Touchez pas aux retraites (2020)

En vrai on a surtout chanté les 4 premières lignes du 1er refrain, mais au bout d’un mois de manif tout le monde les reprenait sans nous!  Après libre à chaque chorale de s’en inspirer!

de petites videos de manif ici 

et ici:

Refrain1 : Touchez pas aux retraites, touchez pas
Et levez vos sales pattes de là
Toute la vie on a trimé au boulot
On a le droit à notr’ part du gâteau

Touchez pas à la retraite, touchez pas
La richesse que vous nous avez volée
Il faudra bien qu’elle soit distribuée
On f’ra tout pour qu’elle soit repartagée

Couplet 1: Voilà plus d’soixante dix ans qu’ça dure
Qu’on nous détruit nos droits et nos victoires
Bourgeois, élus pour cett’ grande imposture
Ont toujours su se faire valoir

Mais à Chambé on résiste on perdure
Les travailleurs, du public du privé (rapide)
Le peuple ici a toujours la peau dure
Non jamais vous ne nous ferez plier

Refrain 2 : Touchez pas aux retraites, touchez pas
Et levez vos sales pattes de la
Ecout’, partage et solidarité
Non c’est sûr vous ne connaissez pas

Touchez pas à la retraite touchez pas
Elle est à tous et pour tous restera
N’essayez pas de nous la retirer
Ou le peuple se révoltera

Couplet 2 : Depuis l’CNR et l’plateau des Glières
Tout s’est vendu tout s’est acheté
Services publics ou compétences ouvrières
Se sont fait vendre sur d’autres marchés

Pourtant nos âmes, nos joies et nos peines
Ici on les a jamais monnayées
Et vos lois remplies de mépris et de haine
On les tordra comme on l’a toujours fait !

Refrain 3 : Touchez pas aux retraites touchez pas
Souciez-vous plutôt de not’ santé
Car vos retraites, c’est nous qui les payerons
Répartition, PAS capitalisation

Touchez pas à la retraite touchez pas
Fruits de nos luttes et de tous nos combats
Et vous essayez de nous la dézinguer ?
Tous unis, nous faisons la révolution

(Reprendre les refrains en boucle si énergie dans la manif)

Clémence en vacances (et en manif!)

Anne Sylvestre, 1978

On l’a dit à la grand-mère
Qui l’a dit à son voisin
Le voisin à la bouchère
La bouchère à son gamin
Son gamin qui tête folle
N’a rien eu de plus urgent
Que de le dire à l’école
A son voisin Pierre-Jean

REFRAIN: Clémence Clémence
A pris des vacances
Clémence ne fait plus rien
Clémence Clémence
Est comme en enfance
Clémence va bien

Ça sembla d’abord étrange
On s’interrogea un peu
Sur ce qui parfois dérange
La raison de certains vieux
Si quelque mauvaise chute
Avait pu l’handicaper
Ou encore une dispute
Avec ce brave Honoré

Clémence Clémence…

Puis on apprit par son gendre
Qu’il ne s’était rien passé
Mais simplement qu’à l’entendre
Elle en avait fait assez
Bien qu’ayant toutes ses jambes
Elle reste en son fauteuil
Un peu de malice flambe
Parfois au bord de son œil

Clémence Clémence…

Honoré c’est bien dommage
Doit tout faire à la maison
La cuisine et le ménage
Le linge et les commissions
Quand il essaie de lui dire
De coudre un bouton perdu
Elle répond dans un sourire
Va j’ai bien assez cousu

Clémence Clémence…

C’est la maîtresse d’école
Qui l’a dit au pharmacien
Clémence est devenue folle
Paraît qu’elle ne fait plus rien
Mais selon l’apothicaire
Dans l’histoire le plus fort
N’est pas qu’elle ne veuille rien faire
Mais n’en ait aucun remord

Clémence Clémence…

Je suis de bon voisinage
On me salue couramment
Loin de moi l’idée peu sage
D’inquiéter les braves gens
Mais les grand-mères commencent
De rire et parler tout bas
La maladie de Clémence
Pourrait bien s’étendre là

Toutes les Clémence
Prendraient des vacances
Elles ne feraient plus rien
Toutes les Clémence
Comme en enfance
Elles seraient bien

Toutes les Clémence

Prendraient des vacances
Elles ne feraient plus rien
Toutes les Clémence
Comme en enfance
Se reposeraient enfin

 

le futur tube: Clémence en manif:

Clémence en manif’

REFRAIN 1:  Clémence, Clémence a fait une manif’
Clémence s’est fait gazée
Clémence Clémence a pris une matraque,
Clémence est patraque

On l’a dit à la police
Qui l’a dit à la police
Qui a dit on ne peut rien faire
On protège les confrères

Mais selon l’IGPN
Qui n’aurait rien trouvé
Ce serait la p’tite Clémence
Qui avait bien provoqué

REFRAIN 1

Ça sembla d’abord étrange
On s’interrogea un peu
Sur ce qui fait la violence
De tous ces vilains bacqueux

Si quelques mauvaise chute
Avait pu l’handicaper
Ou encore une bavure
Un bon tir de LBD

REFRAIN 1

On apprit sur BFM
Qu’elle était vraiment violente
Qu’elle faisait du lèche vitrine
A grands coups de barre à mine

Et qu’elle planquait dans son sac
Sérum phy et masque de ski
Pour un juge ça s’justifie
Le casier s’ra bien rempli

REFRAIN 2:  Clémence, Clémence a fait une manif’
Clémence s’est fait gazée
Clémence Clémence a pris une matraque,
Le flic est patraque

Je suis de bon voisinage
On me salue couramment
Loin de moi l’idée peu sage
D’inquiéter les braves gens

Mais les grand-mères commencent
De rire et parler tout bas
Les petites manifs de Clémence
Pourraient bien s’étendre là

REFRAIN 3 : Toutes les Clémence f’raient des barricades,
Ce s’rait la révolution
Toutes les Clémence en résistance,
Et on s’rait en trance..

Dans nos chants

Voix haute (lead):

Voix basse:

Sur l’air de la Mal coiffée, “Filhas que ses a maridar”. Dernier couplet d’Anne Sylvestre, “Frangine”. Écriture collective durant un atelier en non-mixité en vue du cabaret, durant les rencontres de chorales révolutionnaires à Royères (2015).

 L’une de l’autre ignorée,
On s’est r’connues, on s’est regardées,
On s’est parlé, on a chanté.
Avec l’envie d’se raconter
Notre histoire et toutes nos idées.

Mais tout ça, c’était vite plié
L’ répertoire était pas épais.
sont passées les héroïnes
De la lutte et du quotidien ?
D’elles, il ne reste presque rien.

REFRAIN : Eh Eh Ah Eh / Eh Eh Ah
Ha   –    Eh Eh Ah Eh / Eh Eh Aaah  (2x)

Dans les chants, lorsqu’on est présentes
On est souvent seules et fragiles
On se lamente dans une attente
Soit repoussante ou bien sublime
Objet sexuel ou bien victime.

Dans cet idéal libertaire
Nous somm’s bonn’s au linge à étendre
On n’veut plus être des ménagères
De la chair tendre à défendre
Des contre-révolutionnaires

REFRAIN
Comment faire une révolution
Quand dans nos imaginations
Dans tous ces rôles bien genrés
Nous nous retrouvons confinées
Et nos idéaux pollués

Quand on ne trouve dans nos chansons
Ni de guerrière ni d’héroïne
Et on vous parle même pas des gouines
Tout c’qui nous f’sait rêver gamine
Qui ferait rêver les gamines.

Et si les chants qui nous ressemblent
On les écrivait toutes ensemble ?
Des chants qui racontent nos histoires
Et disent nos rages et nos espoirs
Donnent du courage et du pouvoir.

REFRAIN

Si on se r’trouvait frangines
Ça nous ferait gagner du temps
Unissant nos voix, j’imagine
Qu’on en dirait vingt fois autant (x2)

Et qu’on ferait changer les choses
Et, je suppoe aussi, les gens
Et qu’on ferait changer les choses
Allez ! On ose, il est grand temps ! (x2)

REFRAIN

 

Touchez pas à la Plaine

Chanson écrite pour défendre la Quartier de la Plaine, son marché, ses puces, ses loyers bas prix, de spéculations immobilières dont le but est de le gentrifier, d’en éloigner les habitant·es les plus pauvres. D’autres opérations similaires ont eu des effets catastrophiques dans d’autres rues de Marseille.

Voilà bien cent cinquante ans que ça dure
Qu’on nous détruit nos rues et nos quartiers
Bourgeois, nazis, pour cette forfaiture
N’ont jamais eu à se faire prier…
Mais à la Plaine on résiste on perdure
Dans tous les bars, chez tous les maraichers
Le peuple ici a toujours la peau dure
Non jamais vous ne nous ferez plier

REFRAIN :

Touchez pas la plaine touchez pas
Et levez vos sales pattes de là
Bulldozers, architectes de mafia
Ce quartier ne vous regarde pas
Touchez pas la plaine touchez pas
Elle est à tous, et à tous restera
Si elle change ne vous en faites pas
C’est le peuple qui la transformera

Depuis les grecs sur le plan de la Plaine
Tout s’est vendu tout s’est acheté
Tous les écots et tous les bas de laine
Se sont fait tordre sur notre marché
Pourtant notre âme nos joies et nos peines
Ici on les a jamais monnayées
On a donné et vos plans pour la plaine
On les tordra comme on a toujours fait !

REFRAIN …

Les friperies les soldes et la friture
Si ça vous emmerde n’y venez pas
Les bars, la nuit, la fête et la biture
Se portent mieux quand vous n’y êtes pas !
A tous les faux-culs à tous les parjures
Restez chez vous et n’y revenez pas !
Allez donc promener votre figure
Dans un quartier qu’elle ne défigure pas !

REFRAIN …

Et votre provence de pacotille
Vos cigales et vos savons en bois
Vous pouvez bien les mettre à la bordille
Sur notre marché ça ne se vend pas
Ici on parle on crie et on babille
Tous les idiômes et tous les charabias
Car la provence ici est bonne fille
Et à la plaine comme tous elle vous dira
REFRAIN …

« Le quartier de la Plaine est un quartier emblématique des Marseillais mais encore peu connu des touristes. À mi-chemin entre le bobo et le populo, les terrasses, restaurants, librairies et petites boutiques s’y enchaînent dans des rues ornées de magnifiques fresques street art. Un énorme marché se tient sur la place principale. On y vient se fournir en fringues, ustensiles de cuisine ou parfums à prix cassés. (…)

L’Assemblée de la Plaine a débuté en 2012 suite à un mouvement de protestation contre l’installation de caméras de sécurité dans le quartier de la Plaine. Déjà, à l’époque, la volonté est non seulement de lutter contre le tout-sécuritaire mais aussi de pousser les habitants à se réunir régulièrement pour échanger sur le devenir du quartier et décider des actions à mener.

L’Assemblée a aussi décidé d’organiser son propre Carnaval au printemps (…) Proposer un événement festif aux habitants avec (…) aussi un gros moment politique où l’on échange sur l’avenir (…) Ce festival entièrement à prix libre s’est organisé sans subventions ni même autorisations, grâce à l’investissement des bénévoles et la bonne volonté des habitants. » (manifesto-21.com, 7Sept 2017)

Ai Mamma*

Paroles et musique: Uèi (Rodin Kaufmann et Denis Sampieri).

Cette chanson en occitan raconte la résistance sur la ZAD de Sivens contre le projet de barrage sur la zone humide du Tescou. Le 26 octobre 2014, Rémi Fraisse est tué par une grenade offensive lancée par un gendarme. Cet événement semble marquer la fin du barrage: projet suspendu puis abandonné fin 2015 et annulation de la déclaration d’utilité publique en juillet 2016. Pourtant en 2017, démarre une consultation qui vise à définir une solution « alternative » pour la gestion de l’eau dans la région. En début d’été 2019, le processus de décision s’accélère et un vote est annoncé sur la réalisation d’une retenue en amont du barrage initial de Sivens. Ce vote est repoussé in extremis à l’automne 2019, de peur que le passage du tour de France dans la région ne rende visible la contestation…

Enregistrement Cri du Chœur à Briançon 2019:

 

Dedins la forest I a un riu que raja (2x)

REFRAIN : Ai mamà se sabiás, Coma lo riu fasiá enveja
Ai mamà se sabiás, Coma lei gens se son recampats

Volián tot crompar La terra e leis aubres (2x)+ REFRAIN
Volián tot copar Dedins lo boscatge (2x) + REFRAIN
Volián assecar Lo Tescon sauvatge (2x) + REFRAIN

Volián far bastir La granda restanca (2x)
Volián abeurar Sei camps sus d’ectaras (2x)
Se son arrenjats An fach sei magolhas
Mamà se sabiás Coma an cercat garrolha

REFRAIN x2

Se’n son avisats De jovents sens crenta (2x)
+ REFRAIN
Se son enterrats Per empachar lo chaple (2x) + REFRAIN
Lei mes an passat An mandat l’armada (2x) + REFRAIN

Lei crids d’un costat De l’autre lei granadas (2x)
Dedins la forest I a de plors que rajan
Dedins la forest An fach tombar lo fraisse

Refrain2: Ai mamà oblidem pas
Lo nom dau paure Remi Fraisse
Ai mamà oblidem pas
Lo nom d’un jove sacrificat x2

TRADUCTION :
Dans la forêt Il y a un ruisseau qui coule
Ah maman si tu savais Comme le ruisseau faisait envie
Ah maman si tu savais Comme les gens se sont réunis
Ils voulaient tout acheter La terre et les arbres
Ils voulaient tout couper Dans le bois
Ils voulaient assécher Le Tescou sauvage
Ils voulaient construire Le Grand barrage
Ils voulaient arroser Leurs champs sur des hectares
Ils se sont arrangés Ils ont fait leur magouilles
Maman si tu savais Comme ils ont cherché les embrouilles
Des jeunes sans peur S’en sont aperçus
Ils se sont enterrés Pour empêcher le massacre
Les mois ont passé Ils ont envoyé l’armée
Les cris d’un côté De l’autre les grenades
Dans la forêt Il y a des pleurs qui coulent
Dans la forêt ils ont fait tomber le frêne*
Ah maman n’oublions pas Le nom du pauvre Rémi Fraisse*
Ah maman n’oublions pas Le nom d’un jeune sacrifié
* en occitan le nom Fraisse veut dire frêne

A la Huelga Feminista*

Ecrite par un collectif de femmes et chanté à la grande grève des femmes en Espagne le 8 Mars 2018.

A la huelga compañera,
No vayas a trabajar
Deja el cazo, la herramienta,
El teclado y el ipad

Refrain: A la huelga diez, a la huelga cien,
A la huelga madre ven tu también
A la huelga cien, a la huelga mil,
Yo por ellas madre y ellas por mi.

Contra el estado machista
Nos vamos a levantar,
Vamos todas las mujeres
A la huelga general

A la huelga diez, a la huelga cien,
La cartera dice que viene también.
A la huelga cien, a la huelga mil,
Todas a la huelga vamos a ir.

Se han llevado a mi vecina,
En una redada mas,
Y por no tener papeles
Ahi la quieren deportar.

A la huelga diez, a la huelga cien,
Esta vez queremos todo el pastel
A la huelga cien, a la huelga mil,
Todas a la huelga vamos a ir.

Trabajamos en precario
Sin contrato y sanidad
Y el trabajo de la casa
No se reparte jamás.

A la huelga diez, a la huelga cien,
esta vez la cena no voy a hacer.
A la huelga cien, a la huelga mil,
todas a la huelga vamos a ir.

Privatizan la enseñanza,
No la podemos pagar
Pero nunca aparecimos
En los temas a estudiar.

A la huelga diez, a la huelga cien,
En la historia vamos a aparecer.
A la huelga cien, a la huelga mil,
Todas a la huelga vamos a ir.

A la huelga diez, al huelga cien,
A la huelga madre ven tu también.
A la huelga cien, a la huelga mil,
Yo por ellas madre y ellas por mi.
Yo por ellas madre y ellas por mi.
Yo por ellas madre y ellas por
Yo por ellas madre y ellas por
Yo por ellas madre y ellas por mi.

Çapulcu

par les gouailleux-ses aux rencontres nomades de Briançon 2019

Arrangements par La Gouaille (Lille).
Paroles et musique : Chorale de l’université Boğaziçi d’Istanbul, 2013.
Pendant les manifestations de Gezi Parkı en 2013, à Istanbul, les manifestant.es se réapproprient ce mot “çapulcu” voulant dire “casseur/racaille” utilisé péjorativement contre eux. Cette chanson dénonce les violences policières à l’encontre de l’occupation de la place Taksim pour la préservation d’un square qui devait céder la place à un centre commercial. Le souvenir de cette victoire et de cette lutte est une lueur d’espoir pour les opposant.es au pouvoir de l’actuel président Erdogan.

REFRAIN : Çapulcu musun vay vay
Eylemci misin vay vay
Gaz maskesi ala benziyor x2
Biber gazı bala benziyor x2
Benim TOMA’m bana sıkıyor x2
Bulunur bir uto halk ayaktadırTaksim yolunda barikattadır

REFRAIN

Gaz maskesi biçim biçim x2
Yürüyoruz Taksim için x2
Üşenme gel hakkın için x2
Bulunur bir uto halk ayaktadır
Taksim yolunda barikattadır

REFRAIN

Gaz maskesi çeşit çeşit x2
Gezi Parkı senle yaşıt x2
Bu tencere, çatal, kaşık x2
Bulunur bir uto halk ayaktadır
Taksim yolunda barikattadır
Çapulcu musun vay vay
Eylemci misin vay vay

REFRAIN

TRADUCTION
Est-ce que tu es un casseur vay vay ? / Est-ce que tu es un activiste vay vay ? / Le masque à gaz semble écarlate / Le gaz lacrymo ressemble au miel / Mon TOMA (canon à eau) me vise / On peut trouver une solution, le peuple est debout / Aux barricades sur le chemin de Taksim / Les masques à gaz dans des styles différents / Nous marchons pour Taksim / Ne sois pas paresseux, viens, pour ton droit / On peut trouver une solution,le peuple est debout / Aux barricades sur le chemin de Taksim / Les masques à gaz dans des styles différents / Le parc Gezi a votre âge / Cette casserole, fourchette, cuillère / On peut trouver une solution, le peuple est debout / Aux barricades sur le chemin de Taksim

Le Chant des Anti-proprios

tutti par la Gouaille de Lille à Briançon  RN2019

Emile Pouget dans le Père Peinard, Paris, n° 219, mai 1893.

Les chansons permettent de désigner les adversaires et de les indiquer à la vindicte populaire, comme dans cet hymne de la Ligue des antipropriétaires, spécialisée dans les déménagements « à la cloche de bois » des locataires qui ne pouvaient plus payer leur terme. L’expression « à la cloche de bois», veut dire abandonner discrètement son logement. Dans le Paris de la 2ème moitié du XIXème siècle, des groupes d’anarchistes faisant partie de ce réseau existaient dans tous les quartiers de Paris!

Transmise aux Rencontres Nomades de Briançon par La Gouaille de Lille, qui n’en chantent que  le 1er et dernier couplet.

J’fais partie’ d’un group’ d’anarchistes
Qui a comm’ spécialité d’fair’ les déménag’ments
Pour v’nir en aide aux communistes
Qui s’trouv’nt embêtés pour payer leur logement,
Nous somm’s enn’mis de tout propriétaire,
Mais, par contre, nous somm’s amis du prolétaire :
Voilà pourquoi, parmi les anarchos,
On nous a surnommes la Ligu’ des antiproprios.

Ohé, les zigs ! À bas les flics !
REFRAIN : Un’, deux, trois, Marquons l’pas,
Les chevaliers d’la cloch’ de bois.
Un’, deux, trois, Marquons l’pas,
C’est la terreur des bourgeois !
Serrons les rangs, Et portons crânement}
Le gai drapeau des antiproprios ! } (2x)

Qu’un copain s’trouv’ dans la panade
Très emmerdé par les records et le vautour,
Vite il prévient les camarades
Qui n’s’font pas prier pour lui prêter leur concours :
Et, tous en chœur, on radine à sa piôle,
Sans avoir besoin d’ chef pour distribuer les rôles ;
L’un derrière l’autre, on voit les anarchos
Descendre l’escalier avec les meubles sur leur dos.

Devant l’ pipelet ! Tous au complet… (Au Ref.)

Nous avons tous l’humeur guill’rette
Nous ne ratons jamais l’occas’ de rigoler,
Surtout lorsque madam’ Pip’lette
À l’air d’vouloir nous empêcher d’déménager.
Sans la brusquer, on lui dit : La p’tit’ mère,
Ça n’servirait à rien de vous foutre en colère,
Écoutez-nous et rentrez vit’ chez vous,
Et restez bien tranquill’ si vous n’voulez r’cevoir des coups !
Puis sans façons,

Nous la bouclons… (Au ref.)

Quand viendra la grève générale
Et qu’ils s’ront las de crever de faim, les ouvriers,
Ce jour-là nous f’rons la Sociale,
Au grand chambard nous ne serons pas les derniers.
On nous verra au cri de « Vive l’Anarchie ! »
Écraser d’un poing fort l’ignoble bourgeoisie
Et, supprimant patrons et gouvernants,
Nous venger en un jour de nos misères de mille ans.

E io ero Sandokan

Paroles et musique : Armando Trovajoli (Italie, 1974). Cette chanson est inspirée par la Résistance antifasciste en Italie. Ses paroles, pleines d’espoir et de vie, parlent du maquis et des rêves de justice sociale qui unirent les antifascistes. Sandokan est, à l’origine, le personnage d’un roman paru en 1900, pirate malais luttant contre l’emprise britannique. C’est devenu une figure très populaire en Italie. On trouve cette chanson dans le film d’Ettore Scola « Nous nous sommes tant aimés » qui évoque les années de résistance au fascisme et ce qu’il en reste…

tutti  (merci la Barricade de St Etienne):

voix mediane – « Lead »(Merci Claudia!):

échantillon des 3 voix (1ère partie):

 

Marciavamo con l’anima in spalla
nelle tenebre lassù
ma la lotta per la nostra libertà
in cammino ci illuminerà

Non sapevo qual’era il tuo nome
neanche il mio potevo dir
il tuo nome di battaglia era Pinin
ed io ero Sandokan.

Eravam tutti pronti a morire ma
della morte noi mai parlavam
parlavamo del futuro
se il destino
ci allontana
il ricordo di quei giorni
sempre uniti ci terrà

Mi ricordo che poi venne l’alba e poi
qualche cosa di colpo cambiò
il domani era venuto
e la notte
era passata
c’era il sole su nel cielo
sorto nella libertà.

Marciavamo con l’anima in spalla
nelle tenebre lassù
ma la lotta per la nostra libertà
in cammino ci illuminerà

Non sapevo qual’era il tuo nome
neanche il mio potevo dir
il tuo nome di battaglia era Pinin
ed io ero Sandokan
ed io ero Sandokan.

Le chant des paysans

Adaptation de Diggers’ Song, ballade anglaise du 17e s. composée par Gerrard Winstanley, dans laquelle les « Diggers » ou « bêcheux » prônaient l’expropriation des seigneurs et le partage des terres. En 2014, André Coldebieuf, de la chorale de Sillans la Cascade, écrit une version adaptée aux luttes actuelles de la Confédération paysanne du Var : le chant des paysans.

Par les Glottes Rebelles:

voix medium, accordéon:

voix basse, accordéon:

voix haute, accordéon:

Vous tous les paysans, Tenez bon, Tenez bon !
Vous tous les paysans, Tenez bon !
Quand vous revendiquez la terre à cultiver
Les flics sont embusqués,
Ils viennent nous matraquer,
Paysans, Tenez bon !

Les promoteurs arrivent, Tenez bon, Tenez bon !
Les promoteurs arrivent, Tenez bon !
Expulsent pour pas un rond,
Vous volent et puis spéculent
Finie la spoliation, on leur bott’ra le cul
Paysans, Tenez bon !

Le profit est leur loi, Tenez bon, Tenez bon !
Le profit est leur loi, Tenez bon !
Pour eux l’argent est roi,
Au profit c’est la course
Tout ce fric, ces putois,
Vont le placer en bourse
Paysans, Tenez bon !

Ils détruisent vos maisons, Tenez bon, Tenez bon!
Ils détruisent vos maisons, Tenez bon !
Rasent vos habitations,
Et font dans les régions
Des pistes pour les avions,
Des autoroutes bidons
Paysans, Tenez bon !

Reprendre en main sa vie, Tenez bon, Tenez bon !
Cela commence ici, Tenez bon !
Spéculateurs racaille,
Bourgeois réactionnaires
À ceux qui la travaillent, il faut laisser la terre
Paysans, Tenez bon !