Shosholoza

(enregistrement Morizots 2018)

Shosholoza
Kulezo ntaba
Stimela siphume South Africa
Kulezo ntaba
Stimela siphume South Africa
Wen’ uyabaleka
Kule-zo ntaba
Stimela siphume South Africa

[En Phonetique]
[sho sholo-otza]
[koulézonta-aba stiméla sifoumé South Africa]
[ouen dou you balé-é ka]
[koulézonta-aba stiméla sifoumé South Africa]

Traduction: (« stimela » c’est la locomotive)

Va de l’avant
Quitte ces montagnes
dans ce train qui vient d’Afrique du Sud
Tu t’enfuis de ces montagnes dans ce train qui vient d’Afrique du Sud

Les Archers du Roi

Paroles : Albert Santoni Musique : A. Pontin (1960)

 (enregistrement Morizots 2018)

Ils ont commencé la saison
En fauchant les moissons
Avec les sabots de leurs coursiers

Ils sont venus à la maison
Ils ont pris les garçons
Sans demander permission

Je les ai vu courber l’échine
Sous les coups de fouet qui pleuvaient
Cordes d’acier bardées d’épines
Qui les mordaient les saignaient

Non ne me demandez pas
De saluer les archers du roi (bis)

Et tout là-haut sur la colline
La potence est dressée
Pour pendre ceux qu’on a condamnés

On y accroche au matin
Le mendiant qui a faim
Le bandit de grands chemins

Celui qui dans sa misère
Voulut maudire le nom du roi
Parce qu’il lui avait pris sa terre
Son blé sa réserve de bois

Non ne me demandez pas
De saluer les archers du roi (bis)

Derrière chez moi il y avait
une fille que j’aimais
et qui m’avait donné ses printemps

Mais un jour on l’a emmenée
pour aller assister
à la noce d’un archer

J’ai vu des tours tomber la pierre
j’ai entendu les gens hurler
son corps fut jeté sans prières
sur le bas-côté d’un fossé

Non ne me demandez pas
De saluer les archers du roi (bis)

Allez Allez Allez ♪ ♪

Une chanson de Camille dont on va peut-etre s’inspirer pour les manifs, en changeant certaines paroles, une chanson de ralliement (enregistrement Morizots 2018):

unisson et canon:

 percus + unisson + canon + percus + canon + percus:

Allez allez allez
À chaque coup de rame
Prends la force dans la taille
Et dans les talonsAllez allez allons
À chaque coup de crosse
Prends l’écorce du colosse
Et du canasson

Allez allez allons
À chaque coup de sabre
Prends la fougue des canailles
Et des moussaillons

Allez allez allons
À chaque coup de cloche
Prends la crasse le cris des mioches
Et des carillons

Allez allez allons
À chaque coup de balle
Prends les confettis du stade
Et celles des champions

Allez allez allons
À chaque coup de pioche
Prends la force c’est fastoche
De ma chanson

La Lega (Sebben che Siamo Donne)

Sebben che siamo donne
paura non abbiamo
per amor dei nostri figli
per amor dei nostri figli
sebben che siamo donne
paura non abbiamo
per amor dei nostri figli
in lega ci mettiamo

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratori, e noi altri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri socialisti vogliam la libertà

E la libertà non viene
perché non c’è l’unione
crumiri col padrone
crumiri col padrone
e la libertà non viene
perché non c’è l’unione
crumiri col padrone
son tutti da ammazzar

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratori, e noi altri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noi altri socialisti vogliam la libertà

Sebben che siamo donne
Paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue
abbiam delle belle buone lingue
sebben che siamo donne
paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue
e ben ci difendiamo

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratori, e noi altri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri socialisti vogliam la libertà

E voi altri signoroni
che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia
abbassate la superbia
e voi altri signoroni
che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia
e aprite il portafoglio

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratori, e noi altri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri lavoratori
I vuruma vess pagà

A oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri femisnisti, e noi altri femisnisti
a oilì oilì oilà e la lega (la) crescerà
e noi altri femisnisti vogliam la libertà

O Cielo Cielo

Chanson populaire italienne

Chanson de déserteur qui cherche à fuir en France, sans argent, sans chaussures, mais que la « Reine » (noble locale ?) veut renvoyer en Italie…

Voix 1 :

Voix 2 :

Les deux voix :

Les paroles (ainsi que celles des autres chansons du stage Passa Montagne de fevrier 2018 : O Cielo Cielo – Paroles stage fev 2018

Hegoak

Joxean Artze, 1968

Chanté par « Espèce de Chorale »

voix 1 par NatD:

voix2 qq explications:

« Huuuuuuuuuuuh » en 2 groupes:

Hegoak ou  « les Ailes « : Poème basque de Joxean Artze,  Musique de Mikel Laboa.

Un soir de 1968, dans un restaurant de San Sebastian avec sa femme, Mikel Laboa lit ce poème qui était imprimé sur des serviettes, en acte de résistance contre l’interdiction par le régime franquiste d’utiliser la langue basque. Il l’a mis en musique le soir même.
L’oiseau y est le symbole de la liberté et le poème évoque l’impossibilité de posséder quiconque.
Le contexte politique en a involontairement fait une chanson de protestation.

NB: prononcer « xoria » [shori-a] , « neuria » [néri-a] et les « z » [ss]

(DO) Hu huuuuuuuuuu (4x)

Hegoak ebaki banizkio, Neuria izango zen (2x)
Ez zuen alde egingo

Bainan horrela, Ez zuen gehiago xoria izango (2x)

Eta nik, xoria nuen maite
Eta nik eta nik, xoria nuen maite

Lala lala, lala lala, lala (2x)

Si je lui avais coupé les ailes, Il aurait été à moi, (2x)
Il ne serait pas parti,

Oui mais voilà, Il n’aurait plus été un oiseau (2x)

Oui mais moi, c’est l’oiseau que j’aimais (2x)

Hu huuuuuu (4x)

 

 

en bonus, par Joan Baez!

La Rue des Lilas

 

 (enregistrement Morizots 2018)

Par Sylvain GirO, 2015

et la version originale: TROP BELLE

Ce soir je meurs à la guerre
Aujourd’hui pour moi sonne le glas
Mon visage est blanc et mon sang coule à flot
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Ce soir je meurs sous vos bombes
Pourtant je n’ai rien fait pour ça
Je ne suis qu’un simple flâneur dans la ville
Sur le trottoir de la rue des Lilas

Refrain:
Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis
Que maudite soit la guerre
Maudits les chars, les fusils, les combats
Je m’éteins dans la rue des Lilas

Plus jamais revoir la dune
Au matin quand s’effacent mes pas
Jamais plus les cimes et la neige éternelle
Et l’oiseau bleu brillant de mille éclats

Plus jamais revoir la lune
Dans la nuit qui éclaire mes pas
Jamais plus la mer, les étoiles, les forêts
Et ce lac bleu perdu au fond des bois

Refrain

J’aim’rais tant revoir mes frères
Mes enfants, mes parents, mes amis
Danser le dabkeh* pour repousser la mort
Trinquer l’arak** jusqu’au bout de la vie

Je voudrais une dernière
Chanson pour apaiser la nuit
Pour bercer mon départ jusqu’à l’autre bord
Dire aux faiseurs de mort que l’on survit

Refrain

(Couplet à répéter 2 fois, en canon)
Car la guerre c’est un massacre
De gens qui ne se connaissent pas
Au profit de gens qui toujours se connaissent
Mais qui ne se massacrent pas (2x)

Refrain

+ « Je m’éteins dans la rue des Lilas… »


* C’est une danse folklorique pratiquée au Proche-Orient : Syrie, Palestine, Liban, Jordanie, Irak, avec des versions régionales. « Dakbé » signifie : « coup de pied », et effectivement c’est une danse très rythmée avec les pieds, qui se pratique en groupe, soit en ligne soit en demi-cercle.
*  * une eau-de-vie de vin traditionnellement consommée et produite uniquement dans le Croissant fertile. Spiritueux traditionnel et emblème de l’art gastronomique du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. Il est préparé à partir de moût de raisin fermenté (vin) distillé en eau-de-vie auquel on ajoute des graines d’anis. Il vieillit ensuite dans des jarres en argile.

(2017)

El Pueblo Unido

Paroles: Quilapayún
Musique: Sergio Ortega (1973)

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

De pie, cantar que vamos a triunfar.
Avanzan ya, banderas de unidad.
Y tú vendrás marchando junto a mí
Y así verás tu canto y tu bandera florecer,
La luz de un rojo amanecer
Anuncia ya la vida que vendrá.

De pie, luchar el pueblo va a triunfar.
Será mejor la vida que vendrá
A conquistar nuestra felicidad
Y en un clamor mil voces de combate se alzarán
Dirán canción de libertad
Con decisión la patria vencerá.

Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

La patria está forjando la unidad
De norte a sur se movilizará
Desde el salar ardiente y mineral
Al bosque austral unidos en la lucha
Y el trabajo irán la patria cubrirán,
Su paso ya anuncia el porvenir.

De pie, cantar el pueblo va a triunfar
Millones ya, imponen la verdad,
De acero son ardiente batallón
Sus manos van llevando la justicia y la razón
Mujer con fuego y con valor
Ya estás aquí junto al trabajador.

Y ahora el pueblo
que se alza en la lucha
Con voz de gigante
gritando: ¡adelante!

El pueblo unido jamás será vencido,
El pueblo unido jamás será vencido…

Les fleurs…

ou « Ils n’empêcheront jamais le printemps d’arriver »

Compagnie Jolie Môme, 2016

Refrain ( Pablo Neruda)

« Ils peuvent empêcher
Les fleurs de pousser
Ils n’empêcheront jamais
Le printemps d’arriver »

Comme la rivière
Coule la mémoire
Des pères de nos pères
Des vieilles histoires qu’on chantait naguère
Au coin du feu le soir

Au fond des clairières
Brule la mémoire
Des mères de nos mères
Des belles sorcières
Qui chantaient le soir
Sous la clarté lunaire

Refrain (2x)

Comme la rivière
Gronde la mémoire
Des révolutionnaires
Inondant la terre
De rêves d’espoirs
De frondes légendaires

Comme le tonnerre
Gronde la mémoire
Des révolutionnaires
Inondant la terre
De rêves d’espoirs
De frondes légendaires

Refrain