A La Huelga

Chicho Sánchez Ferlosio, avril 1962

enregistrement au Bruit qui Court le 16 Décembre 2015 avec la chorale Rouge Chant d’Annecy

« En grève »! Cette chanson espagnole appelle à la grève générale. Elle a été écrite lors du soulèvement dans les Asturies en 1962, dans un contexte d’opposition au régime franquiste. Elle faisait partie d’un disque sorti clandestinement.

une voix tenor à inclure en plus ?
(Glières 2018, camarade de la Ravachole:

A la huelga compañero
No vayas a trabajar
Deja quieta la herramienta
Qué es la hora de luchar

A la huelga diez
A la huelga cien
A la huelga madre
Yo voy tambien
A la huelga cien
A la huelga mil
Yo por ellos madre
Y ellos por mi

Contra el gobierno del hambre
Nos vamos a levantar
Todos los trabajadores
Codo a codo por el pan

A la huelga diez

Desde el pozo y el arado
Desde el torno y el telar
Iran los hombres del pueblo
A la huelga general

A la huelga diez

Todos los pueblos del mundo
La mano nos van a dar
Para devolver a Espana
Su perdida libertad

A la huelga diez
A la huelga cien
A la huelga madre
Yo voy tambien
A la huelga cien
A la huelga mil
Yo por ELLAS madre
Y ELLAS por mi

TRADUCTION !

(faite maison sur un coin de table… ne pas m’en vouloir si cela ne rime pas!)

pars à la grève, compagnon;
Ne va pas travailler.
Lâche la machine
Il est temps de se battre.

A la grève allons à dix,
A la grève allons à cent,
A la grève, ma mère, c’est là que je vais.
A la grève allons à dix,
A la grève allons à cent,
Moi pour eux, ma mère, et eux pour moi.

Contre le gouvernement qui affame
Nous allons nous soulever
Tous les travailleurs,
Au coude à coude pour du pain.

Quittez votre puits, votre charrue
Quittez votre tour, votre métier à tisser,
Que les hommes du peuple,
Aillent à la grève générale!

Tous les peuples du monde
Nous tendront la main
Pour rendre à notre Espagne
Sa liberté perdue.

Fin du dernier refrain: … Moi pour ELLES, ma mère, et ELLES pour moi.

 

Allez Les Gars

Chanson du GAM (Groupe d’Action Musicale) belge. A l’origine, c’est une chanson contre l’installation d’une centrale nucléaire dans les années 80, qui s’adresse aux forces du (dés)ordre qui « protègent » le projet. Cette chanson peut s’adapter à bien des contextes…

Oh, je n’oublierai pas devant nous, les casqués (mi)
Les fusils lance-grenades et les grands boucliers
Tout ça pour nous forcer
Quand nous n’avions pour nous
Que nos poings, le bon droit,
Et puis quelques cailloux.

D’abord on s’avançait
En frappant dans les mains
Y en avait parmi eux
De vraies têtes de gamins
Les regards s’affrontaient,
Face à face, de tout près
Eux devaient la boucler,
Nous pas, et on chantait:

Allez les gars, combien on vous paye
Combien on vous paye pour faire ça
Allez les gars combien on vous paye
Combien on vous paye pour faire ça

Combien ça vaut, quel est le prix
De te faire détester ainsi
Par tous ces gens qu’tu connais pas
Qui sans ça n’auraient rien contre toi
Tu sais nous on n’est pas méchants
On ne grenade pas les enfants
On nous attaque, on se défend
Désolé si c’est toi qui prends

Allez les gars combien on vous paye…

Pense à ceux pour qui tu travailles
Qu’on n’voit jamais dans la bataille
Pendant qu’ tu encaisses des cailloux
Les actionnaires ramassent les sous
Avoue franchement, c’est quand même pas
La vie qu’t’avais rêvé pour toi,
Cogner des gens pour faire tes heures
T’aurais mieux fait d’rester chômeur.

Allez les gars combien on vous paye…

Je ne me fais guère d’illusions
Sur la portée de cette chanson
Je sais qu’tu vas pas hésiter
Dans deux minutes à m’castagner
Je sais qu’tu vas pas hésiter
T’es bien dressé, baratiné,
Mais au moins j’aurai essayé
Avant les bosses de te causer.

Allez les gars combien on vous paye…
Allez les gars combien on vous paye…

Bella Ciao

Bella Ciao est un chant de révolte italien qui célèbre l’engagement et le combat mené par les partisans contre les troupes de la République sociale italienne pendant la seconde Guerre mondiale. Les paroles ont été écrites fin 1944 sur l’air d’une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les « mondine », saisonnières des rizières de la plaine du Pô, pour dénoncer leurs conditions de travail. Elle est chantée depuis 1963 comme un hymne à la résistance.

L’Echo Râleur (Mai 2016)

Una mattina, mi son svegliato,
O be-lla ciao, be-lla ciao, be-lla ciao,
Ciao, Ciao !
Una mattina, mi son svegliato,
E ho trovato l’invasor.

Oh partigiano, portami via,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Oh partigiano, portami via,
Che mi sento de morir.

E se io muoio, da partigiano,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E si io muoio, da partigiano
Tu mi devi seppellir.

Mi seppellirai lassù in montagna
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Mi seppellirai lassù in montagna
Sotto l’ombra di un bel fior.

E tutti quelli, che passeranno
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E tutti quelli, che passeranno
Mi diranno « Che bel fior ».

E questo è il fiore del partigiano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E questo è il fiore del partigiano
Morto per la libertà !

E questo è il fiore del partigiano
Morto per la libertà !

 

TRADUCTION!

Bella Ciao (Ma Belle, Au Revoir!)

Un matin, je me suis réveillé
Et l’envahisseur était là.
Ô ! partisan emporte-moi
Je me sens prêt à mourir.
Et si je meurs, en partisan,
Tu devras m’enterrer.
Tu m’enterreras
Là-haut sur la montagne
A l’ombre d’une belle fleur.
Et les gens qui passeront
Me diront ‘Oh quelle belle fleur’.
Cette fleur est la fleur du partisan
Mort pour la liberté.

Charonne

Le 8 février 1962, métro Charonne à Paris : la police tue des manifestants contre la guerre d’Algérie et l’OAS. 9 manifestants pacifistes trouvent la mort suite à la brutalité policière, pour avoir manifesté leur solidarité avec le peuple algérien.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Une bouche ouverte à la rue
Qui nous fait chanter quelquefois
Des souvenirs qui nous remuent.

Y’a des sentiments qui résonnent
Page noire de l’histoire de France
Y’a des petites idées qui dansent
Ca y est, nous voilà à Charonne !

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
On s’y arrête quelquefois
Rue des Boulets, Charonne, Voltaire
En 62 c’était la guerre,

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Quand j’entends parler de Charonne
J’entends des cris j’entends des voix
Le fascisme ne passera pas !

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Un jour de manif à Paris
Un jeudi noir, il faisait froid
Les journaux titraient Algérie.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
La nuit tombée ils étaient là
La manif était interdite
Pendant la guerre pas d’politique.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Pour des militants ouvriers
Que ce soit ici ou là-bas
Contre la guerre faut résister!

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
On était loin de la bavure
La police avait tous les droits
Carte blanche de la préfecture.

La police a cogné, jeté
Dans la bouche ouverte à la ville
Massacré, piétiné, frappé
Ecrasé sous le poids des grilles.

Charonne c’est un métro qui saigne
Les cris, les voix hurlent encore
Les larmes des lacrymogènes
Trois filles et six garçons sont morts.

Charonne c’est un métro, c’est qui?
Quand j’entends parler de Sharon
C’est la Palestine qui résonne
Et l’Algérie …  celle d’aujourd’hui.

Frontières

Paroles et musique : JOFROI

C’est une ritournelle, un refrain
Qu’on nous sert comme une prière
Sincère et presque bon chrétien
En tirant vers soi la soupière
«On ne peut pas comprenez bien
Accueillir toute la misère…»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

On nous dit: «c’est complet, c’est plein
On ne sait déjà pas que faire
Des sans-papiers, des clandestins
Des réfugiés de toutes les guerres.
C’est facile de tendre la main,
Où s’arrêt’ ra la surenchère?»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

«Pas d’ quoi, dit-on, en faire un foin
d’ hurler à la chasse aux sorcières.
Qui n’a pas son lot de pépins
De tracas et de vents contraires

Chacun chez soi, c’est plus serein,
Faut se méfier des chiens qui errent…»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

Paraît d’ailleurs qu’ les bohémiens
C’est dans leurs gènes, le goût de l’air,
Qu’ leur liberté ça ne vaut rien
Que le prix d’un vol en charter,
Il y a des lois, c’est bien le moins
Même sur une terre hospitalière…
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

Bien sûr tout le monde convient
Qu’il y a de pires gangsters
Que ces ramassis, ces vauriens
Voleurs de poules, de pommes de terre.
Pour les plumer, eux, pas moyen
Ils n’ont pas de comptes bancaires…
Est-ce pour ça qu’ c’est plus humain
De les reconduire aux frontières…

C’est une ritournelle, un refrain
Qu’on nous sert comme une prière….

Himno Zapatista*

EZLN – Himno Zapatista (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional)

Comme son nom l’indique, cette chanson en espagnol est l’hymne des zapatistes du Chiapas, au Mexique, en lutte contre l’Etat mexicain et le capitalisme depuis les années 80.

NB : z se prononce /s/ en espagnol!

Ya se mira el horizonte
Combatiente zapatista      (fa)
El camino marcaremos
A los que vienen atrás

Vamos, vamos adelante
Para que salgamos en la lucha avante
Porque la patria … … grita y necesita
De todo el esfuerzo de los zapatistas

Hombres, niños y mujeres
El esfuerzo siempre haremos
Campesinos y obreros
Siempre juntos todo el pueblo

Vamos…

Nuestro pueblo exige ya
Acabar la explotación
Nuestra historia dice ya
Lucha de liberación

Vamos…

Ejemplares hay que ser
Y seguir nuestra consigna
Que vivamos por la tierra
O morir por la libertad

Vamos…

 

TRADUCTION!

L’horizon s’éclaire,
combattants zapatistes,
Nos traces montrent le chemin
A ceux qui viennent après nous

Allons, Allons, en avant,
Partons pour le combat qui commence
Parce que notre patrie souffre
Et a besoin de tout l’enthousiasme des zapatistes

Hommes,femmes et enfants, avec entrain,
Toujours nous combattrons
Nous, paysans et ouvriers
Toujours unis avec le peuple

Notre peuple exige que finisse
L’exploitation des hommes
Notre histoire nous dit de lutter
Pour la Libération

Il faut montrer l’exemple
et suivre notre règle
Vivre pour la patrie
ou mourir pour la liberté

I Ain’t Afraid

by Holly Near

Chorus:
I ain’t afraid of your Yahweh
I ain’t afraid of your Allah
I ain’t afraid of your Jesus
I’m afraid of what you do in the name of your god
I ain’t afraid of your churches
I ain’t afraid of your temples
I ain’t afraid of your praying
I’m afraid of what you do in the name of your god

Verse :
Rise up to your higher power
Free up from fear, it will devour you
Watch out for the ego of the hour
The ones who say they know it
Are the ones who will impose it on you

Chorus

Verse :
Rise up, and see a higher story
Free up from the gods of war and glory
Watch out for the threats of purgatory
The spirit of the wind wont make a killing off of sin and satan
I aint afraid of your Bible
I aint afraid of your Torah
I aint afraid of your Koran
Dont let the letter of the law
Obscure the spirit of your love it’s killing us

I aint afraid of your money
I aint afraid of your borders
I aint afraid of your choices
I aint afraid of your Sunday
I aint afraid of your Sabbath
I aint afraid of your teachers
I aint afraid of your dances
I aint afraid of your music
I aint afraid of your children
I’m afraid of what you do in the name of your god


Je Suis Fils – Fille

Par : Corrigan Fest

Je suis fille de marin, qui traversa la mer
Je suis fille de soldat, qui détesta la guerre
Je suis fille de forçat, criminel évadé
Et fille de fille du roi trop pauvre à marier.
Fille de coureur des bois et de contrebandier
Enfant des sept nations et fille d’aventurier
Métisse et sang-mêlée,
bien qu’on me l’ait caché
C’est un sujet de honte, j’en ferai ma fierté

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Je suis fils d’irlandais, poussé par la famine
Je suis fils d’écossais, v’nu crever en usine
Dès l’âge de 8 ans, 16 heures sur les machines
Mais je sais que jamais je n’ai courbé l’échine.
Non, je suis resté droit, là devant les patrons
Même le jour où ils ont – passé la conscription
J’suis fils de paysan et fils d’ouvrier
Je ne prends pas les armes
contre d’autres affamés.

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Ce n’était pas ma guerre, alors j’ai déserté
J’ai fui dans les forêts, et je m’y suis caché
Refusant de servir – de chair à canon.
Refusant de mourir au loin pour la nation.
Un’ nation qui ne fut
jamais vraiment la mienne
Une alliance forcée, de misère et de peine
Celle du génocide des premières nations
Celle de l’esclavage et des déportations.

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Je n’aime pas le lys, je n’aime pas la croix.
L’une est pour les curés
et l’autre est pour les rois.
Si j’aime ce pays, la terre qui m’a vue naître.
Je ne veux pas de Dieu,
je ne veux pas de maître(2x)

Juillet 1936

Cette chanson d’Utgé-Royo a été écrite pour le trentième anniversaire de la guerre d’Espagne. En juillet 1936 a eu lieu la tentative de coup d’état des franquistes, qui a déclenché la guerre civile et débouché sur la dictature franquiste.

Juillet 1936  dans les casernes catalanes
La mort bute sur les milices  et le peuple compte ses armes
Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres
En un seul et riche morceau  et passe le vent libertaire

Je pense à vous vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane
Et pardonnez si ma chanson  vous refait mal à votre Espagne
Mais j’ai besoin de vous apprendre  j’ai envie de vous ressembler
Je gueulerai pour qu’on entende  ce que vous m’avez enseigné

Donne moi ta main camarade
Prête moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Comme hier  la confédération

A quelques heures de Barcelone  se sont groupés des menuisiers
Et sans patron tout refonctionne  on sourit  dans les ateliers
Sur la place de la mairie qu’on a changée en maternelle
Des femmes ont pris la blanchisserie  et sortent le linge au soleil

Donne-moi ta main camarade
Prête-moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Et la vie nous la gagnerons

Tandis que quelques militaires  font leur métier de matador
Des ouvriers des ouvrières  détruisent une prison d’abord
Là bas c’est la mort qui s’avance  tandis qu’ici « Ah Madame… C’est l’anarchie… »
La liberté dans l’espérance  ils ont osé la vivre aussi

Da me tu mano compañero
Y presta me tu  corazon
Barricadas levantaremos
Como ayer  la conferacion

La Baleine Bleue

Steve Waring, 1973
NB : 2 groupes qui se donnent la réponse pour les couplets ET on a un peu changé les paroles !  On pense que Steve serait d’acc…

{Refrain : tous ensemble} :
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
Eau, eau, eau…
Eau H2O

Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Des algues vertes
Des algues vertes
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Des pesticides
Des pesticides
De la dioxine
De le dioxine
De l’uranium
De l’uranium
Des PCB
Des PCB
Des OGM
Des OGM
Un trou dans l’eau !
Un trou dans l’eau !
Pour Monsanto !
Pour Monsanto !
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble avec Eau H2O (2x)}