Madame La Banquise

1°  Allô, François?
Quelles nouvelles ?
Mal foutue depuis quelque temps
Sur mon portable,
Je vous appelle
Que se passe-t-il à présent?

Tout va très bien Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.
Mais les humains ont fait quelques bêtises,
On déplore un tout petit rien :
Le réchauff’ment de la planète
Vos ours blancs vont disparaitre.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

2°  Allô, Barack ?
Quelles nouvelles ?
Plus d’ours blanc ! Ah Quel souci
Expliquez-moi
Mais je dégèle,
Mais comment cela se produit ?

Cela n’est rien, Madame la Banquise
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que je vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Des intempéries climatiques
Qui vont bien semer la panique.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

3°   Allô, Poutine ?
Quelles nouvelles ?
Plus d’ours, la panique climatique
Expliquez-moi
Mais je dégèle,
Pourquoi cela m’arrive à moi ?

Cela n’est rien, Madame la Banquise
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que je vous dise,
Il y aura pluss de maladies,
Quelques disparitions d’espèces
Pluss de famine, pluss de sécheresse.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

4°   Allô, Total ?
Quelles nouvelles ?
De la sécheresse, avez-vous dit
Expliquez-moi
Mais là je fonds
Quand tout cela sera fini

Et bien ! Voilà, Madame la banquise
Vu que le climat se réchauffe,
La terre entière sera en pleine crise
Et personne n’en sortira sauf !
La sécheresse d’un côté
De l’autre des pays noyés
L’économie tout’ bouleversée
C’qui fait que les gens affolés
Vers d’autres lieux voudront migrer;
C’qui fait qu’la guerre va éclater
Comm’ tout l’monde est tout nucléaire
Chais pas c’qu’il restera d’la terre !
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Notre-Dame des Oiseaux de Fer

Texte : Sylvain Girault
Interprétation : Hamon martin Quintet

2e voix possible :

été 2017 à Nantes, à la suite du rassemblement de chorales militantes à NDDL – on n’y était pas… 🙁

On veut du silence et du temps
On veut sortir à la lumière
On veut cultiver nos enfants
Et on veut cultiver nos terres (2x)

Notre-Dame des landes de terre
Notre-Dame des chemins de long
Notre-Dame des oiseaux de terre
Notre-Dame des livres et des sons (2x)

Refrain
On ne veut pas de tant de tant
On ne veut pas de temps de fer
Pour les avions _ il n’est plus temps
On ne veut pas de votre enfer

Notre-Dame  _ des fils de fer
Notre-Dame des routes et des ponts
Notre-Dame des _ oiseaux de fer
Notre-Dame des bêtes à béton

Du ciel est descendu le vent
Du ciel est descendu le vert
On ne veut pas que du ciel descendent
Des cendres de mort et de fer (2x)

Pas de pistes aux oiseaux de fer
Pas de fer en place des oiseaux
Que c’est triste un monde sans chair
Que c’est cher un monde de sots (2x)

Refrain

On a mis tant de tant de tant
On a mis tant de temps à faire
Et maintenant tenant tenant
Et maintenant faudrait défaire

La mort des fermes et du bocage
La mort des chemins, des oiseaux
La mort des mares, la mort des vaches
La mort du lait, la mort de l’eau

Refrain (lent)

L’autre jour en m’y promenant
J’ai vu le vol d’une hirondelle
J’ai vu qu’elle avait du tourment
C’était le retour du printemps

Refrain final avec dernière phrase :
« ‘Notre Dame sans votre béton »

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Oh Mon Patron !

Les fouteurs de joie
Chaque phrase chantée en solo puis reprise par le groupe

Mon patron n’a pas fini de m’enquiquiner
Mon patron n’a pas fini de me harceler
On augmente les cadences
On travaille le dimanche
On va délocaliser pour les intérêts

Mon patron a des millions bien planqués en Suisse
Mon patron sait comment faire de gros bénéfices
On va s’implanter en Chine
On va mettre des machines
On va chanter l’opéra des marchés financiers

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours (bis)

Mon patron veut faire plaisir à ses actionnaires
Mon patron veut faire baisser la masse des salaires
On va moins payer les femmes
Embaucher des gosses au Népal
On va doubler les stagiaires et les vacataires
….. et les intérimaires (reprise de la phrase précédente)

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours (bis)

On n’ voudrait pas te déranger mais aujourd’hui c’est décidé (1x)
On est en grève, on est en grève, on est en grève illimitée (2x)

On n’ voudrait pas te déranger mais aujourd’hui c’est décidé (1x)
Y’a pas d’ soleil, y’a pas d’soleil en d’ssous du seuil de pauvreté (2x)

Mon patron s’est rassemblé en cellule de crise
Mon patron a attendu que le mouvement s’enlise
Il a mouillé sa chemise
Il a dit qu’on dramatise
Mon patron s’est envolé en parachute doré

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours

Petit Papa Noël

Les sales majestés

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel…

N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Descends avec ton flingue
En bas y’a plus que des dingues
Mais n’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Même si souvent leurs parents
Sont plus bêtes que méchants

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Si tu vas à Béthléem
N’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Mais prend ton gilet pare-balles
Là-bas c’est la guerre totale
D’ailleurs c’est la guerre partout
On vit dans un monde de fous

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Petit Papa Noël
On fera mieux l’année prochaine
Petit Papa Noël…(ad lib)

Poulailler’s Song*

Alain Souchon, 1977

{Refrain:} Dans les poulaillers d’acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
D’la volaille qui fait l’opinion.
Y disent :

« On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C’est normal.
On lit pas tous le même journal ! »

« Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes. »
« Mais comprenez-moi : c’est dur à voir.
Qui sont ces gens sur mon plongeoir? »

{Refrain}

« On peut pas aimer tout Paris.
N’est-ce pas y a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées qu’nos p’tits poulbots? »

« Mais comprenez-moi : la djellaba,
C’est pas ce qui faut sous nos climats. »
« Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »

{Refrain}

« Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu’ils n’aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.

Mais comprenez-moi : c’est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père. »

« Mais comprenez-moi…
C’est pas c’qu’il faut sous nos climats »
« Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »
« Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes. »

Sans La Nommer

Georges Moustaki, 1969

Je voudrais, sans la nommer
Vous parler d’elle
Comme d’une bien-aimée,
D’une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

C’est elle que l’on matraque,
Que l’on poursuit que l’on traque.
C’est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C’est elle qu’on emprisonne,
Qu’on trahit qu’on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu’au bout, jusqu’au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui traine en liberté
Ou bon lui semble.

C’est elle que l’on matraque…

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l’appelle
Révolution Permanente !

C’est elle que l’on matraque… (2x)

Si Les Femmes…

Paroles: Kro, Musique: Folklore USA (Le vent du nord)

Si les femmes chantent fort
c’est qu’elles ont à dire:
« Foutez la paix à nos corps
et à nos plaisirs,
La porte je sais l’ouvrir seule
Tout aussi bien que ma gueule,
Aussi GRAND que ma gueule ! »

Si Tu Vois le Père Noël

Compagnie Jolie Môme

L’hiver tombe sur nos contrées
Le soleil est bas, les arbres ont maigri
On voit apparaître au-dessus des fenêtres
Une marionnette rouge à barbe d’ancêtre

Tous les gamins d’Occident
S’ils ont été gentils auront plein de cadeaux
Mais ce personnage qui paraît tendre
Où est-il de janvier à décembre ?

Toute l’année il fait fabriquer ses cadeaux
Par des ouvriers de dix ans en entrepôt
Qui pour faire ce qui finira sous le sapin
N’iront jamais à l’école et ne liront rien

Hey ! Si tu vois le père Noël mets lui des coups de semelles
Fous-le dans sa hotte et mets lui des calbottes
Fais-lui manger sa fausse barbe égorge ses rennes
Et préviens cet escroc qu’il est bon pour la géhenne

Pour s’accaparer les matières premières
Le père Noël entretient la corruption et la misère
Dans ses anciennes colonies
Où il a toujours les meilleurs prix

Le pétrole qui fait ce qu’il plastifie
Finit parfois dans la mer sans qu’on s’en méfie
Et quand il sert à livrer ses joujoux par milliers
Il dérègle le climat du globe, on dit qu’il passe
par tous les toits mais Dommage qu’au Burundi
y’ait pas de cheminées

Hey !   Si tu vois le père Noël…

Père Noël distribue les boîtes de chocolats
Les tranches de saumon, les blocs de foie gras
Ce père pète les panses des porcs à perpet’
Qui rient comme des morts et appellent ça « les Fêtes »
En novembre il vend des figurines de G.I.
Des tanks et des canons pour la marmaille
L’arsenal se collectionne
Les parents qui triment auront-il la maille ?

Hey !   Si tu vois le père Noël…

Voici décembre, c’est parti !
Les Barbies descendent en rappel dans les caddies
Blondes squelettiques ne pensant qu’au 4×4 de Ken

Et ces jeux vidéos qui tombent de la hotte
Donnent-ils aux ados le sens de la lutte ?
Génération vertueuse en virtuel
Qu’aura-t-elle fait le bien dans le monde réel ?

Hey !   Si tu vois le père Noël…

On ramasse des cadavres chaque matin en Inde
Ça n’empêche pas le père Noël de gaver ses dindes
D’arroser les âmes pour que l’ivresse oublie
Que plus de cinq milliards d’hommes n’ont pas ce mode de vie
Que les brevets de médicaments valent de l’or
Plus de valeur en tout cas que des millions de morts

C’est le pervers Noël et sa supercherie vénale
Qui te fait supermarcher dans les hypermarchés
Je le croyais polyglotte est-il complètement bête
Pour ne pas pouvoir répondre à toutes les lettres et les requêtes

Je croirais bien plutôt qu’il préfère les chiffres aux lettres
Et le verbe avoir au verbe être et les riches et les prêtres
Homme d’affaire irréprochable cherche personnage impeccable
Avec sentiment charitable pour mascarade en guise de fable

Hey !   Si tu vois le père Noël… (2x)

Tu sais pourquoi les enfants chinois ne croient pas au Père Noël ?
C’est parce que c’est eux qui fabriquent les jouets !

Un Gamin*

Zoufris Maracas

Si tu savais d’où je venais
Tu me parlerais pas pour rien
Tu déposerais ton képi
Tu me détacherais les mains
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’à après demain
Tu me laisserais vivre ici vu qu’toi aussi t’es un gamin

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic
Triste représentant de la force publique.

Si tu savais d’où je venais
Tu me demanderais si je vais bien
Tu m’offrirais un déjeuner
Tu me détacherais les mains
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’à l’été prochain
Tu me laisserais vivre ici vu qu’toi aussi t’es un gamin

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic
Affamé de bandit, salop de vendu de représentant de la force publique.

Si tu étais né où je suis né
Tu te d’mandrais si tout va bien
Autant de temps colonisé
A présent traité comme un chien
Tu continues à me voler, mon peuple et mon continent
Tu distribues à la volée, du pognon à mes dirigeants
Tu sponsorises les dictateurs
Tu vides mon sol de ses richesses
Pour quelques gisements prometteurs
Des peuples entiers dans la détresse
Et toi tu es flic,
(Yeah, c’est les arbres que tu as coupé chez moi)
Soi-disant l’exécutant de la volonté de l’autorité publique.
(Yeah, les armes que tu as vendues chez moi)

Et tu voudrais que je te tienne pour irresponsable?
Mais tu es le bras de l’idée,
Et cette idée sans toi, n’est qu’une idée.(bis)

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic,
Affamé de bandit, salop de vendu de représentant de la force publique.

Si tu savais d’où je venais, tu ne ferais pas ton malin,
Ton autoritaire, le gars qui me dit que je dois me taire.
(6 milliards de gamins)
Tu déposerais ton mépris, tu me détacherais les mains,
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’au siècle prochain,
Tu me laisserais vivre ici avec ma femme et mes gamins.

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)
6 milliards de gamins. …(3x)
Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)

Y En A Qui…*

Yves Jamait

Le matin, quand je me réveille
J’ai du mal à quitter Morphée
Pour aller justifier la paye
Que mon patron peut s’octroyer

Cà n’est pas vraiment que je tienne
A continuer de l’engraisser
Mais aussi petite soit la mienne (de paye)
J’en ai besoin pour bouffer

Je fais des trous dans ma ceinture
Un par jour pour mieux gérer
Le minimum que cette enflure
Se croit obligé d’me céder

Y en a qui s’ront jamais dans la merde
Y en a qu’auront jamais d’problèmes
Et ce sont souvent ceux-là même
Qui nous dirigent et qui nous gouvernent

Je le croise devant l’usine
Dans sa belle BMW
Dans sa Porsche ou bien son Alpine
Suivant ce qu’il a motivé

Moi je gare mon vélo
Depuis qu’ils ont décidé
Afin de relancer l’marché d’l’auto
D’interdire aux poubelles de rouler
Il a les fringues toujours impec’
Les mains propres et jamais tachées
Moi, mes paluches, je bosse avec
Et mes neurones sont élimés

Y en a qui s’ront jamais dans la merde

Il a des potes en politique
Des plantes grasses à arroser
De celles qui jamais ne lui piqu’
‘eront le coeur de son chéquier

Ils ont le cumul sympathique
De maire et de député
Ils ont la morale cathodique
Et le chômage suranné

Et peu importe l’ascenseur
Qu’ils aiment à se renvoyer
Peu importe puisque l’erreur
C’est qu’on est trop dans l’escalier

Y en a qui s’ront jamais dans la merde  (bis)

Combien de temps encore,
va-t-on se laisser faire
Combien de temps encore,
sans rien faire…
Combien de temps encore,
va-t-on se laisser faire
Combien de temps encore,
sans rien faire…