La Rue des Lilas

Par Sylvain Girault, 2015

et la version originale: TROP BELLE

Ce soir je meurs à la guerre
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blanc et mon sang coule à flot
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Ce soir je meurs sous vos bombes
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’un simple flâneur dans la ville
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Refrain:
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit la guerre
Maudits les chars, les fusils, les combats
Je m’éteins dans la rue des Lilas

Plus jamais revoir la dune
Au matin quand s’effacent mes pas
Jamais plus les cimes et la neige éternelle
Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats

Plus jamais revoir la lune
Dans la nuit qui éclaire mes pas
Jamais plus la mer, les étoiles, les forêts
Et ce lac bleu perdu au fond des bois

Refrain

J’aim’rais tant revoir mes frères
Mes enfants, mes parents, mes amis
Danser le dabkeh* pour repousser la mort
Trinquer l’arak* jusqu’au bout de la vie

Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit

Refrain

(Couplet à répéter 2 fois, en canon)
Car la guerre c’est un massacre
De gens qui ne se connaissent pas
Au profit de gens qui toujours se connaissent
Mais qui ne se massacrent pas (2x)

Refrain

+ « Je m’éteins dans la rue des Lilas… »

Partagons nos chansons:

El Pueblo Unido

Paroles: Quilapayún
Musique: Sergio Ortega (1973)

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

De pie, cantar que vamos a triunfar.
Avanzan ya, banderas de unidad.
Y tú vendrás marchando junto a mí
Y así verás tu canto y tu bandera florecer,
La luz de un rojo amanecer
Anuncia ya la vida que vendrá.

De pie, luchar el pueblo va a triunfar.
Será mejor la vida que vendrá
A conquistar nuestra felicidad
Y en un clamor mil voces de combate se alzarán
Dirán canción de libertad
Con decisión la patria vencerá.

Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

La patria está forjando la unidad
De norte a sur se movilizará
Desde el salar ardiente y mineral
Al bosque austral unidos en la lucha
Y el trabajo irán la patria cubrirán,
Su paso ya anuncia el porvenir.

De pie, cantar el pueblo va a triunfar
Millones ya, imponen la verdad,
De acero son ardiente batallón
Sus manos van llevando la justicia y la razón
Mujer con fuego y con valor
Ya estás aquí junto al trabajador.

Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

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« Ils n’empêcheront jamais… »

« Ils n’empêcheront jamais le printemps d’arriver »

Compagnie Jolie Môme, 2016

Refrain ( Pablo Neruda)

« Ils peuvent empêcher
Les fleurs de pousser
Ils n’empêcheront jamais
Le printemps d’arriver »

Comme la rivière
Coule la mémoire
Des pères de nos pères
Des vieilles histoires qu’on chantait naguère
Au coin du feu le soir

Au fond des clairières
Brule la mémoire
Des mères de nos mères
Des belles sorcières
Qui chantaient le soir
Sous la clarté lunaire

Refrain (2x)

Comme la rivière (ou « le tonnerre »)
Gronde la mémoire
Des révolutionnaires
Inondant la terre
De rêves d’espoirs
De frondes légendaires

Au fond des clairières…

Refrain

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Notre Carnet de Chansons

Cliquez ici pour télécharger le Carnet de Chansons en format word

et ici pour le PDF : 2017 09 carnet de chansons.

Faire un clic droit et »enregistrer la cible sous »: il vous faudra peut-être bidouiller un peu avec votre imprimante pour avoir du A4 et deux pages par feuille, et comme ça une chanson entière par feuille…

2 conseils: Sélectionner « ajuster à la page » pour que cela s’imprime en plus gros, et faites un essai sur deux pages avant d’envoyer le fichier entier, ça dépend vraiment des imprimantes…

NB: vous pouvez mettre un carton rouge pour la couverture et le 4e de couverture

photo carnet2

Partagons nos chansons:

Etat d’urgence

Chorale des Canulars  (?)

Les bombes éclatent en longs sanglots
Déchirent les nuits de Paris
La France aiguise ses drapeaux
En appelle à la sainte patrie
Mais j’ chant’rai pas, ne vous déplaise
Votre sanglante Marseillaise

Sur un marché au Nigéria
Parait qu’ y a eu un attentat
Ou quand ça bombarde en Syrie
C’est loin on n’entend pas les cris
On n’en a pas beaucoup parlé
C’est normal y’ avait pas d’ Français

La France fabrique et vend des armes
Qui dit les armes dit la guerre
Qui dit la guerre dit les larmes
La mort la peur et la misère
Mais quand ça s’ passe près d’ la maison
L’ sang abreuve nos télévisions

On claironne l’état d’urgence
Et on assigne à résidence
Ouvre la chasse aux musulmans
Ferme les frontières aux migrants
Et on en profite en passant
Pour traquer quelques militants

Dans les replis identitaires
De vos drapeaux de vos bannières
Vous étouffez c’est tout froissé
Pour s’ libérer faudra r’passer !
Sans dieu sans maître et sans patrie
On pourrait juste aimer la vie

ÉTAT D’URGENCE ON S’ASSIGNE A RÉSISTANCE !

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Grândola Vila Morena

Diffusée à la radio portugaise le 25 Avril 1974, comme signe de  déclenchement de la Révolution des Oeillets qui mit fin à la dictature que le Portugal endurait depuis 1933.

nous (en version beta) :

Grândola vila morena
Terra da fraternidade
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti ó cidade

Dentro de ti ó cidade
O povo é quem mais ordena
Terra da fraternidade
Grândola vila morena

~ ~ ~

Em cada esquina um amigo
Em cada rosto igualdade
Grândola vila morena
Terra da fraternidade

Terra da fraternidade
Grândola vila morena
Em cada rosto igualdade
O povo é quem mais ordena

~ ~ ~

À sombra de uma azinheira
Que já não sabia a idade
Jurei ter por companheira
Grândola a tua vontade

Grândola a tua vontade
Jurei ter por companheira
À sombra de uma azinheira
Que já não sabia a idade

Traduction :
Grândola ville brune
Terre de fraternité
Le peuple est celui qui commande le plus
En toi, cité

En toi cité
Le peuple est celui qui commande le plus
Terre de fraternité
Grândola ville brune

A chaque côté un ami
A chaque face, l’égalité
Grândola ville brune
Terre de fraternité

Terre de fraternité
Grândola ville brune
A chaque face l’égalité
Le peuple est celui qui commande le plus

A l’ombre d’un chêne vert
Qui ne connait pas son âge
J’ai juré d’avoir pour compagne
Grândola, ta volonté

Grândola, ta volonté
J’ai juré d’avoir pour compagne
A l’ombre d’un chêne vert
Qui ne connait pas son âge

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La Danse des Bombes

chantée par La chorale des Sans Noms de Nancy (super beau!)
https://www.sans-nom.net/component/commedia/page/1/5/1

et par La Clique Vocale

chantée par nous en stage avec Myriam Krivine

voix basse :


voix mediane :


voix haute :

Oui barbare je suis
Oui j’aime le canon
La mitraille dans l’air
Amis, amis, dansons.

Refrain

La danse des bombes
Garde à vous ! Voici les lions !
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amis chantons,
  Amis dansons !    
La danse des bombes
Garde à vous ! Voici les lions !
Le tonnerre de la bataille gronde sur nous
Amis chantons !

L’âcre odeur de la poudre
qui se mêle à l’encens.
Ma voix frappant la voûte
et l’orgue qui perd ses dents. !

Refrain     

La nuit est écarlate.
Trempez-y vos drapeaux
Aux enfants de Montmartre,
(C’est) la victoire ou le tombeau !
Aux enfants de Montmartre,
la victoire ou le tombeau !

Oui barbare je suis,
Oui j’aime le canon,
Oui, mon cœur je le jette
à la révolution !
ou :
Oui barbare, Oui barbare ,
jette, à la révolution !

Refrain

Oui, mon cœur je le jette
à la révolution !

 

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Laissez passer les sans-papiers

Le célèbre titre écrit par Gainsbourg, chanté par Régine ; détourné pour la cause
Air : « Les p’tits papiers » de Gainsbourg aussi

Laissez passer les sans papiers
Les oubliés, les délaissés
Les exploités, les refoulés
Du monde entier.

Laissez passer les clandestins,
Toujours cachés, c’est leur destin
Ici, ailleurs, et comme partout
On les rend fous.
Laissez passer les sans papières
Les déplacées de toutes les guerres
Toujours violées ou prostituées,
Mais révoltées.

Laissez passer les clandestines
Mariage forcé, toujours victimes
Les excisées, les violentées
Mais révoltées.

Donnons-leur au moins des papiers
Pour l’honneur et la liberté
Egalité, fraternité
Enfin trouvées.

Mettons fin à cet esclavage
Douleur sans fin, C’est d’un autre âge
La peur de l’autre est révolue
On n’en veut plus !

Laissez passer Les sans papiers
Les oubliéEs Les mépriséEs
Les exploitéEs Les refouléEs
Du monde entier

Accueillez tous Les Sans Papiers.
De la plac’, Il y en a assez.
Fraternisons, Réagissons
REAGISSEZ !

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E’ Finidi I Bozzi Boni

E’ finidi, E’ finidi, E’ finidi, li bozzi boni…


avec Lorenzo et Valentina de Passamontagne

Oggi è l’ultimo giorno,
O che festa, che allegria!
El padró ce manna via,
Perchè bozzi non c’è più! (2x)
1-2-3
E’ finidi i bozzi boni,
C’è rimasti li doppioni;
Venga avanti ’sti padroni,
Li volemo saludà . (2x)

E’ finidi i bozzi boni,
C’è rimasti quelli tristi;
Venga avanti ’sti ministri,
Li volemo saludà . (2x)

E alla giratora poi,
Che la gira la filandra,
El padrone je domanda:
E la seta come va? (2x)

E la seta la va bene,
A ’ste povere sottiere,
A ’ste povere sottiere,
No’ le manna mai da ca’. (2x)

E la provinatora poi,
Che ne viene da Milano,
Coi provini sulle mano,
Alle donne fa tremà . (2x)

E la piegatora poi,
Che li piega li mazzetti,
E li piega stretti stretti,
Pe’ non falli comparì. (2x)

Il padrone a noi ci grida,
Troppo tardi je venimo,
Con maniere je lo dimo:
Ce sentimo poco be’! (2x)

E non giova medicine,
Nostra bocca è tanto amara,
El calor de la caldara
Ce consuma notte e dì (2x)

 

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Noi Vogliamo l’Uguaglianza


avec Valentina et Lorenzo de Passamontagne Mars 2017

Noi vogliamo l’u-guaglianza
Siam chiamate malfattori
E noi siam  lavo-ratori
Che i padroni non vogliam

E giù la schiavitù
Vogliam la libertà
Siamo lavoratori
Siamo lavoratori
E giù la schiavitù
Vogliam la libertà
Siamo lavoratori
Vogliam la libertà

Dei ribelli sven-toliamo
Le bandiere insanguinate
E farem le ba-rricate
Per la vera – libertà

E giù la schiavitù…

Ancor ben che sia-mo donne
Noi paura – non abbiamo
Per amor dei nos-tri figli
Noi in lega ci mettiam

E giù la schiavitù…

Partagons nos chansons: