Juillet 1936

Cette chanson d’Utgé-Royo a été écrite pour le trentième anniversaire de la guerre d’Espagne. En juillet 1936 a eu lieu la tentative de coup d’état des franquistes, qui a déclenché la guerre civile et débouché sur la dictature franquiste.

Juillet 1936  dans les casernes catalanes
La mort bute sur les milices  et le peuple compte ses armes
Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres
En un seul et riche morceau  et passe le vent libertaire

Je pense à vous vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane
Et pardonnez si ma chanson  vous refait mal à votre Espagne
Mais j’ai besoin de vous apprendre  j’ai envie de vous ressembler
Je gueulerai pour qu’on entende  ce que vous m’avez enseigné

Donne moi ta main camarade
Prête moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Comme hier  la confédération

A quelques heures de Barcelone  se sont groupés des menuisiers
Et sans patron tout refonctionne  on sourit  dans les ateliers
Sur la place de la mairie qu’on a changée en maternelle
Des femmes ont pris la blanchisserie  et sortent le linge au soleil

Donne-moi ta main camarade
Prête-moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Et la vie nous la gagnerons

Tandis que quelques militaires  font leur métier de matador
Des ouvriers des ouvrières  détruisent une prison d’abord
Là bas c’est la mort qui s’avance  tandis qu’ici « Ah Madame… C’est l’anarchie… »
La liberté dans l’espérance  ils ont osé la vivre aussi

Da me tu mano compañero
Y presta me tu  corazon
Barricadas levantaremos
Como ayer  la conferacion

La Baleine Bleue

Steve Waring, 1973
NB : 2 groupes qui se donnent la réponse pour les couplets ET on a un peu changé les paroles !  On pense que Steve serait d’acc…

{Refrain : tous ensemble} :
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
Eau, eau, eau…
Eau H2O

Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Des algues vertes
Des algues vertes
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Des pesticides
Des pesticides
De la dioxine
De le dioxine
De l’uranium
De l’uranium
Des PCB
Des PCB
Des OGM
Des OGM
Un trou dans l’eau !
Un trou dans l’eau !
Pour Monsanto !
Pour Monsanto !
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble avec Eau H2O (2x)}

La Semaine Sanglante

Cette chanson a été écrite en juin 1871, en pleine répression de la Commune. La « semaine sanglante » est le moment où la Commune fut écrasée dans le sang, et les communards exécutés en masse.

Sauf des mouchards et des gendarmes,    (ré)
On ne voit plus par les chemins,
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux mêmes sont tremblants.
La mode est aux conseils de guerre,
Et les pavés sont tous sanglants.

REFRAIN : Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche,
Quand tous les pauvres s’y mettront.

On traque, on enchaîne, on fusille
Tous ceux qu’on ramasse au hasard
La mère à côté de sa fille,
L’enfant dans les bras du vieillard.
Les châtiments du drapeau rouge
Sont remplacés par la terreur
De tous les chenapans de bouges,
Valets de rois et d’empereurs.

REFRAIN

Demain les gens de la police
Refleuriront sur le trottoir,
Fiers de leurs états de service,
Et le pistolet en sautoir.
Sans pain, sans travail et sans armes
Nous allons être gouvernés
Par des mouchards et des gendarmes,
Des sabre-peuple et des curés.

REFRAIN

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé ?
Jusques à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé ?
Jusques à quand la Sainte Clique
Nous croira-t-elle un vil bétail ?
À quand enfin la République
De la Justice et sans Travail

REFRAIN

L’Estaca

Paroles et Musique : Lluis LLACH

L’avi Siset em parlava
De bon mati al portal
Mentre el sol esperavem
I els carros veiem passar

Siset, que no veus l’estaca
On estem tots lligats ?
Si no podem desfer sen
Mai no podrem caminar !

Refrany
Si estirem tots, ella caurà
Que molt de temps no pot durar
Segur que tomba, tomba, tomba
Ben corcada deu ser ja.
Si tu l’estires fort per acqui
I jo l’estiro fort per alla
Segur que tomba, tomba, tomba,
I ens podrem alliberar.

Pero Siset fa molt temps ja
Les mans se’m van escorxant !
I quan la força se me’n va
Ella és més ample i més gran.

Ben cert sé que està podrida
Pero és que, Siset, costa tant !
Que a cops la força m’oblida
Tornem a dir el teu cant :

Refrany

L’avi Siset ja no diu res
Mal vent que se’l va emportar
Ell qui sap cap a quin indret
I jo a sota el portal

I quan passem els nous vailets
Estiro el col per cantar
El darrer cant d’en Siset
Lo darrer que em va ensenyar

Refrany X2

L’Estaca – « Yahourt » et traduc!!!

Les « a » ne sont pas aussi ouverts qu’en français.

L’avi Sizet aim’ parlava
De bon’ mati al pourtaal
MintraZ el sol espéraavem
Yos carros véiem passar

Sizet, qué no véous l’estaaca
On’ estem tots ligats
Si no poudem desfer-zen
Maï no poudrem caminar

Refrany
Si’as-ti-rem tots, eya caoura
Qué molt de timpse no po dourar
Ségour qué tomba, tomba tomba
Ben courcada déou ser jea
Si tou l’estires for’ perqui
I yo l’estiro for’ per ya
Ségour qué tomba, tomba tomba
Iens poudrem alibErar

P’ro, Sizet, fa molt timp’chya
Laiss man’ sem van escorchan’
I Kwan la força se mèn’ va
El’ ez mez ampl’é mez gran

Ben certe sé quésta poudrida
Prosse qué Sizet costa tante
Kacops la força m’oublida
Tournèm a dir-el téou can’

Refrany

L’avi Sizet jea no diourès
Mal vin’ qué sel’am pourtar
El qui sap ca-pa Ki-nidrette
I yo a sotal pourtal

I Kwan passam els nos vailliets
Estirel col per cantar
Ol darrerre cante den Sizet
Lou darrerre quèm vanseniar

Refrany (2x)

TRADUCTION!   :    L’estaca : Le Pieu

Traduc adaptée de Marc Robine par L’Echo Raleur

Du temps où j’n’étais qu’un gosse
Grand-père me disait souvent,
Pendant qu’ l’on guettait l’aurore
En r’gardant passer les gens.

« Petit, vois-tu ce pieu là-bas
Auquel nous sommes enchaînés
Tant qu’il sera planté comme ça
On n’pourra pas avancer »

REFRAIN: Si nous tirons, tous, il tombera
Ça ne peut pas durer comme ça
Il faut qu’il tombe, tombe, tombe.
Vois-tu, comme il penche déjà.
Si je tire fort, il va bouger
Et si tu tires à mes côtés
C’est sûr qu’il tombe, tombe, tombe
Et nous gagnerons la liberté

« Petit, ça fait un bout de temps
Que j’m’y écorche les mains
Et quand ma force fout le camp
Je m’dis que ça sert à rien

J’ai beau savoir que lui s’écroule,
Mais il y nous en coute tant
Que pour anéantir le doute
Il nous faut chanter ce chant. »

REFRAIN

Puis le grand-père n’a plus rien dit
Un sale vent l’a emporté
Personne ne sait où il est parti
Et moi je suis resté

Et quand repassent les gosses le soir
Je me lève pour chanter
Cette dernière chanson d’espoir
Celle qu’il m’a enseignée

REFRAIN (2x)

(1) cette chanson est une chanson de résistance. Sous Franco, le catalan a été une langue pourchassée Par les nationalistes. Lluis Llach écrit ici son attachement pour sa langue natale, Cette chanson est aujourd’hui un véritable hymne catalan.

L’Hymne Des Femmes

Version des Vulvet Underground avec M. Barbances à la contrebasse:

 

Sur l’air du Chant des Marais, 1934, même s’il semblerait qu’en choisissant cette mélodie les femmes qui l’ont écrite ne savaient pas d’où elle venait. Ces paroles ont été écrites au printemps 1971, avant la première grande manifestation du MLF du 20 novembre 1971, la marche internationale des femmes.

Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n’avons pas d’histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir.

Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout, debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées.

Levons-nous femmes esclaves…

Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée
Ils nous ont divisées, les femmes
Et de nos sœurs séparées.

Levons-nous femmes esclaves…

Le temps de la colère, les femmes
Notre temps, est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers !

Levons-nous femmes esclaves…

Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble, on nous opprime, les femmes
Ensemble, Révoltons-nous !

Levons-nous femmes esclaves…

Ensemble en mouvement, les femmes
Nous vaincrons la répression
Chaque jour nous retrouve en armes
Vivent nos révolutions !

Nous ne sommes plus esclaves
Jou-i-ssons sans entraves
Debout, debout! (bis)

DEBOUT !!

Madame La Banquise

1°  Allô, François?
Quelles nouvelles ?
Mal foutue depuis quelque temps
Sur mon portable,
Je vous appelle
Que se passe-t-il à présent?

Tout va très bien Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.
Mais les humains ont fait quelques bêtises,
On déplore un tout petit rien :
Le réchauff’ment de la planète
Vos ours blancs vont disparaitre.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

2°  Allô, Barack ?
Quelles nouvelles ?
Plus d’ours blanc ! Ah Quel souci
Expliquez-moi
Mais je dégèle,
Mais comment cela se produit ?

Cela n’est rien, Madame la Banquise
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que je vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Des intempéries climatiques
Qui vont bien semer la panique.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

3°   Allô, Poutine ?
Quelles nouvelles ?
Plus d’ours, la panique climatique
Expliquez-moi
Mais je dégèle,
Pourquoi cela m’arrive à moi ?

Cela n’est rien, Madame la Banquise
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que je vous dise,
Il y aura pluss de maladies,
Quelques disparitions d’espèces
Pluss de famine, pluss de sécheresse.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

4°   Allô, Total ?
Quelles nouvelles ?
De la sécheresse, avez-vous dit
Expliquez-moi
Mais là je fonds
Quand tout cela sera fini

Et bien ! Voilà, Madame la banquise
Vu que le climat se réchauffe,
La terre entière sera en pleine crise
Et personne n’en sortira sauf !
La sécheresse d’un côté
De l’autre des pays noyés
L’économie tout’ bouleversée
C’qui fait que les gens affolés
Vers d’autres lieux voudront migrer;
C’qui fait qu’la guerre va éclater
Comm’ tout l’monde est tout nucléaire
Chais pas c’qu’il restera d’la terre !
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Notre-Dame des Oiseaux de Fer

Texte : Sylvain Girault
Interprétation : Hamon martin Quintet

2e voix possible :

été 2017 à Nantes, à la suite du rassemblement de chorales militantes à NDDL – on n’y était pas… 🙁

On veut du silence et du temps
On veut sortir à la lumière
On veut cultiver nos enfants
Et on veut cultiver nos terres (2x)

Notre-Dame des landes de terre
Notre-Dame des chemins de long
Notre-Dame des oiseaux de terre
Notre-Dame des livres et des sons (2x)

Refrain
On ne veut pas de tant de tant
On ne veut pas de temps de fer
Pour les avions _ il n’est plus temps
On ne veut pas de votre enfer

Notre-Dame  _ des fils de fer
Notre-Dame des routes et des ponts
Notre-Dame des _ oiseaux de fer
Notre-Dame des bêtes à béton

Du ciel est descendu le vent
Du ciel est descendu le vert
On ne veut pas que du ciel descendent
Des cendres de mort et de fer (2x)

Pas de pistes aux oiseaux de fer
Pas de fer en place des oiseaux
Que c’est triste un monde sans chair
Que c’est cher un monde de sots (2x)

Refrain

On a mis tant de tant de tant
On a mis tant de temps à faire
Et maintenant tenant tenant
Et maintenant faudrait défaire

La mort des fermes et du bocage
La mort des chemins, des oiseaux
La mort des mares, la mort des vaches
La mort du lait, la mort de l’eau

Refrain (lent)

L’autre jour en m’y promenant
J’ai vu le vol d’une hirondelle
J’ai vu qu’elle avait du tourment
C’était le retour du printemps

Refrain final avec dernière phrase :
« ‘Notre Dame sans votre béton »

Lien pour telecharger la version « Brigade d’intervention vokale »

Oh Mon Patron !

Les fouteurs de joie
Chaque phrase chantée en solo puis reprise par le groupe

Mon patron n’a pas fini de m’enquiquiner
Mon patron n’a pas fini de me harceler
On augmente les cadences
On travaille le dimanche
On va délocaliser pour les intérêts

Mon patron a des millions bien planqués en Suisse
Mon patron sait comment faire de gros bénéfices
On va s’implanter en Chine
On va mettre des machines
On va chanter l’opéra des marchés financiers

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours (bis)

Mon patron veut faire plaisir à ses actionnaires
Mon patron veut faire baisser la masse des salaires
On va moins payer les femmes
Embaucher des gosses au Népal
On va doubler les stagiaires et les vacataires
….. et les intérimaires (reprise de la phrase précédente)

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours (bis)

On n’ voudrait pas te déranger mais aujourd’hui c’est décidé (1x)
On est en grève, on est en grève, on est en grève illimitée (2x)

On n’ voudrait pas te déranger mais aujourd’hui c’est décidé (1x)
Y’a pas d’ soleil, y’a pas d’soleil en d’ssous du seuil de pauvreté (2x)

Mon patron s’est rassemblé en cellule de crise
Mon patron a attendu que le mouvement s’enlise
Il a mouillé sa chemise
Il a dit qu’on dramatise
Mon patron s’est envolé en parachute doré

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours

Petit Papa Noël

Les sales majestés

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel…

N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Descends avec ton flingue
En bas y’a plus que des dingues
Mais n’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Même si souvent leurs parents
Sont plus bêtes que méchants

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Si tu vas à Béthléem
N’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Mais prend ton gilet pare-balles
Là-bas c’est la guerre totale
D’ailleurs c’est la guerre partout
On vit dans un monde de fous

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Petit Papa Noël
On fera mieux l’année prochaine
Petit Papa Noël…(ad lib)