las panaderas

En Castille, il existait dans les milieux ruraux des chants illustrant les différents métiers manuels pour montrer le caratère répétitif des tâches, et dont les mouvements, en raison de leur monotonie et de leur mécanique, en forment la base rythmique. Il s’agit ici d’un chant de boulangères.

Ya llegan las panaderas por las calles de San Juan,
Engañando a los chiquillos cuatro duros vale el pan.

Por las calles del Congosto leré cuatrocientos pocos van,
Unos llevaban la harina leré y otros llevaban el pan.

Ví que la ví subir que la ví bajar cortando una rosa,
Morenita es tu cara y graciosa.

Cuando paso por tu puerta leré, cojo pan y voy comiendo,
Pa que no diga tu madre leré, que comerte me mantengo.

Dime panaderita como va el trato,
La harina va subiendo y el pan barato.

Anda diciendo tu madre que de mi te libra ella,
Que te libre del soldado y que no vayas a la guerra,

Ay amor mio del alma
como no vienes a cumplir la palabra
Que nada tienes (3x)
Ay amor mio del alma como no vienes.

Anda diciendo tu madre que tu la reina mereces,
Y yo como no soy reina no quiero que me desprecies

Ay amor mio del alma
como no vienes a cumplir la palabra
Que nada tienes (3x)
Ay amor mio del alma como no vienes.

Masculin, Féminin*

Paroles et musique : Claude Michel

C’t un entraineur, disait mon père,
Dont l’équipe est toujours première.
C’t un entraineur, disait mon père,
Il peut etre fier, c’est quelqu’un de bien.

C’t une entraineuse, disait ma mère,
C’est une catin, une moins que rien.
C’t une entraineuse, disait ma mère,
Y a rien à faire, c’est une putain.

C’est un coureur, disait mon père,
Qui laisse les autres loin derrière.
C’est un coureur disait mon père,
Il peut etre fier, c’est quelqu’un de bien.

C’est une coureuse, disait ma mère,
C’est une catin, une moins que rien.
C’est une coureuse, disait ma mère,
Y a rien à faire, c’est une putain.

C’est un beau gars, disait mon père,
Qui fait la fierté de sa mère.
C’est un beau gars, disait mon père,
Il peut etre fier, c’est quelqu’un de bien.

C’est une belle garce, disait ma mère,
C’est une catin, une moins que rien.
C’est une belle garce, disait ma mère,
Y a rien à faire, c’est une putain.

C’t un courtisan, disait mon père,
Proche du roi et des affaires.
C’t un courtisan, disait mon père,
Il peut etre fier, il a du bien.

C’est une courtisane, disait ma mère,
C’est une catin, une moins que rien.
C’est une courtisane, disait ma mère,
Y a rien à faire, c’est une putain.

Comme il a très bon caractère,
C’t un homme facile, disait mon père.
C’t un homme facile, disait mon père,
Il peut etre fier, c’est quelqu’un de bien.

C’t une femme facile, disait ma mère,
C’est une catin, une moins que rien.
C’t une femme facile, disait ma mère,
Y a rien à faire, c’est une putain.

Il faut dire que l’vocabulaire
Que l’on emploie au masculin,
N’a pas le meme sens de toute manière,
Quand on on le met féminin.

 

Lagrev Baré Mwen

Paroles et musique de Léona Gabriel, 1931.
Cette chanson raconte la grande grève des ouvriers des plantations de cannes de 1900 à la Martinique telle qu’elle a été vécue par Léona Gabriel qui avait alors 8 ans. Les ouvriers luttaient contre la dégradation de leurs conditions de travail. Depuis le début de la crise de la canne à sucre de la fin du XIXe, les salaires avaient été divisés par 2 alors que la quantité de travail avait doublé, voire triplé. Ce mouvement, durement réprimé (10 travailleurs tués et 12 blessés lors d’une fusillade de la gendarmerie) n’améliora pas significativement les conditions de travail mais amena des évolutions sur le plan syndical. NB: Monsieur Michel est Michel Hayot, directeur de l’usine sucrière de Rivière-Salée. Les « békés » sont les descendants des colons

transmise par le Cri du Cœur à Briançon (RN 2019)

Couplet 1 (x2): Manman lagrev (x3) Pay pa deu Fran [x2]
Manman lagrev baré mwe (x3)
Musieu Michel pa lé bay deu Fran

REFRAIN (x2) : Oué oué oué oué (3x)
Musieu Michel pa lé bay deu Fran

Couplet 2 (x2): Mwen sòti Lanmanten
Pou mwen désann anvil
Avan man té pran gran pon
Mi lagrev-la baré chumen mwen

REFRAIN x2 + percus

Couplet 3 (x2): Yo brulé kann béké
yo ensandiyé bitasion yo
Magré tou sa yo fè ya                           [3x]
Musieu Michel pa lé bay deu Fran

REFRAIN x2

TRADUCTION : « La grève m’a barré (le chemin) » : Maman, la grève m’a barré le chemin / Monsieur Michel1 ne veut pas payer 2 francs / J’ai quitté Le Lamentin / Pour descendre en ville / Avant je prenais le grand pont / Mais la grève m’a barré le chemin / Ils ont brûlé la canne à sucre des békés2 / Et incendié leurs maisons / Malgré tout ce qu’ ils ont fait / Monsieur Michel ne veut pas payer 2 francs

La Java des Bons Enfants

Paroles: Guy Debord, 1974
Musique: Marc Lemonnier

Le 8 novembre 1892, l’anarchiste Émile Henry, pose une bombe dans l’usine de la Compagnie des Mines de Carmaux. Le concierge trouve la bombe et la rapporte au commissariat de la rue des Bons-Enfants, où elle explosera, y tuant 5  personnes. Une sixième décédera d’une crise cardiaque. Guy Debord attribue sa chanson à Raymond Callemin dit «Raymond la Science», un des membres de la bande à Bonnot qui a été guillotiné en 1913.

Dans la rue des Bons Enfants,
On vend tout au plus offrant
Y’avait un commissariat
Et maintenant il n’est plus là.

Une explosion fantastique
N’en a pas laissé une brique,
On crut qu’c’était Fantomas
Mais c’était la lutte des classes.

Un poulet zélé vint vite
Y porter une marmite
Qu’était à renversement
Et la r’tourne imprudemment.

Le brigadier, l’commissaire,
Mêlés aux poulets vulgaires
Partent en fragments épars
Qu’on retrouve sur un buvard.

Contrairement à c’qu’on croyait,
Y’en avait qui en avaient.
L’étonnement est profond,
On peut les voir jusqu’au plafond.

Voilà bien ce qu’il fallait
Pour faire la guerre aux palais
Sache que ta meilleure amie,
Prolétaire, c’est la chimie.

Les socialos n’ont rien fait
Pour abréger les forfaits
D’l’infamie capitaliste
Mais heureusement vient l’anarchiste.

Il n’a pas de préjugés,
Les curés seront mangés.
Plus d’patrie, plus d’colonie,
Et tout le pouvoir il le nie.

Encore quelques beaux efforts,
Et disons qu’on se fait fort
De régler radicalement
L’problème social en suspens.

Dans la rue des Bons Enfants,
On vend tout au plus offrant
Y’avait un commissariat
Et maintenant il n’est plus là.

Dans la rue des Bons enfants,
Viande à vendre au plus offrant
L’avenir radieux prend place
Et le vieux monde est à la casse !

L’Hymne de la Transhumance

Manu Théron, Mars 2013

version par Ked’ la Gueule

A toi Centaure, à ta moitié humaine
A vous chimères, et monstres incomplets
A vous, hybrides, à vous énergumènes,
Que l’on traite d’impurs ou d’imparfaits
Nous rallions nos coeurs, nos âmes pleines,
Tous dans un même élan pour entonner
Cette chanson où l’on s’est retrouvé
A ce refrain toujours nous ramène :

Refrain : Hommes et bêtes, venez dessiner
La carte de notre voyage immense,
A l’impossible on est destiné
Sur tous les chemins de transhumance

La terre sous nos pieds comme semelle
Sur nos têtes les cieux comme chapeau
Partout ensemble nos âmes se mêlent
Aux étoiles pour faire un grand troupeau
Et transportés par tous les vents rebelles
Unis par nos souffles et nos sabots
Nous vous laissons bannières et drapeaux
C’est l’aventure qui nous appelle !

Refrain

Que vaut un homme s’il est seul au monde
Si la terre n’a que lui à porter ?
Que peut une étoile, si, à la ronde
D’autres soleils ne la font pas briller ?
Dans les cieux sur la terre ou bien sur l’onde
Ne soyons plus qu’une grande marée !
Les éléments n’auront qu’à se plier
Au tumulte de nos pas qui gronde !

Refrain

Nous qui avons marché tant de semaines
Nous sommes parmi vous et regardez
Nous n’avons plus de craintes ni de peines,
En cheminant nous les avons semées !
Et traversant les montagnes et les plaines
Forçant tant de frontières bien gardées
Ensemble on pourra toujours avancer c
Ar nous c’est en marchant que l’on aime !

Refrain

Salut chemins et terres de plaines !
Salut la mer et tes troupeaux d’argent !
On a pris la route de l’aventure
On part dans un même élan, bêtes et gens,
Et chantant chacun dans son parler
En poussière nous monterons vers le ciel
En poussière nous jaillirons des étoiles
Comme le chant de la Nature !

Refrain

Mes amis allons par les chemins
Toujours chantant et tous à faire l’amour
On amène la paix et le troupeau en route
Le soleil sur le visage et l’espoir au cœur
Avec du vin du pain et une solide prestance
Ayant toujours dans le cœur les chiens partis au ciel
Chassant le voile de la mélancolie Car aujourd’hui nous marchons avec assurance

Refrain

Adiu dralhòus e terras de planura
Adiu la mar e teis avers d’argent,
Avem pres lo camin de l’aventura,
Partem d’un meme vam, bèstias e gens !
Cantant cadun dins la sieu parladura
En póussa per lo ceu s’auborarem,
En póussa per l’estelam rajarem
Tant coma lo cant de la Natura !

Refrain

Amici miei andiam per le contrade
Tutti cantando e sempre a far l’amor
Portiamo il gregge e pace per le strade
Col sole in faccia e la speranza in cuòr
Con pane, vino e solida prestanza
Tenendo in cuor i cani andati al cielo
Scacciam della malinconia il velo
Che oggi si cammina con baldanza

Refrain x2 + + « Sur tous les chemins de transhumance… »

TRADUCTION : (occitan) : Salut chemins et terres de plaines ! / Salut la mer et tes troupeaux d’argent ! / On a pris la route de l’aventure / On part dans un même élan, bêtes et gens, / Et chantant chacun dans son parler / En poussière nous monterons vers le ciel / En poussière nous jaillirons des étoiles / Comme le chant de la Nature !
(italien) : Mes amis allons par les chemins / Toujours chantant et tous à faire l’amour / On amène la paix et le troupeau en route / Le soleil sur le visage et l’espoir au cœur / Avec du vin du pain et une solide prestance / Ayant toujours dans le cœur les chiens partis au ciel / Chassant le voile de la mélancolie Car aujourd’hui nous marchons avec assurance


accords

couplet 1ere partie   2e partie   refrain: 
lam- lam   lam- lam   do- rém
rém-lam   rém-lam   lam lam
mim-lam   mim-lam   do-rém
rém-Mi7   mi7 – lam/rém   mi7- lam/rém
 
infos et partition ici: https://www.theatreducentaure.com/content/download/581/3029/file/Chantez%20l’Hymne%20TransHumance_20130320_site_internet[1].pdf

L’Erba d’Agram/ La Talvera

Paroles de Joan Bodon
Musique de Lo Barrut (polyphonies occitanes), 2017

Les “a” finaux se prononcent [o] (un peu ouvert)
Les “ò” se prononcent [ɔ]
Les “o” se prononcent [ʊ] (“ou”)
Le “s” en fin de mot ne se prononce pas
“eu” se prononce [ew]
Structure du chant :
1 – 1 – 1 – [2 (x2 ?)] – (2+1 ensemble) – (2+1 ensemble)
4 temps– 3 – 4 – 5 – 5 – 6
(2+1 ensemble) – (2+1 ensemble) – [8 (x4)] – (7+8 ensemble) – (6+8 ensemble)

1- L’èrba d’agram, ieu l’ai culhida
Sus la cròsa del paure mòrt.
Marrida grana, l’ai brandida
Als quatre caires del meu òrt.

2- Que venga patz, que venga guèrra,
Semeni, ieu, l’èrba d’agram..

3- Es sus la talvèra qu’es la libertat,
La mòrt que t’espèra garda la vertat.
Cal sègre l’orièira, lo cròs del valat,
Grana la misèria quand florís lo blat.

4- Estelas sens luna ne veirem la fin:
Ne perdrem pas una, cerclo camin.
Lo cèl tot s’engruna del ser al matin,
La bèstia feruna pudis lo canin…

5- Es sus la talvèra qu’es la libertat.
D’orièira en orièira pòrta la vertat.
La vida t’espèra de cròs en valat:
Bolís la misèria quand grana lo blat. (x2)

6- Al vòstre sègle de l’aram,
Semeni, ieu, l’èrba d’agram..
Que venga patz, que venga guèrra…
+ L’èrba d’agram, ieu l’ai culhida…

L’Er, L’erbo d’agr(x4)

7- E lo grand vent de la misèria
L’escampilha sus la mia tèrra.

8- Al vòstre sègle de l’aram,
Semeni, ieu, l’èrba d’agram..

Traduction : Le chiendent, moi je l’ai cueilli / Sur la fosse du pauvre mort. / Mauvaise graine je l’ai brandie / Aux quatre horizons de mon champ. - Et le grand vent de la misère / L’éparpillera sur ma terre. / Et dans votre siècle de fer - Vienne la paix, vienne la guerre, / Moi, je sèmerai le chiendent... - C’est sur la lisière qu’est la liberté, / La mort qui t’attend garde la vérité. / Il faut suivre la bordure, le creux du fossé / Graine la misère quand fleurit le blé. / C’est sur la lisière qu’est la liberté. - Étoiles sans lune, on en verra la fin. / On n’en perdra pas une, on cherche le chemin. / Le ciel tombe se morcelle, du soir au matin, / La bête sauvage pue le chien… - C’est sur la lisière qu’est la liberté, / D’orée en orée va la vérité. / La vie t’attend, de combe en vallée : / La misère bout quand graine le blé. / C’est sur la lisière qu’est la liberté.

Sur la Grand’Route

Poème de Gaston Couté
Musique de Jean Foulon, ( « Le P’tit Crème »), 1997
Originaire du Loiret, Gaston Couté (1880-1911) est un poète libertaire et chansonnier, connu pour ses textes antimilitaristes, sociaux et anarchistes utilisant parfois le patois beauceron ou l’argot. Interprété aussi en 2002 par Gérard Pierron et Marc Robine.

3 voix en entier (Chantemerle-les-Blés 2020) :

3 voix sur 3 premiers couplets (Chantemerle-les-Blés 2020) :
(on entend mieux la voix basse, puis la voix haute que sur la précédente version)

3 voix sur 3ème couplet (Chantemerle-les-Blés 2020) :
(3 voix bien équilibrées)

Voix basse (Chantemerle-les-Blés 2020) :

Voix lead + basse (Chantemerle-les-Blés 2020) :

Voix haute (Chantemerle-les-Blés 2020) :

Nous sommes les crève-de-faim
Les va-nu-pieds du grand chemin
Ceux qu’on nomme les sans-patrie
Et qui vont traînant leur boulet
D’infortunes toute la vie,
Ceux dont on médit sans pitié
Et que sans connaître l’on redoute
(3 tps) Sur la grand’route.

(3 tps)

Nous sommes nés on ne sait où
Dans le fossé, un peu partout,
Nous n’avons ni père, ni mère,
Notre seul frère est le chagrin
Notre maîtresse est la misère
Qui, jalouse jusqu’à la fin
Nous suit, nous guette et nous écoute

(3 tps)

Nous ne connaissons point les pleurs
Nos âmes sont vides, nos cœurs
Sont secs comme les feuilles mortes.
Nous allons mendier notre pain
C’est dur d’aller geler aux portes.
Mais hélas ! lorsque l’on a faim
Il faut manger, coûte que coûte,
(3 tps) Sur la grand’route.

(3 tps)

L’hiver, d’aucuns de nous iront
Dormir dans le fossé profond
Sous la pluie de neige qui tombe.
Ce fossé-là leur servira
D’auberge, de lit et de tombe
Car au jour on les trouvera
Tout bleus de froid et morts sans doute
(3 tps) Sur la grand’route.

(3 tps)

Nous sommes les crève-de-faim … redoute
(6 tps) Sur la grand’route.

Su Fratelli

Anonyme
Chanson en florentin rustique inspirée par la mort de Sante Geronimo Caserio, un boulanger et anarchiste italien, assassin du président français Sadi Carnot le 24 juin 1894, où il poignarde mortellement le président Carnot durant un défilé à Lyon. Condamné à mort par la cour d’assises du Rhône le 3 août, il est guillotiné 13 jours plus tard.. Le chant a été recueilli pour la 1ère fois par Caterina Bueno à Bivigliano, un hameau de la commune de Vaglia, par la voix d’un paysan nommé Pietro Zeppi et enregistré en 1964 par Roberto Leydi. (antiwarsongs.org)

3 couplets piano, le bis du 3ème forte, et dans le bis faire une pause générale pour chanter la dernière phrase mega forte.

[_] marque le fait que la voix basse commence et tient la 1ère syllabe pendant un temps avant les autres.

Couplet 1 : unisson voix lead
Couplet 2 : voix lead + voix basse
Couplet 3 (bissé) : voix lead + voix basse + voix ténor/haute (= voix basse à l’octave au-dessus)

3 voix en entier (Chantemerle-les-Blés 2020) :

3 voix en entier (Chantemerle-les-Blés 2020) :
(on entend mieux les voix basse et ténor que sur la précédente version)

Voix lead (Chantemerle-les-Blés 2020) :

Voix basse (Chantemerle-les-Blés 2020) :

Voix lead + basse (Chantemerle-les-Blés 2020) :

Su fratelli pugnamo(-o) da for(-or)ti
Contro_i vili tiranni(-i) borghe(-e)si
Ma come fece(-e) Caserio e compa(-a)gni
Che la morte(-e) l’andiede_a incontrà.

[_] Non vogliamo più servi e padro(-o)ni
[_] L’eguaglianza sociale(-e) voglia(-a)mo
Ma quelle terre(-e) che noi la(-a)voria(-a)mo
A noi tutti(-i) le spese(-e) ci fa.

[_] La mia testa schiacciate(-e)la pu(-u)re
[_] Disse | Caserio agli_inquisi(-ei)si suo(-o)i   [inkwizi-izi swo-o-i]
[_] Ma l’anarchia è più forte(-e) de tuoi(-i)
Presto presto(-o) shiacciarvi(-i) dovrà.

[_] La mia testa schiacciatela pure
[_] Disse – Caserio agli inquisisi suoi
[_] Ma l’anarchia è più forte de tuoi
(tutti, forti, après une pause commune) Presto presto schiacciarvi dovrà.

Traduction :
Frères, debout ! Luttons avec courage / contre les lâches tyrans bourgeois / mais comme ont fait Caserio et ses camarades / qui sont allés jusqu’à la mort.
Plus de serviteurs, plus de maîtres, / nous voulons l’égalité sociale / mais ces terres que nous labourons / Nous les payons de notre vie.
Écrasez ma tête si vous voulez / dit Caserio à ses juges / mais l’anarchie est plus forte que vous, / Bientôt elle vous écrasera.

Cellule de déguisement

Texte et musique de Grail’Òli
Arrangement par la Lutte Enchantée (NB il ya plus de couplets dans la VO) . Chant qu’on aurait bien voulu chanter au Carnaval de la Plaine 2020…

Merci à Julie de La Lutte Enchantée (Marseille) pour les enregistrements ci-dessous!
Voix 1 (lead):

Voix 2:

Version originale de Graïl’Oli

Sous tes jambières, sous ta visière
Dans ta panoplie anti-guérilla
Il y a un derrière qui sait la manière,
Qui sait la manière de danser la samba. 
Sous ton gilet, sous ton bouclier,
Dans tes lourdes rangers de combat,
Ce bon son t’appelle, tes pensées s’entremêlent,
Ça y est tu sens, c’est ton coeur qui bat !

Refrain : Libère-toi,
Compagnon Républicain de Sécurité ! (x4)

Ton pied tapote, tes fesses tremblotent,
Tu te demandes ce que tu as…
T’oublies tes menttes, serait-ce ces notes,
Ton taser T’fait pas cet effet-là. 
Ça y est tu danses, bientôt t’es en transe,
Que dirait ton chef en voyant ça ? (chgt & unisson)
Quitte la brigade, rejoins la mascarade,
Carnaval t’accueille dans ses bras !

Refrain (x4)

T’as quitté ton casque, tu portes un masque
De la fête tu es le roi… 
Quelle est cette ombre, derrière les décombres,
Qui surgit et se pointe sur toi ?
C’est ta section ! Ton bataillon !
Qui a pour ordre d’arrêter ça !
C’est ton copain René qui vient te matraquer,
T’embarquer pour mieux te dégriser

Refrain (x4)

Alors tu te réveilles ! Ce n’sera plus pareil !
À Carême, À Carême, À Carême,
TU DEMISSIONNERAS

Ouvrons le chant des possibles

(réécriture de « Si les Femmes » au camp auto-géré militant organisé en Juillet 2020 par des copaines dans les Bauges)

La famille on la questionne ou on l’abandonne.
C’est un sujet qui résonne et qui nous cloisonne.
Rôles genrés, fidélité,
Maternités programmées,
On en a plus qu’assez!

Est-ce qu’un couple c’est à 2 et qui baisent au pieu?
Pour cause de fidélité, jusqu’où s’engager?
Qu’est-ce qu’on va bouffer ce soir?
T’as qu’as r’garder dans l’placard!
C’est fini, c’est ringard!

Un non-couple qui ne baise pas peut-il faire famille?
Doit-il forcément y avoir un garçon, une fille?
Qu’est-c’ qui t’fait peur dans l’histoire?
Auto-satisfessons*-nous.
Et émancipons-nous!

La famille en héritage ou bien en partage?
Faut-il pas tout un village pour grandir en âge?
Et si on évitait l’mur?
A nous la déconfiture.
Arrêtons d’être des cibles!
Ouvrons l’chant des possibles!

On chante les 2 dernières phrases sur le même air (comme "aussi grand que ma gueule") et on les répète 1 fois.
Et y a un néologisme...