, comme celle-ci, se sont pour beaucoup perdues pendant le fascisme au profit de chansons célébrant le patriotisme et le sacrifice des soldats.

Par Laila et Lorenzo lors du stage de Janvier 2020 chez nous:

Non ne parliamo di questa guerra
che sarà lunga un’eternità;
per conquistare un palmo di terra
quanti fratelli son morti di già!

REFRAIN 1: Fuoco e mitragliatrici,
si sente il cannone che spara;
per conquistar la trincea:
Savoia ! – si va.

Trincea di raggi, maledizioni,
quanti fratelli son morti lassù!
Finirà dunque ‘sta flagellazione?
di questa guerra non se ne parli più.

REFRAIN 2: O monte San Michele,
bagnato di sangue italiano!
Tentato più volte, ma invano
Gorizia pigliar.

Da monte Nero a monte Cappuccio
fino all’altura di Doberdò,
un reggimento più volte distrutto:
alfine indietro nessuno tornò.

REFRAIN 1