J’attends devant ma porte

Chant sur la Commune de Paris (1871)

Version chorale 2 voix :

Voix haute :

Voix basse :

(merci à Myriam pour l’enregistrement des 2 voix)

J’attends devant ma porte
Mon fils et mon mari*
Ma maison semble morte
Et mort aussi Paris

Depuis l’autre semaine
Ils sont partis d’ici
Du coté de la Seine
Emportant leurs fusils

C’était pour la bataille
Du vrai peuple ouvrier
Contre ceux de Versailles
Venus nous fusiller

Mais le feu et les balles
Me faisait moins trembler
Que le bruit des rafales
Dans Paris fusillé

J’attends devant ma porte
Mon fils et mon mari*
Ma maison semble morte__
__Et mort aussi Paris

(ou « ma fille et son mari »
ou « ma fille et son ami »
… car les femmes étaient aussi sur les barricades)

Révolution *

Une chanson signée « C’est qui Paulette ? », le groupe acoustique de la Famille Walili

Ils pourront pendre le poète
Mais jamais la poésie
Ils pourront tenter d’arrêter la fête
Mais n’entrav’ront jamais notre énergie
Ils auront beau enfermer l’insoumis
Ils n’effleur’ront jamais l’insoumission
Ils pourront camisoler la folie
Mais n’mettront pas nos esprits en prison

Lalalala la la la la x4

Ils auront beau gazer les activistes
Ils souriront face aux clowns en action
Ils pourront faire taire les artistes
Nous garderons notre imagination
Ils auront beau planter les OGM
Et construire des châteaux en béton
Ils n’récolt’ront que la colère qu’ils sèment
Et dans leurs champs des faucheurs par millions

Lalalala la la la la x4

Ils voudront nous parquer en technival
Ils entendront partout japper nos caissons
Ils auront beau chasser nos caravanes (et nos camions)
Mais la Terre est notre maison
Des combats et des luttes qui s’enchainent
Pour délier nos mains et nos pieds
Mais nos yeux n’connaitront jamais la peine
Guidés par nos rêves et nos idées

Lalalala la la la la x4
Lalalala la la la la x4

Mury *

« L’Estaca » en polonais…
Jacek Kaczmarski, 1978

Chanson de protestation de poésie chantée écrite par le chanteur polonais Jacek Kaczmarski en 1978. Elle était particulièrement populaire parmi les travailleurs de Solidarité (NSZZZ Solidarność) et c’est l’une des chansons les plus connues de Kaczmarski. Elle est devenue un symbole puissant de l’opposition au régime communiste en République populaire de Pologne et a été chantée lors d’innombrables rassemblements, réunions, protestations et grèves dans toute la Pologne dans les années 1980. Les paroles de Mury ont été écrites en 1978 sur la mélodie de la chanson L’Estaca du chanteur catalan Lluís Llach, que Kaczmarski a entendue sur un des nombreux disques espagnols qu’il a empruntés à un ami en décembre de la même année. L’intention des paroles de Kaczmarski était d’examiner comment une chanson ou un poème peut cesser de devenir la « propriété » de l’auteur après qu’il a été  » olé » par les masses, qui peuvent se l’approprier pour une cause particulière même si ce n’était pas l’intention première de l’auteur. Dans ce contexte, la chanson peut être interprétée comme un soutien à la lutte polonaise ou catalane pour l’indépendance, mais aussi comme une critique de certains aspects des mouvements sociaux de masse.

On natchniony i młody był, ich nie policzyłby nikt.
On im dodawał pieśnią sił, śpiewał że blisko już świt.
Świec tysiące palili mu, znad głów podnosił się dym,
Śpiewał, że czas by runął mur…
Oni śpiewali wraz z nim:

Wyrwij murom zęby krat!
Zerwij kajdany, połam bat!
A mury runą, runą, runą
I pogrzebią stary świat! (x2)

Wkrótce na pamięć znali pieśń i sama melodia bez słów
Niosła ze sobą starą treść, dreszcze na wskroś serc i głów.
Śpiewali więc, klaskali w rytm, jak wystrzał poklask ich brzmiał,
I ciążył łańcuch, zwlekał świt…
On wciąż śpiewał i grał:

Wyrwij murom zęby krat! ….. (x2)

Aż zobaczyli ilu ich, poczuli siłę i czas,
I z pieśnią, że już blisko świt szli ulicami miast;
Zwalali pomniki i rwali bruk – Ten z nami! Ten przeciw nam!
Kto sam ten nasz najgorszy wróg!
A śpiewak także był sam.

Patrzył na równy tłumów marsz,
Milczał wsłuchany w kroków huk,
A mury rosły, rosły, rosły
Łańcuch kołysał się u nóg… (2x)

Plovi Plovi (échauffement Céc)

Plovi: médiane

Plovi: Basses (début)

Plovi (haute)

Chanson populaire Dalmate ou Croate
Plovi barka, duboko je more
Plovi barka, duboko je more.
Anko, Ančice
Dušo i srce, moje.

en « yahourt »
Plovi, plovi, douboko yé moré.
Plovi,plovi douboko yé moré.
Anko Antchitzé
Ducho isertsé, mojé

La fille du bois joli

paroles et musique : Les Coureurs de Rempart

Elle s’en venait du bois joli – 2x
Son panier plus que rempli – 2x
Les passants s’interrogeaient – 2x
Sur c’que la belle pouvait cacher – 2x

« Hé ma jolie qu’est-ce qu’il y a dans ton cageot ?
– C’est une barre à mine pour les rotules des machos »

Refrain :
Ni Dieu, ni maître, ni famille, ni patron
Féministes, autogestion !
Ni Dieu, ni maître, ni famille, ni patron
Féministes, insurrection !

Elle s’en venait du bois joli – 2x
Son panier plus que rempli – 2x
Les passants s’interrogeaient – 2x
Sur c’que la belle pouvait cacher – 2x

« Hé ma jolie qu’est-ce qu’il y a dans ton landau ?
– C’est des caillasses pour la tronche des fachos »

Refrain :

etc… (on peut en ajouter!)

Goguettes des Chœurs de l’Art mais Rouge *

Chœurs de l’Art mais Rouge, CAMaR,  groupe musical de soutien aux manifs des Gilets jaunes, Chanson de TURRRRRR-LUTTTTTEEE Des Tripes à la mode De Caen!

Quelques paroles de leurs goguettes:

Macron ya ltelefon
Bolloré ! Bernard Arnault !
Attali, et la vieille Pénicaud
Marlène Schiappa! et Benalla!
Edouard Philippe, et toute la clique

Macron, y a l’téléfon qui son
Et y a jamais person, qu’est en prison !(BIS)

Sam’di matin
Sam’di matin, Le peuple, de France se décoince
On se serre les coudes, et on se serre la pin-ce
La s’maine c’est rond-point
Le week-end c’est coup d’poing
Puisque c’est ainsi on r’commenç’ra sam’di !

Castaner, Lagardère
Xavier Niel, et Benjamin Grivaux
Le Drian! et Andrieux!
Les préfets, et tous les mecs en bleu

Macron, y a l’téléfon qui son
Et y a jamais person, qu’est en prison !(BIS)

J’ai vraiment les boules 
J’ai vraiment les boules boules boules
Avec ce gouvernement
Y’en n’a qu’pour les riches riches riches
Tout pour le fric et l’argent
Y’en n’a qu’pour les riches riches riches
Et plus rien pour les p’tites gens !

Dans la forêt mondaine
Dans la forêt mondaine
On entend les ripoux
Et sur toutes les chaînes
Ils nous traitent de voyous
Coucou ripoux, coucou ripoux
Vous nous cherchez des poux
Coucou ripoux, coucou ripoux
On va venir chez vous !

C’est l’gouvernement!
Qui c’est qui veut nous saigner
Pendant qu’les riches sont protégés
C’est l’gouver-nement
Qui c’est qui change ses rideaux
Avec le blé de nos impôts
C’est l’gouver-nement
Qui prend le peuple pour un con
Et lèche les pieds à Macron
C’est l’gouver-nement
Le combat on va l’gagner
Et qui c’est qui va craquer
C’est l’gouver-nement !

Bande d’enculés!
Y zont piqués tout not’ pognon
Pour aller s’faire dorer l’oignon
à rien branler à St Tropez
La Belle bande d’enculés!

Nous ont d’mandé si on voulait
D’l’Europe qu’ils nous mitonné
On a dit Non Et ils l’ont fait
La belle bande d’enculés!

Y zont dit qu’on était Facho
Racistes pillards et alcolos
Mais l’Afrique ils l’ont dépouillée
La Belle bande d’enculés!

On est venu manifester
pacifiquement dans nos cités
Sans sommation ils ont tiré
La Belle bande d’enculés!

Pis ils veulent pas démissionner
Mais y zont bien dût oublier
Qu’on aime bien guillotiner
Les Belles bandes d’enculés!

Pour les traîtres et pour les fumiers
C’est le bagne à perpétuité
Parc’ que faut bien savoir qu’à la fin
Bah c’est nous qu’on va gagner!!

Penn Sardin

Paroles et musique : Mme Claude Michel.
L’agro-alimentaire, une vieille histoire faite de sagas patronales et de luttes ouvrières. Dans la mémoire sociale, les « Penn Sardin » sont au premier rang. En 1924, à Douarnenez, les patrons refusent d’améliorer les conditions de vie lamentables des sardinières. Les ouvriers et ouvrières de l’usine Carnaud se mettent en grève. En quelques jours, le mouvement s’étend à l’ensemble des usines et cette grève se prolonge quarante-deux jours. Les ouvrières demandaient vingt-cinq sous supplémentaires de l’heure. Elles en obtinrent vingt… et la fierté de leur combat !

(par Taillevent)


Il fait encore nuit, elles sortent et frissonnent,

Le bruit de leurs pas dans la rue résonne

REFRAIN 1 : Écoutez l’ bruit d’ leurs sabots
Voilà les ouvrières d’usine,
Écoutez l’ bruit d’ leurs sabots
Voilà qu’arrivent les Penn Sardin.

À dix ou douze ans, sont encore gamines
Mais déjà pourtant elles entrent à l’usine.
REFRAIN 1
Du matin au soir nettoient les sardines
Et puis les font frire dans de grandes bassines
REFRAIN 1
Tant qu’y a du poisson, il faut bien s’y faire
Il faut travailler, il n’y a pas d’horaires.
REFRAIN 1
À bout de fatigue, pour n’pas s’endormir
Elles chantent en chœur, il faut bien tenir.
REFRAIN 1
Malgré leur travail, n’ont guère de salaire
Et bien trop souvent vivent dans la misère.
REFRAIN 1
Un jour toutes ensemble ces femmes se lèvent
À plusieurs milliers se mettent en grève.

REFRAIN 2 : Ecoutez claquer leurs sabots
Écoutez gronder leur colère,
Ecoutez claquer leurs sabots
C’est la grève des sardinières.

Après six semaines toutes les sardinières
Ont gagné respect et meilleur salaire.
REFRAIN2
Dans la ville rouge, on est solidaire
Et de leur victoire les femmes sont fières
REFRAIN2
À Douarnenez et depuis ce temps
Rien ne sera plus jamais comme avant.

REFRAIN 3 : Ecoutez l’ bruit d’ leurs sabots
Ç’en est fini de leur colère,
Ecoutez l’ bruit d’ leurs sabots
C’est la victoire des sardinières.

La Casa Del Mouradia

Ouled El Bahdja, 2018
Chant de supporter du club de foot l’USM Alger (« Union Sportive de la Médina d’Alger » – « Rouge et Noir »). Composé en 2018, il parle de la situation de la jeunesse algérienne, face à la corruption, face à l’avenir. Cette chanson facile à reprendre qui compare le Palais de la Présidence à la banque de la série La Casa de Papel (qui a popularisé Bella Ciao, le chant de rébellion italien dans le monde entier) est devenue l’hymne des manifestants contre la prolongation du mandat du président Abdelaziz Bouteflika début 2019.

Version parlée rythmée pour s’entrainer à la prononciation:

Version chantée acoustique pour s’entrainer:

Refrain (2x)
Se-at leuf-tje-rou  ma djani noum
Ranê nkonssô rhayr bi’ chouiya
Chkoun el sebba,  ou chkoun n’loum
llinna el mâicha diya

Premier couplet (2x)

F’ eloula nRoulou jazet,   chawRalna b’el aouchriya
F’el taniya el hikaya banet,  La Casa Del Mouradia
F’el talta el b’lad chy-anet,  b’el massaleh e char-tsiyat
F’el rabaa el poupi-a ma-tet,  oua mazalet el Radya

Refrain (2x)


Deuxième couplet (2x)

Ou’el Ramssa raï té-sui,    binatRôm raï meb-niya
Ou’el bassê raou archivê,  « la voix » tê-el hourya
Viraj’na el hadra pri,    ya – rafou Ri yitRi-ya
Madrassa oua L’zam,    birou maRouel oumiya

Refrain (2x)

Emission Les Pieds sur Terre (Sonia Kronlund, France Culture) du 15.03.2019 sur le sujet. Ecouter jusqu’à la fin, le groupe Ouled El Bahdja chante le début de la chanson a capella.
ساعات الفجر و م
ا جاني نوم
راني نكونسومي غير بشوية
شكون السبة و شكون نلوم
ملينا المعيشة هاديا
ساعات الفجر و ما جاني نوم
راني نكونسومي غير بشوية
شكون السبة و شكون نلوم
ملينا المعيشة هاديا
فالأولى نقولو جازت، حشاوهانلا بالعشرية
La Casa Del Mouradia فالثانية الحكاية بانت
فالثالثة البلاد شيانت مالمصالح الشخصية
فالرابعة البوبية ماتت و مازالت القضية
فالأولى نقولو جازت، حشاوهانلا بالعشرية
La Casa Del Mouradiaفالثانية الحكاية بانت
فالثالثة البلاد شيانت مالمصالح الشخصية
فالرابعة البوبية ماتت و مازالت القضية
ساعات الفجر و ما جاني نوم
راني نكونسومي غير بشوية
شكون السبة و شكون نلوم
ملينا المعيشة هاديا
ساعات الفجر و ما جاني نوم
راني نكونسومي غير بشوية
شكون السبة و شكون نلوم
ملينا المعيشة هاديا
و الخامسة راي تسويفي بيناتهم راي مبنية
و الباسي راو أرشيفي ب لا فوا تاع الحرية
فيراجنا الهدرة بريفي يعرفوه كي يتقيا
مدرسة و لازم سيفي بيرو محو الأمية
و الخامسة راي تسويفي بيناتهم راي مبنية
و الباسي راو أرشيفي ب لا فوا تاع الحرية
فيراجنا الهدرة بريفي يعرفوه كي يتقيا
مدرسة و لازم سيفي بيرو محو الأمية
ساعات الفجر و ما جاني نوم
راني نكونسومي غير بشوية
شكون السبة و شكون نلوم
ملينا المعيشة هاديا
ساعات الفجر و ما جاني نوم
راني نكونسومي غير بشوية
شكون السبة و شكون نلوم
ملينا المعيشة هاديا

Traduction par http://akram-belkaid.blogspot.com

couplet 1 (2x):
C’est l’aube et le sommeil ne vient pas
Je consomme à petites doses
Quelle en est la raison ?
Qui dois-je blâmer ?
On en a assez de cette vie

couplet 2 (2x):
Le premier [mandat], on dira qu’il est passé
Ils nous ont eu avec la décennie [noire]
Au deuxième, l’histoire est devenue claire
La Casa d’El Mouradia [quartier où se trouve le palais présidentiel]
Au troisième, le pays s’est amaigri
La faute aux intérêts personnels
Au quatrième, la poupée est morte et
L’affaire suit son cours…

couplet 1 (2x)

Couplet 3 (2x):
Le cinquième [mandat] va suivre
Entre-eux l’affaire se conclut
Et le passé est archivé
La voix de la liberté…Dans notre virage la discussion est privée
Ils nous connaissent quand il déferle
L’école… et la nécessité du c.v
Un bureau pour l’analphabétisme

couplet 1 (2x)

Debout les peuples

Sur l’air de « Debout les gars », H. Aufray
Paroles par Jacqueline Lecocq

Chantée en Manif pour la Marche  pour le Climat du 16 Mars 2019

Refrain :
Debout les peuples remuez-vous
Il va falloir en mettre un coup,
Debout les peuples remuez-vous
Il faut sauver la Terr(e)

Ça fait déjà plus de 20 ans
Qu’on réunit des dirigeants
A Berlin, Kyoto, Copenhague
Échecs incontestables
Refrain
Il faut oser r’garder en face
Les catastrophes qui nous menacent
Inondations, feux, canicules
Phénomènes qui s’accumulent
Refrain
A Paris lors de la grand messe
On nous a fait de belles promesses
Suivies de très peu de projets
Sans véritables effets
Refrain
Charbon, pétrole, gaz naturel
Augmentent les gaz à effet de serre,
Arrêtons donc de les extraire
Ils doivent rester sous terr(e)
Refrain
Réfléchissons à nos transports
Ça nous demande un peu d’effort
Le TER, la marche à pied
C’est mieux pour notre santé
Refrain
La pollution et les bouchons
Ce n’est vraiment pas folichon
Nous on préfère la bicyclette
Rouler en trottinette
Refrain
Le développement de l’aviation
Est une belle aberration
Pour les riverains le bruit, l’odeur
C’est vraiment pas le bonheur
Refrain
L’environnement c’est important
Et on n’a plus beaucoup de temps
Il faut penser à nos enfants
Le changement c’est urgent
Refrain
Bousculons nos politiciens
Pour qu’ils pensent plus loin que demain
Consommons moins, consommons mieux
Nous en serons plus heureux

Camera

Sur l’air de Pepita, une petite goguette qui fait travailler l’articulation!
A chanter tranquillement puis de plus en plus vite

Création collective de « la lutte enchantée », Marseille,
Merci à iels et à Laura du Cri du Chœur pour l’enregistrement

et Merci à « Coeur Verner » de Montreuil pour cette version jouissive en public!

Oh pourquoi camera sans répit m’épies-tu?
Du haut de ton poteau pourquoi me fliques-tu?
Y a des flics qui tuent pourquoi ne les vois-tu?
Nous en bas dans la rue on en a plein le cul