Petit Papa Noël

Les sales majestés

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel…

N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Descends avec ton flingue
En bas y’a plus que des dingues
Mais n’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Même si souvent leurs parents
Sont plus bêtes que méchants

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Si tu vas à Béthléem
N’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Mais prend ton gilet pare-balles
Là-bas c’est la guerre totale
D’ailleurs c’est la guerre partout
On vit dans un monde de fous

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Petit Papa Noël
On fera mieux l’année prochaine
Petit Papa Noël…(ad lib)

Partagons nos chansons:

Poulailler’s Song

Alain Souchon, 1977

{Refrain:} Dans les poulaillers d’acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
D’la volaille qui fait l’opinion.
Y disent :

« On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C’est normal.
On lit pas tous le même journal ! »

« Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes. »
« Mais comprenez-moi : c’est dur à voir.
Qui sont ces gens sur mon plongeoir? »

{Refrain}

« On peut pas aimer tout Paris.
N’est-ce pas y a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées qu’nos p’tits poulbots? »

« Mais comprenez-moi : la djellaba,
C’est pas ce qui faut sous nos climats. »
« Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »

{Refrain}

« Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu’ils n’aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.

Mais comprenez-moi : c’est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père. »

« Mais comprenez-moi…
C’est pas c’qu’il faut sous nos climats »
« Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »
« Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes. »

Partagons nos chansons:

Sans La Nommer

Georges Moustaki, 1969

Je voudrais, sans la nommer
Vous parler d’elle
Comme d’une bien-aimée,
D’une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

C’est elle que l’on matraque,
Que l’on poursuit que l’on traque.
C’est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C’est elle qu’on emprisonne,
Qu’on trahit qu’on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu’au bout, jusqu’au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui traine en liberté
Ou bon lui semble.

C’est elle que l’on matraque…

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l’appelle
Révolution Permanente !

C’est elle que l’on matraque… (2x)

Partagons nos chansons:

Si Les Femmes…

Paroles: Kro, Musique: Folklore USA (Le vent du nord)

Si les femmes chantent fort
c’est qu’elles ont à dire:
« Foutez la paix à nos corps
et à nos plaisirs,
La porte je sais l’ouvrir seule
Tout aussi bien que ma gueule,
Aussi GRAND que ma gueule ! »

Partagons nos chansons:

Si Tu Vois le Père Noël

Compagnie Jolie Môme

L’hiver tombe sur nos contrées
Le soleil est bas, les arbres ont maigri
On voit apparaître au-dessus des fenêtres
Une marionnette rouge à barbe d’ancêtre

Tous les gamins d’Occident
S’ils ont été gentils auront plein de cadeaux
Mais ce personnage qui paraît tendre
Où est-il de janvier à décembre ?

Toute l’année il fait fabriquer ses cadeaux
Par des ouvriers de dix ans en entrepôt
Qui pour faire ce qui finira sous le sapin
N’iront jamais à l’école et ne liront rien

Hey ! Si tu vois le père Noël mets lui des coups de semelles
Fous-le dans sa hotte et mets lui des calbottes
Fais-lui manger sa fausse barbe égorge ses rennes
Et préviens cet escroc qu’il est bon pour la géhenne

Pour s’accaparer les matières premières
Le père Noël entretient la corruption et la misère
Dans ses anciennes colonies
Où il a toujours les meilleurs prix

Le pétrole qui fait ce qu’il plastifie
Finit parfois dans la mer sans qu’on s’en méfie
Et quand il sert à livrer ses joujoux par milliers
Il dérègle le climat du globe, on dit qu’il passe
par tous les toits mais Dommage qu’au Burundi
y’ait pas de cheminées

Hey !   Si tu vois le père Noël…

Père Noël distribue les boîtes de chocolats
Les tranches de saumon, les blocs de foie gras
Ce père pète les panses des porcs à perpet’
Qui rient comme des morts et appellent ça « les Fêtes »
En novembre il vend des figurines de G.I.
Des tanks et des canons pour la marmaille
L’arsenal se collectionne
Les parents qui triment auront-il la maille ?

Hey !   Si tu vois le père Noël…

Voici décembre, c’est parti !
Les Barbies descendent en rappel dans les caddies
Blondes squelettiques ne pensant qu’au 4×4 de Ken

Et ces jeux vidéos qui tombent de la hotte
Donnent-ils aux ados le sens de la lutte ?
Génération vertueuse en virtuel
Qu’aura-t-elle fait le bien dans le monde réel ?

Hey !   Si tu vois le père Noël…

On ramasse des cadavres chaque matin en Inde
Ça n’empêche pas le père Noël de gaver ses dindes
D’arroser les âmes pour que l’ivresse oublie
Que plus de cinq milliards d’hommes n’ont pas ce mode de vie
Que les brevets de médicaments valent de l’or
Plus de valeur en tout cas que des millions de morts

C’est le pervers Noël et sa supercherie vénale
Qui te fait supermarcher dans les hypermarchés
Je le croyais polyglotte est-il complètement bête
Pour ne pas pouvoir répondre à toutes les lettres et les requêtes

Je croirais bien plutôt qu’il préfère les chiffres aux lettres
Et le verbe avoir au verbe être et les riches et les prêtres
Homme d’affaire irréprochable cherche personnage impeccable
Avec sentiment charitable pour mascarade en guise de fable

Hey !   Si tu vois le père Noël… (2x)

Tu sais pourquoi les enfants chinois ne croient pas au Père Noël ?
C’est parce que c’est eux qui fabriquent les jouets !

Partagons nos chansons:

Un gamin

Zoufris Maracas

Si tu savais d’où je venais
Tu me parlerais pas pour rien
Tu déposerais ton képi
Tu me détacherais les mains
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’à après demain
Tu me laisserais vivre ici vu qu’toi aussi t’es un gamin

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic
Triste représentant de la force publique.

Si tu savais d’où je venais
Tu me demanderais si je vais bien
Tu m’offrirais un déjeuner
Tu me détacherais les mains
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’à l’été prochain
Tu me laisserais vivre ici vu qu’toi aussi t’es un gamin

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic
Affamé de bandit, salop de vendu de représentant de la force publique.

Si tu étais né où je suis né
Tu te d’mandrais si tout va bien
Autant de temps colonisé
A présent traité comme un chien
Tu continues à me voler, mon peuple et mon continent
Tu distribues à la volée, du pognon à mes dirigeants
Tu sponsorises les dictateurs
Tu vides mon sol de ses richesses
Pour quelques gisements prometteurs
Des peuples entiers dans la détresse
Et toi tu es flic,
(Yeah, c’est les arbres que tu as coupé chez moi)
Soi-disant l’exécutant de la volonté de l’autorité publique.
(Yeah, les armes que tu as vendues chez moi)

Et tu voudrais que je te tienne pour irresponsable?
Mais tu es le bras de l’idée,
Et cette idée sans toi, n’est qu’une idée.(bis)

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic,
Affamé de bandit, salop de vendu de représentant de la force publique.

Si tu savais d’où je venais, tu ne ferais pas ton malin,
Ton autoritaire, le gars qui me dit que je dois me taire.
(6 milliards de gamins)
Tu déposerais ton mépris, tu me détacherais les mains,
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’au siècle prochain,
Tu me laisserais vivre ici avec ma femme et mes gamins.

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)
6 milliards de gamins. …(3x)
Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)

Partagons nos chansons:

Y En A Qui…

Yves Jamait

Le matin, quand je me réveille
J’ai du mal à quitter Morphée
Pour aller justifier la paye
Que mon patron peut s’octroyer

Cà n’est pas vraiment que je tienne
A continuer de l’engraisser
Mais aussi petite soit la mienne (de paye)
J’en ai besoin pour bouffer

Je fais des trous dans ma ceinture
Un par jour pour mieux gérer
Le minimum que cette enflure
Se croit obligé d’me céder

Y en a qui s’ront jamais dans la merde
Y en a qu’auront jamais d’problèmes
Et ce sont souvent ceux-là même
Qui nous dirigent et qui nous gouvernent

Je le croise devant l’usine
Dans sa belle BMW
Dans sa Porsche ou bien son Alpine
Suivant ce qu’il a motivé

Moi je gare mon vélo
Depuis qu’ils ont décidé
Afin de relancer l’marché d’l’auto
D’interdire aux poubelles de rouler
Il a les fringues toujours impec’
Les mains propres et jamais tachées
Moi, mes paluches, je bosse avec
Et mes neurones sont élimés

Y en a qui s’ront jamais dans la merde

Il a des potes en politique
Des plantes grasses à arroser
De celles qui jamais ne lui piqu’
‘eront le coeur de son chéquier

Ils ont le cumul sympathique
De maire et de député
Ils ont la morale cathodique
Et le chômage suranné

Et peu importe l’ascenseur
Qu’ils aiment à se renvoyer
Peu importe puisque l’erreur
C’est qu’on est trop dans l’escalier

Y en a qui s’ront jamais dans la merde  (bis)

Combien de temps encore,
va-t-on se laisser faire
Combien de temps encore,
sans rien faire…
Combien de temps encore,
va-t-on se laisser faire
Combien de temps encore,
sans rien faire…

 

Partagons nos chansons:

Y’a des garçons (refrain)

Fabulous Trobadors

Y’a des garçons pour les filles
Des filles pour les garçons
L’Opéra pour la Bastille
L’apéro pour les glaçons
Y’a des garçons pour les filles
Des filles pour les garçons
Y’a des filles pour les filles
Et des garçons pour les garçons

Partagons nos chansons:

notre carnet de chansons (Mars 2016)

 

SI LES FEMMES…
Paroles: Kro, Musique: Folklore USA (Le vent du nord)

Si les femmes chantent fort
c’est qu’elles ont à dire:
« Foutez la paix à nos corps
et à nos plaisirs,
La porte je sais l’ouvrir seule
Tout aussi bien que ma gueule,
Aussi GRAND que ma gueule ! »


Y’A DES GARCONS
Fabulous Trobadors

Y’a des garçons pour les filles
Des filles pour les garçons
L’Opéra pour la Bastille
L’apéro pour les glaçons
Y’a des garçons pour les filles
Des filles pour les garçons
Y’a des filles pour les filles
Et des garçons pour les garçons


HIMNO ZAPATISTA
Comme son nom l’indique, cette chanson en espagnol est l’hymne des zapatistes du Chiapas, au Mexique, en lutte contre l’Etat mexicain et le capitalisme depuis les années 80.

NB : z se prononce /s/ en espagnol!

Ya se mira el horizonte
Combatiente zapatista      (fa)
El camino marcaremos
A los que vienen atrás

Vamos, vamos adelante
Para que salgamos en la lucha avante
Porque la patria … … grita y necesita
De todo el esfuerzo de los zapatistas

Hombres, niños y mujeres
El esfuerzo siempre haremos
Campesinos y obreros
Siempre juntos todo el pueblo

Vamos…

Nuestro pueblo exige ya
Acabar la explotación
Nuestra historia dice ya
Lucha de liberación

Vamos…

Ejemplares hay que ser
Y seguir nuestra consigna
Que vivamos por la tierra
O morir por la libertad

Vamos…

ALLEZ LES GARS
Chanson du GAM (Groupe d’Action Musicale) belge. A l’origine, c’est une chanson contre l’installation d’une centrale nucléaire dans les années 80, qui s’adresse aux forces du (dés)ordre qui « protègent » le projet. Cette chanson peut s’adapter à bien des contextes…

Oh, je n’oublierai pas devant nous, les casqués (mi)
Les fusils lance-grenades et les grands boucliers
Tout ça pour nous forcer
Quand nous n’avions pour nous
Que nos poings, le bon droit,
Et puis quelques cailloux.

D’abord on s’avançait
En frappant dans les mains
Y en avait parmi eux
De vraies têtes de gamins
Les regards s’affrontaient,
Face à face, de tout près
Eux devaient la boucler,
Nous pas, et on chantait:

Allez les gars, combien on vous paye
Combien on vous paye pour faire ça
Allez les gars combien on vous paye
Combien on vous paye pour faire ça

Combien ça vaut, quel est le prix
De te faire détester ainsi
Par tous ces gens qu’tu connais pas
Qui sans ça n’auraient rien contre toi
Tu sais nous on n’est pas méchants
On ne grenade pas les enfants
On nous attaque, on se défend
Désolé si c’est toi qui prends

Allez les gars combien on vous paye…

Pense à ceux pour qui tu travailles
Qu’on n’voit jamais dans la bataille
Pendant qu’ tu encaisses des cailloux
Les actionnaires ramassent les sous
Avoue franchement, c’est quand même pas
La vie qu’t’avais rêvé pour toi,
Cogner des gens pour faire tes heures
T’aurais mieux fait d’rester chômeur.

Allez les gars combien on vous paye…

Je ne me fais guère d’illusions
Sur la portée de cette chanson
Je sais qu’tu vas pas hésiter
Dans deux minutes à m’castagner
Je sais qu’tu vas pas hésiter
T’es bien dressé, baratiné,
Mais au moins j’aurai essayé
Avant les bosses de te causer.

Allez les gars combien on vous paye…
Allez les gars combien on vous paye…


LA SEMAINE SANGLANTE
Cette chanson a été écrite en juin 1871, en pleine répression de la Commune. La « semaine sanglante » est le moment où la Commune fut écrasée dans le sang, et les communards exécutés en masse.

Sauf des mouchards et des gendarmes,    (ré)
On ne voit plus par les chemins,
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux mêmes sont tremblants.
La mode est aux conseils de guerre,
Et les pavés sont tous sanglants.

REFRAIN : Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche,
Quand tous les pauvres s’y mettront.

On traque, on enchaîne, on fusille
Tous ceux qu’on ramasse au hasard
La mère à côté de sa fille,
L’enfant dans les bras du vieillard.
Les châtiments du drapeau rouge
Sont remplacés par la terreur
De tous les chenapans de bouges,
Valets de rois et d’empereurs.

REFRAIN

Demain les gens de la police
Refleuriront sur le trottoir,
Fiers de leurs états de service,
Et le pistolet en sautoir.
Sans pain, sans travail et sans armes
Nous allons être gouvernés
Par des mouchards et des gendarmes,
Des sabre-peuple et des curés.

REFRAIN

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé ?
Jusques à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé ?
Jusques à quand la Sainte Clique
Nous croira-t-elle un vil bétail ?
À quand enfin la République
De la Justice et sans Travail

REFRAIN


CHARONNE
Le 8 février 1962, métro Charonne à Paris : la police tue des manifestants contre la guerre d’Algérie et  l’OAS. 9 manifestants pacifistes trouvent la mort suite à la brutalité policière, pour avoir manifesté leur solidarité avec le peuple algérien.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Une bouche ouverte à la rue
Qui nous fait chanter quelquefois
Des souvenirs qui nous remuent.

Ya des sentiments qui résonnent
Page noire de l’histoire de France
Ya des petites idées qui dansent
Ca y est, nous voilà à Charonne !

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
On s’y arrête quelquefois
Rue des Boulets, Charonne, Voltaire
En 62 c’était la guerre,

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Quand j’entends parler de Charonne
J’entends des cris j’entends des voix
Le fascisme ne passera pas !

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Un jour de manif à Paris
Un jeudi noir, il faisait froid
Les journaux titraient Algérie.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
La nuit tombée ils étaient là
La manif était interdite
Pendant la guerre pas d’politique.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Pour des militants ouvriers
Que ce soit ici ou là-bas
Contre la guerre faut résister!

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
On était loin de la bavure
La police avait tous les droits
Carte blanche de la préfecture.

La police a cogné, jeté
Dans la bouche ouverte à la ville
Massacré, piétiné, frappé
Ecrasé sous le poids des grilles.

Charonne c’est un métro qui saigne
Les cris, les voix hurlent encore
Les larmes des lacrymogènes
Trois filles et six garçons sont morts.

Charonne c’est un métro, c’est qui?
Quand j’entends parler de Sharon
C’est la Palestine qui résonne
Et l’Algérie …  celle d’aujourd’hui.


A LA HUELGA
– Chicho Sánchez Ferlosio – Avril 1962

écouter la chanson

« En grève »! Cette chanson espagnole appelle à la grève générale. Elle a été écrite lors du soulèvement dans les Asturies en 1962, dans un contexte d’opposition au régime franquiste. Elle faisait partie d’un disque sorti clandestinement.

A la huelga compañero
No vayas a trabajar
Deja quieta la herramienta
Qué es la hora de luchar

A la huelga diez
A la huelga cien
A la huelga madre
Yo voy tambien
A la huelga cien
A la huelga mil
Yo por ellos madre
Y ellos por mi

Contra el gobierno del hambre
Nos vamos a levantar
Todos los trabajadores,
Codo a codo por el pan.

A la huelga diez
Desde el pozo y el arado
Desde el torno y el telar
Iran los hombres del pueblo
A la huelga general
A la huelga diez
Todos los pueblos del mundo
La mano nos van a dar
Para devolver a Espana
Su perdida libertad

A la huelga diez
A la huelga cien
A la huelga madre
Yo voy tambien
A la huelga cien
A la huelga mil
Yo por ELLAS madre
Y ELLAS por mi


SANS LA NOMMER
Georges Moustaki, 1969

Je voudrais, sans la nommer
Vous parler d’elle
Comme d’une bien-aimée,
D’une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

C’est elle que l’on matraque,
Que l’on poursuit que l’on traque.
C’est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C’est elle qu’on emprisonne,
Qu’on trahit qu’on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu’au bout, jusqu’au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui traine en liberté
Ou bon lui semble.

C’est elle que l’on matraque…

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l’appelle
Révolution Permanente !

C’est elle que l’on matraque… (2x)


JUILLET 1936
Cette chanson d’Utgé-Royo a été écrite pour le trentième anniversaire de la guerre d’Espagne. En juillet 1936 a eu lieu la tentative de coup d’état des franquistes, qui a déclenché la guerre civile et débouché sur la dictature franquiste.

Juillet 1936 ][ dans les casernes catalanes
La mort bute sur les milices ][ et le peuple compte ses armes
Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres
En un seul et riche morceau ][ et passe le vent libertaire

Je pense à vous vieux compagnons ][ dont la jeunesse est à la douane
Et pardonnez si ma chanson ][ vous refait mal à votre Espagne
Mais j’ai besoin de vous apprendre ][ j’ai envie de vous ressembler
Je gueulerai pour qu’on entende ][ ce que vous m’avez enseigné

Donne moi ta main camarade
Prête moi ton cœur ][compagnon
Nous referons les barricades
Comme hier ][ la confédération

A quelques heures de Barcelone ][ se sont groupés des menuisiers
Et sans patron tout refonctionne ][ on sourit ][ dans les ateliers
Sur la place de la mairie ][ qu’on a changée en maternelle
Des femmes ont pris la blanchisserie ][ et sortent le linge au soleil

Donne-moi ta main camarade
Prête-moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Et la vie ][ nous la gagnerons

Tandis que quelques militaires ][ font leur métier de matador
Des ouvriers des ouvrières ][ détruisent une prison d’abord
Là bas c’est la mort qui s’avance ][ tandis qu’ici « Ah Madame… ][…C’est l’anarchie… »
La liberté dans l’espérance ][ ils ont osé la vivre aussi

Da me tu mano compañero
Y presta me tu ][ corazon
Barricadas levantaremos
Como ayer ][ la conferacion


BELLA CIAO
Bella ciao est un chant de révolte italien qui célèbre l’engagement et le combat mené par les partisans contre les troupes de la République sociale italienne pendant la seconde Guerre mondiale. Les paroles ont été écrites fin 1944 sur l’air d’une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les « mondine », saisonnières des rizières de la plaine du Pô, pour dénoncer leurs conditions de travail. Elle est chantée depuis 1963 comme un hymne à la résistance.

Una mattina, mi son svegliato,
O be-lla ciao, be-lla ciao, be-lla ciao,
Ciao, Ciao !
Una mattina, mi son svegliato,
E ho trovato l’invasor.

Oh partigiano, portami via,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Oh partigiano, portami via,
Che mi sento de morir.

E se io muoio, da partigiano,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E si io muoio, da partigiano
Tu mi devi seppellir.

Mi seppellirai lassù in montagna
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Mi seppellirai lassù in montagna
Sotto l’ombra di un bel fior.

E tutti quelli, che passeranno
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E tutti quelli, che passeranno
Mi diranno « Che bel fior ».

E questo è il fiore del partigiano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E questo è il fiore del partigiano
Morto per la libertà !

E questo è il fiore del partigiano
Morto per la libertà !


L’HYMNE DES FEMMES

Sur l’air du Chant des Marais, 1934. L’histoire veut que ce chant ait été écrit au printemps 1971, avant la première grande manifestation du MLF du 20 novembre 1971, la marche internationale des femmes.

Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n’avons pas d’histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir.

Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout, debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées.

Levons-nous femmes esclaves…

Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée
Ils nous ont divisées, les femmes
Et de nos sœurs séparées.

Levons-nous femmes esclaves…

Le temps de la colère, les femmes
Notre temps, est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers !

Levons-nous femmes esclaves…

Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble, on nous opprime, les femmes
Ensemble, Révoltons-nous !

Levons-nous femmes esclaves…

Ensemble en mouvement, les femmes
Nous vaincrons la répression
Chaque jour nous retrouve en armes
Vivent nos révolutions !

Nous ne sommes plus esclaves
Jou-i-ssons sans entraves
Debout, debout! (bis)

DEBOUT !!


Frontières
paroles et musique : JOFROI

C’est une ritournelle, un refrain
Qu’on nous sert comme une prière
Sincère et presque bon chrétien
En tirant vers soi la soupière
«On ne peut pas comprenez bien
Accueillir toute la misère…»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

On nous dit: «c’est complet, c’est plein
On ne sait déjà pas que faire
Des sans-papiers, des clandestins
Des réfugiés de toutes les guerres.
C’est facile de tendre la main,
Où s’arrêt’ ra la surenchère?»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

«Pas d’ quoi, dit-on, en faire un foin
d’ hurler à la chasse aux sorcières.
Qui n’a pas son lot de pépins
De tracas et de vents contraires

Chacun chez soi, c’est plus serein,
Faut se méfier des chiens qui errent…»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

Paraît d’ailleurs qu’ les bohémiens
C’est dans leurs gènes, le goût de l’air,
Qu’ leur liberté ça ne vaut rien
Que le prix d’un vol en charter,
Il y a des lois, c’est bien le moins
Même sur une terre hospitalière…
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

Bien sûr tout le monde convient
Qu’il y a de pires gangsters
Que ces ramassis, ces vauriens
Voleurs de poules, de pommes de terre.
Pour les plumer, eux, pas moyen
Ils n’ont pas de comptes bancaires…
Est-ce pour ça qu’ c’est plus humain
De les reconduire aux frontières…

C’est une ritournelle, un refrain
Qu’on nous sert comme une prière….


UN GAMIN

Zoufris Maracas

Si tu savais d’où je venais
Tu me parlerais pas pour rien
Tu déposerais ton képi
Tu me détacherais les mains
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’à après demain
Tu me laisserais vivre ici vu qu’toi aussi t’es un gamin

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic
Triste représentant de la force publique.

Si tu savais d’où je venais
Tu me demanderais si je vais bien
Tu m’offrirais un déjeuner
Tu me détacherais les mains
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’à l’été prochain
Tu me laisserais vivre ici vu qu’toi aussi t’es un gamin

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic
Affamé de bandit, salop de vendu de représentant de la force publique.

Si tu étais né où je suis né
Tu te d’mandrais si tout va bien
Autant de temps colonisé
A présent traité comme un chien
Tu continues à me voler, mon peuple et mon continent
Tu distribues à la volée, du pognon à mes dirigeants
Tu sponsorises les dictateurs
Tu vides mon sol de ses richesses
Pour quelques gisements prometteurs
Des peuples entiers dans la détresse.
Et toi tu es flic,
(Yeah, c’est les arbres que tu as coupé chez moi)
Soi-disant l’exécutant de la volonté de l’autorité publique.
(Yeah, les armes que tu as vendues chez moi)

Et tu voudrais que je te tienne pour irresponsable?
Mais tu es le bras de l’idée,
Et cette idée sans toi, n’est qu’une idée.(bis)

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)
Mais tu es un flic, Affamé de bandit, salop de vendu de représentant de la force publique.

Si tu savais d’où je venais, tu ne ferais pas ton malin,
Ton autoritaire, le gars qui me dit que je dois me taire.
(6 milliards de gamins)
Tu déposerais ton mépris, tu me détacherais les mains,
Tu me laisserais du répit au moins jusqu’au siècle prochain,
Tu me laisserais vivre ici avec ma femme et mes gamins.

Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins.
Plus un, plus un…(3x)
6 milliards de gamins. …(3x)
Un gamin, deux gamins, 6 milliards de gamins. Plus un, plus un…(3x)


Y En A Qui…
Yves Jamait

Le matin, quand je me réveille,
J’ai du mal à quitter Morphée
Pour aller justifier la paye
Que mon patron peut s’octroyer

Cà n’est pas vraiment que je tienne
A continuer de l’engraisser
Mais aussi petite soit la mienne  (de paye)
J’en ai besoin pour bouffer

Je fais des trous dans ma ceinture
Un par jour pour mieux gérer
Le minimum que cette enflure
Se croit obligé d’me céder

Y en a qui s’ront jamais dans la merde
Y en a qu’auront jamais d’problèmes
Et ce sont souvent ceux-là même
Qui nous dirigent et qui nous gouvernent

Je le croise devant l’usine
Dans sa belle BMW
Dans sa Porsche ou bien son Alpine
Suivant ce qu’il a motivé

Moi je gare mon vélo
Depuis qu’ils ont décidé
Afin de relancer l’marché d’l’auto
D’interdire aux poubelles de rouler
Il a les fringues toujours impec’
Les mains propres et jamais tachées
Moi, mes paluches, je bosse avec
Et mes neurones sont élimés

Y en a qui s’ront jamais dans la merde

Il a des potes en politique
Des plantes grasses à arroser
De celles qui jamais ne lui piqu’
‘eront le coeur de son chéquier

Ils ont le cumul sympathique
De maire et de député
Ils ont la morale cathodique
Et le chômage suranné

Et peu importe l’ascenseur
Qu’ils aiment à se renvoyer
Peu importe puisque l’erreur
C’est qu’on est trop dans l’escalier

Y en a qui s’ront jamais dans la merde  (bis)

Combien de temps encore,
va-t-on se laisser faire
Combien de temps encore,
sans rien faire…
Combien de temps encore,
va-t-on se laisser faire
Combien de temps encore,
sans rien faire…


La Baleine Bleue Cherche De l’Eau  
(Steve Waring, 1973)
NB : 2 groupes qui se donnent la réponse pour les couplets ET on a un peu changé les paroles !  On pense que Steve serait d’acc…

{Refrain : tous ensemble} :
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
Eau, eau, eau…
eau H2O

Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Des algues vertes
Des algues vertes
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Des pesticides
Des pesticides
De la dioxine
De le dioxine
De l’uranium
De l’uranium
Des PCB
Des PCB
Des OGM
Des OGM
Un trou dans l’eau !
Un trou dans l’eau !
Pour Monsanto !
Pour Monsanto !
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble avec Eau H2O (2x)


Madame La Banquise

1°  Allô, François?
Quelles nouvelles ?
Mal foutue depuis quelque temps
Sur mon portable,
Je vous appelle
Que se passe-t-il à présent?

Tout va très bien Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.
Mais les humains ont fait quelques bêtises,
On déplore un tout petit rien :
Le réchauff’ment de la planète
Vos ours blancs vont disparaitre.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

2°  Allô, Barack ?
Quelles nouvelles ?
Plus d’ours blanc ! Ah Quel souci
Expliquez-moi
Mais je dégèle,
Mais comment cela se produit ?

Cela n’est rien, Madame la Banquise
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que je vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Des intempéries climatiques
Qui vont bien semer la panique.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

3°   Allô, Poutine ?
Quelles nouvelles ?
Plus d’ours, la panique climatique
Expliquez-moi
Mais je dégèle,
Pourquoi cela m’arrive à moi ?

Cela n’est rien, Madame la Banquise
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que je vous dise,
Il y aura pluss de maladies,
Quelques disparitions d’espèces
Pluss de famine ,pluss de sécheresse,.
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien.

4°   Allô, Total ?
Quelles nouvelles ?
De la sécheresse, avez-vous dit
Expliquez-moi
Mais là je fonds
Quand tout cela sera fini

Et bien ! Voilà, Madame la banquise
Vu que le climat se réchauffe,
La terre entière sera en pleine crise
Et personne n’en sortira sauf !
La sécheresse d’un côté
De l’autre des pays noyés
L’économie tout’ bouleversée
C’qui fait que les gens affolés
Vers d’autres lieux voudront migrer;
C’qui fait qu’la guerre va éclater
Comm’ tout l’monde est tout nucléaire
Chais pas c’qu’il restera d’la terre !
Mais, à part ça, Madame la Banquise
Tout va très bien, tout va très bien


Poulailler’s Song
(Alain Souchon, 1977)

{Refrain:} Dans les poulaillers d’acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
D’la volaille qui fait l’opinion.
Y disent :

« On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C’est normal.
On lit pas tous le même journal ! »

« Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes. »
« Mais comprenez-moi : c’est dur à voir.
Qui sont ces gens sur mon plongeoir? »

{Refrain}

« On peut pas aimer tout Paris.
N’est-ce pas y a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées qu’nos p’tits poulbots? »

« Mais comprenez-moi : la djellaba,
C’est pas ce qui faut sous nos climats. »
« Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »

{Refrain}

« Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu’ils n’aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.

Mais comprenez-moi : c’est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père. »

« Mais comprenez-moi…
C’est pas c’qu’il faut sous nos climats »
« Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »
« Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes.


Si tu vois le Père Noël
(Compagnie Jolie Môme)

L’hiver tombe sur nos contrées
Le soleil est bas, les arbres ont maigri
On voit apparaître au-dessus des fenêtres
Une marionnette rouge à barbe d’ancêtre

Tous Les gamins d’Occident
S’ils ont été gentils auront plein de cadeaux
Mais ce personnage qui paraît tendre
Où est-il de janvier à décembre ?

Toute l’année il fait fabriquer ses cadeaux
Par des ouvriers de dix ans en entrepôt
Qui pour faire ce qui finira sous le sapin
N’iront jamais à l’école et ne liront rien

Hey !   Si tu vois le père Noël mets lui des coups de semelles
Fous-le dans sa hotte et mets lui des calbottes
Fais-lui manger sa fausse barbe égorge ses rennes
Et préviens cet escroc qu’il est bon pour la géhenne

Pour s’accaparer les matières premières
Le père Noël entretient la corruption et la misère
Dans ses anciennes colonies
Où il a toujours les meilleurs prix

Le pétrole qui fait ce qu’il plastifie
Finit parfois dans la mer sans qu’on s’en méfie
Et quand il sert à livrer ses joujoux par milliers
Il dérègle le climat du globe, on dit Qu’il passe par tous les toits mais Dommage qu’au Burundi y’ait pas de cheminées
Hey !   Si tu vois le père Noël…
Père Noël distribue les boites de chocolats
Les tranches de saumon, les blocs de foie gras
Ce père pète les panses des porcs à perpet’
Qui rient comme des morts et appellent ça « les Fêtes »
En novembre il vend des figurines de G.I.
Des tanks et des canons pour la marmaille
L’arsenal se collectionne
Les parents qui triment auront-il la maille ?
Hey !   Si tu vois le père Noël…
Voici décembre, c’est parti !
Les Barbies descendent en rappel dans les caddies
Blondes squelettiques ne pensant qu’au 4×4 de Ken

Et ces jeux vidéos qui tombent de la hotte
Donnent-ils aux ados le sens de la lutte ?
Génération vertueuse en virtuel
Qu’aura-t-elle fait le bien dans le monde réel ?
Hey !   Si tu vois le père Noël…
On ramasse des cadavres chaque matin en Inde
Ça n’empêche pas le père Noël de gaver ses dindes
D’arroser les âmes pour que l’ivresse oublie
Que plus de cinq milliards d’hommes n’ont pas ce mode de vie
Que les brevets de médicaments valent de l’or
Plus de valeur en tout cas que des millions de morts

C’est le pervers Noël et sa supercherie vénale
Qui te fait supermarcher dans les hypermarchés
Je le croyais polyglotte et-il complètement bête
Pour ne pas pouvoir répondre à toutes les lettres et les requêtes

Je croirais bien plutôt qu’il préfère les chiffres aux lettres
Et le verbe avoir au verbe être et les riches et les prêtres
Homme d’affaire irréprochable cherche personnage impeccable
Avec sentiment charitable pour mascarade en guise de fable
Hey !   Si tu vois le père Noël… (2x)
Tu sais pourquoi les enfants chinois ne croient pas au Père Noël ?
C’est parce que c’est eux qui fabriquent les jouets !


Petit Papa Noël
(les sales majestés)

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel…

N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amené pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Descends avec ton flingue
En bas y’a plus que des dingues
Mais n’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Même si souvent leurs parents
Sont plus bêtes que méchants

Et si tu descends quand même
Dans ton traineau éternel
Surtout n’amène pas de cadeau
А ces enfants de salauds
Pour les grands sois sans pitié
Surtout ne fais pas de quartiers
Ils ne l’ont pas mérité
Mets rien dans leurs p’tits souliers

Petit Papa Noël
Si tu vas à Béthléem
N’oublie pas les enfants
Ils t’attendent impatiemment
Mais prend ton gilet pare-balle
Là-bas c’est la guerre totale
D’ailleurs c’est la guerre partout
On vit dans un monde de fous

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
N’oublie pas les poubelles
Car en bas c’est le bordel
Les hommes n’ont pas été sages
Ç’ а été un vrai carnage
Crois-moi une vraie boucherie
De New York à Kaboul city

Petit Papa Noël
On fera mieux l’année prochaine
Petit Papa Noël…(ad lib)


Oh mon patron !

Les fouteurs de joie
Chaque phrase chantée en solo puis reprise par le groupe

Mon patron n’a pas fini de m’enquiquiner
Mon patron n’a pas fini de me harceler
On augmente les cadences
On travaille le dimanche
On va délocaliser pour les intérêts

Mon patron a des millions bien planqués en Suisse
Mon patron sait comment faire de gros bénéfices
On va s’implanter en Chine
On va mettre des machines
On va chanter l’opéra des marchés financiers

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours (bis)

Mon patron veut faire plaisir à ses actionnaires
Mon patron veut faire baisser la masse des salaires
On va moins payer les femmes
Embaucher des gosses au Népal
On va doubler les stagiaires et les vacataires
….. et les intérimaires (reprise de la phrase précédente)

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours (bis)

On n’ voudrait pas te déranger mais aujourd’hui c’est décidé (1x)
On est en grève, on est en grève, on est en grève illimitée (2x)

On n’ voudrait pas te déranger mais aujourd’hui c’est décidé (1x)
Y’a pas d’ soleil, y’a pas d’soleil en d’ssous du seuil de pauvreté (2x)

Mon patron s’est rassemblé en cellule de crise
Mon patron a attendu que le mouvement s’enlise
Il a mouillé sa chemise
Il a dit qu’on dramatise
Mon patron s’est envolé en parachute doré

Oh mon patron, oh mon amour
Oh mon patron malgré tout je t’aimerai toujours


Notre-Dame des oiseaux de Fer
Texte : Sylvain Girault
Interprétation : Hamon martin Quintet

On veut du silence et du temps
On veut sortir à la lumière
On veut cultiver nos enfants
Et on veut cultiver nos terres (2x)

Notre-dame des landes de terre
Notre-Dame des chemins de long
Notre-Dame des oiseaux de terre
Notre-Dame des livres et des sons (2x)

Refrain
On ne veut pas de tant de tant
On ne veut pas de temps de fer
Pour les avions _ il n’est plus temps
On ne veut pas de votre enfer

Notre-Dame  _ des fils de fer
Notre-Dame des routes et des ponts
Notre-Dame des _ oiseaux de fer
Notre-Dame des bêtes à béton

Du ciel est descendu le vent
Du ciel est descendu le vert
On ne veut pas que du ciel descendent
Des cendres de mort et de fer (2x)

Pas de pistes aux oiseaux de fer
Pas de fer en place des oiseaux
Que c’est triste un monde sans chair
Que c’est cher un monde de sots (2x)

Refrain

On a mis tant de tant de tant
On a mis tant de temps à faire
Et maintenant tenant tenant
Et maintenant faudrait défaire

La mort des fermes et du bocage
La mort des chemins, des oiseaux
La mort des mares, la mort des vaches
La mort du lait, la mort de l’eau

Refrain (lent)

L’autre jour en m’y promenant
J’ai vu le vol d’une hirondelle
J’ai vu qu’elle avait du tourment
C’était le retour du printemps

Refrain final avec dernière phrase :
« ‘Notre Dame sans votre béton »


Je suis fils – fille
Par : Corrigan Fest

Je suis fille de marin, qui traversa la mer
Je suis fille de soldat, qui détesta la guerre
Je suis fille de forçat, criminel évadé
Et fille de fille du roi trop pauvre à marier.
Fille de coureur des bois et de contrebandier
Enfant des sept nations et fille d’aventurier
Métisse et sang-mêlée,
bien qu’on me l’ait caché
C’est un sujet de honte, j’en ferai ma fierté

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Je suis fils d’irlandais, poussé par la famine
Je suis fils d’écossais, v’nu crever en usine
Dès l’âge de 8 ans, 16 heures sur les machines
Mais je sais que jamais je n’ai courbé l’échine.
Non, je suis resté droit, là devant les patrons
Même le jour où ils ont – passé la conscription
J’suis fils de paysan et fils d’ouvrier
Je ne prends pas les armes
contre d’autres affamés.

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Ce n’était pas ma guerre, alors j’ai déserté
J’ai fui dans les forêts, et je m’y suis caché
Refusant de servir – de chair à canon.
Refusant de mourir au loin pour la nation.
Un’ nation qui ne fut
jamais vraiment la mienne
Une alliance forcée, de misère et de peine
Celle du génocide des premières nations
Celle de l’esclavage et des déportations.

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Je n’aime pas le lys, je n’aime pas la croix.
L’une est pour les curés
et l’autre est pour les rois.
Si j’aime ce pays, la terre qui m’a vue naître.
Je ne veux pas de Dieu,
je ne veux pas de maître(2x)


L’ESTACA
Paroles et Musique : Lluis LLACH

L’avi Siset em parlava
De bon mati al portal  »
Mentre el sol esperavem
I els carros veiem passar

Siset, que no veus l’estaca
On estem tots lligats ?
Si no podem desfer sen
Mai no podrem caminar !

Refrany

Si estirem tots, ella caurà
Que molt de temps no pot durar
Segur que tomba, tomba, tomba
Ben corcada deu ser ja.
Si tu l’estires fort per acqui
I jo l’estiro fort per alla
Segur que tomba, tomba, tomba,
I ens podrem alliberar.

Pero Siset fa molt temps ja
Les mans se’m van escorxant !
I quan la força se me’n va
Ella és més ample i més gran.

Ben cert sé que està podrida
Pero és que, Siset, costa tant !
Que a cops la força m’oblida
Tornem a dir el teu cant :

Refrany

L’avi Siset ja no diu res
Mal vent que se’l va emportar
Ell qui sap cap a quin indret
I jo a sota el portal

I quan passem els nous vailets
Estiro el col per cantar
El darrer cant d’en Siset
Lo darrer que em va ensenyar

Refrany X2


L’ESTACA – Version Yahourt

L’avi Sizet aim’ parlava
De bon’ mati al pourtaal
MintraZ el sol espéraavem
Yos carros véiem passar

Sizet, qué no véous l’estaaca
On’ estem tots ligats
Si no poudem desfer-zen
Maï no poudrem caminar

Refrany
Si’as-ti-rem tots, eya caoura
Qué molt de timpse no po dourar
Ségour qué tomba, tomba tomba
Ben courcada déou ser jea
Si tou l’estires for’ perqui
I yo l’estiro for’ per ya
Ségour qué tomba, tomba tomba
Iens poudrem alibErar

P’ro, Sizet, fa molt timp’chya
Laiss man’ sem van escorchan’
I Kwan la força se mèn’ va
El’ ez mez ampl’é mez gran

Ben certe sé quésta poudrida
Prosse qué Sizet costa tante
Kacops la força m’oublida
Tournèm a dir-el téou can’

Refrany

L’avi Sizet jea no diourès
Mal vin’ qué sel’am pourtar
El qui sap ca-pa Ki-nidrette
I yo a sotal pourtal

I Kwan passam els nos vailliets
Estirel col per cantar
Ol darrerre cante den Sizet
Lou darrerre quèm vanseniar

Refrany (2x)


I ain’t afraid
by Holly Near

Chorus:
I ain’t afraid of your Yahweh
I ain’t afraid of your Allah
I ain’t afraid of your Jesus
I’m afraid of what you do in the name of your god
I ain’t afraid of your churches
I ain’t afraid of your temples
I ain’t afraid of your praying
I’m afraid of what you do in the name of your god

Verse :
Rise up to your higher power
Free up from fear, it will devour you
Watch out for the ego of the hour
The ones who say they know it
Are the ones who will impose it on you

Chorus:

Verse :
Rise up, and see a higher story
Free up from the gods of war and glory
Watch out for the threats of purgatory
The spirit of the wind wont make a killing off of sin and satan
I aint afraid of your Bible
I aint afraid of your Torah
I aint afraid of your Koran
Dont let the letter of the law
Obscure the spirit of your love it’s killing us

I aint afraid of your money
I aint afraid of your borders
I aint afraid of your choices
I aint afraid of your Sunday
I aint afraid of your Sabbath
I aint afraid of your teachers
I aint afraid of your dances
I aint afraid of your music
I aint afraid of your children
I’m afraid of what you do in the name of your god


Ya des garçons
Fabulous Trobadors

Y’a des garçons pour les filles
Des filles pour les garçons
L’Opéra pour la Bastille
L’apéro pour les glaçons
Y’a des garçons pour les filles
Des filles pour les garçons
Y’a des filles pour les filles
Et des garçons pour les garçons

Y’a le foin pour les aiguilles
Le blé pour le charançon
L’hameçon pour les anguilles
L’âme soeur pour l’unisson
Y’a le goût pour les papilles
Les Papies pour les chaussons
Y’a le pied pour l’espadrille
Y’a l’papier pour le canson
Y’a le jaune pour les djonquilles
Le blues pour Robert Johnson
le tracteur pour qui soutille
Emma c’est pour Fergusson
Les mentis pour la castille
Elémentaire mon cher Watson
Les poètes pour les chevilles
Les pouet-pouet pour les klaxons
Les cadenas pour les grilles
La clé pour le paillasson
Le juge pour le gorille
Et Brassens pour la chanson

Refrain

Y’a le -c pour la cédille
Le cul pour le caleçon
Le X pour les moustilles
Et Aix pour le calisson
St Jacques pour les coquilles
Compostel pour le poinçon
Y’a le vin pour Vintimille
Et la beuh pour Besançon
L’herbette pour la fossille
Et l’air con pour Dormesson
Le taureau pour les banderilles
Les bandas pour la bande-son
Les fesses pour qu’elles tortillent
Le professeur pour les leçons
Y’a ça r’démarre pour la chenille
Et ça s’arrête pour le poisson
Le canasson pour l’étrille
Et le cheval pour l’arson
Les mulets pour les alpilles
Des ânes chez Ardisson

Refrain

Y’a Dalida pour les trilles
Et Dalila pour Samson
Le p’tit salé pour les antilles
Le guaca pour les bassons
L’autonomie pour les lentilles
La dépendance pour le crésson
La danse pour les gambilles
Les gambas pour la cuisson
Y’a des montres pour les broquilles
Y’a Cartier pour Bresson
Capitole pour ce qui brille
Capitole pour Platon
La nation pour les pupilles
L’Etat pour les francs-maçons
Balladur pour la camomille
La base centriste pour Soisson
Madelain pour les bisbilles
Lamadelon pour les boissons
Serpentins pour jouyeux drilles
Et les serpents pour qui ils sont?

Refrain


La Grève Des Mères

Paroles de Montéhus
et musique de Chantegrelet
Reprise par Les Amis D’Ta Femme

Puisque le feu et la mitraille,
Puisque les fusils, les canons,
Font dans le monde des entailles
Couvrant de morts – les plaines et les vallons.
Puisque les hommes sont des sauvages
Qui renient la Fraternité,
Femmes debout ! Femmes à l’ouvrage !
Il faut sauver – l’Humanité !

Refrain :
Refuse de peupler la Terre !
Arrête la fécondité !
Déclare la – grève des mères !
Aux bourreaux, crie – ta volonté !
Défends ta chair,
Défends ton sang !
A bas la guerre
Et les tyrans !

Pour faire de ton fils un homme,
Tu as peiné pendant vingt ans,
Tandis que la gueuse en assomme
En vingt secondes, des régiments.
L’enfant qui fut ton espérance,
Lui qui fut nourri de ton sein,
Meurt – dans d’horribles souffrances,
Te laissant vieille, souvent sans pain.

Refrain

Est-ce que le ciel a des frontières ?
Ne couvr’-t-il pas le monde entier ?
Pourquoi sur Terre des barrières ?
Pourquoi d’éternels crucifiés ?
Le meurtre n’est pas une victoire !
Qui sèm’ la mort est un maudit !
Nous n’ voulons plus – pour votre gloire,
Donner la chair de nos petits !.

Refrain (2x)

Sommaire
A la Huelga    11
Allez Les Gars    4
Bella Ciao    16
Charonne    8
Frontières    20
Himno Zapatista    2
I Ain’t Afraid    46
Je Suis Fils – Fille    40
Juillet 1936    14
La Baleine Bleue Cherche de l’eau      26
La Grève des Mères    50
La Semaine Sanglante    6
L’Estaca    42
L’Estaca (En Yaourt)    44
L’Hymne des Femmes    18
Madame la Banquise    28
Notre-Dame des Oiseaux de Fer    38
Oh Mon Patron !    36
Petit Papa Noël    34
Poulailler’s Song    30
Sans la Nommer    12
Si les Femmes    2
Si Tu Vois le Pere Noël    32
Un Gamin    22
Y en A Qui…    24
Ya des Garçons     1 et 48

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