« Je me souviens » … nos souvenirs d’Anne sylvestre…

Je me souviens quand j’étais à la maternelle on chantait « j’ai une maison  » et je ne comprenais pas tout.

Je me souviens lorsque que je suis allée à son concert elle s’est tournée vers moi plusieurs fois en me souriant, j’en étais presque gênée.

Je me souviens qu’au début de ce concert elle avait pourri un type qui l’avait photographiée. Elle n’aimait vraiment pas les photos.

Je me souviens que quand ma fille était petite on écoutait « la petite Josette » en boucle

Je me souviens que j’ai cessé de subir la condescendance patriarcale des mecs qui cherchent à l’aider à faire un créneau sans chercher à savoir si vous avez besoin d’eux après avoir entendu « La Reine du Créneau » la radio.

Je me souviens avoir pleuré tant de fois à l’écoute des « Gens qui doutent », d’ « Une sorcière comme les autres », et de « Ma chérie »… entre autres…

Je me souviens quand, à 16 ans, cette amitié brève et intense d’une rencontre dans un car partant pour Munich m’a laissé Anne Sylvestre en cadeau. Je la découvrais…

Je me souviens d’un grand moment de poésie offert par un jeune couple beau et généreux. Ils avaient la chance de connaître Anne Sylvestre. Admiratifs de cette grande dame et de tous ses combats, ils apportaient leur pierre à l’édifice en la faisant connaître aux jeunes générations. Merci à cette belle personne, et à tous ceux qui continueront à porter sa parole

 

Hommage à Anne Sylvestre

si grande tristesse… c’est  une copine qui est partie…

Grande tristesse …  comme celles et ceux qui ne l’ont pas croisée – même le temps d’un concert – le regrettent !
Ci dessous quelques unes de ses chansons féministes bien sur, dans des interprétations originales, en concert, et aussi par plein d’autres… en beauté toujours.

Un peu de contexte : https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2010-1-page-5.htm#re8no8

https://youtu.be/mPphVSKalxQ

https://youtu.be/f97LAP-cFZI

on chante ce soir!

En cette rentrée 2020 RV au parc de Buisson Rond, à gauche du château et de l’ancienne roseraie qui est derrière le chateau (quand on est face à lui!) un peu au dessus, sous les arbres, à partir de 19h.

On ne devrait pas être plus de 10 mais si c’est le cas on fera des groupes.

S’il pleut, sans doute repli vers le ciné Curial si c’est possible, ou annulation vu qu’il n’est pas encore possible d’être en intérieur.

Une fois la rentrée entamée, on chantera une fois par mois le MARDI. Précisions à venir.

 

Ouvrons le chant des possibles

(réécriture de « Si les Femmes » au camp auto-géré militant organisé en Juillet 2020 par des copaines dans les Bauges)

La famille on la questionne ou on l’abandonne.
C’est un sujet qui résonne et qui nous cloisonne.
Rôles genrés, fidélité,
Maternités programmées,
On en a plus qu’assez!

Est-ce qu’un couple c’est à 2 et qui baisent au pieu?
Pour cause de fidélité, jusqu’où s’engager?
Qu’est-ce qu’on va bouffer ce soir?
T’as qu’as r’garder dans l’placard!
C’est fini, c’est ringard!

Un non-couple qui ne baise pas peut-il faire famille?
Doit-il forcément y avoir un garçon, une fille?
Qu’est-c’ qui t’fait peur dans l’histoire?
Auto-satisfessons*-nous.
Et émancipons-nous!

La famille en héritage ou bien en partage?
Faut-il pas tout un village pour grandir en âge?
Et si on évitait l’mur?
A nous la déconfiture.
Arrêtons d’être des cibles!
Ouvrons l’chant des possibles!

On chante les 2 dernières phrases sur le même air (comme "aussi grand que ma gueule") et on les répète 1 fois.
Et y a un néologisme...

On Reste chez Nous

Goguette du coin d’chez nous à Chambéry,
Avril 2020, en plein confinement pour chanter avec les voisins de balcons
Sur l’air de « Je mène les loups », trad.

On reste chez nous, reste chez nous
A ne rien faire
On reste chez nous, reste chez nous
On devient fous (2x)

Je n’irai pas au bord de la rivière
Je n’irai pas, Le préfet n’le veut pas (2x)

On reste chez nous, reste chez nous
A trop en faire
On reste chez nous, reste chez nous
On devient fous
On reste chez nous, reste chez nous
On boit des bières
On reste chez nous, reste chez nous
On devient saouls

J’ai mal coché, la case du formulaire
J’ai mal coché, Et les flicS m’ont coffré (2x)

On reste chez nous, reste chez nous
Qu’est-ce qu’on va faire ?
On reste chez nous, reste chez nous
On devient fous
On reste chez nous, reste chez nous
Jusqu’à vingt heures
Puis on sort d’chez nous, sur le balcon
Pour faire du son

Dans 5 semaines, à force de réfléchir
Dans 6 semaines, à force de chansons
Dans 7 semaines, c’est la joie de sortir
Dans 8 semaines, c’est la Révolution

On s’ra plus chez nous, mais tous ensemble
Pour se détendre,
On s’ra plus chez nous, mais tous ensemble
Pour se défendre
On s’ra plus chez nous, mais dans la rue
Pour s’faire entendre
[On s’ra plus chez nous, mais dans la rue
Pour que ça change ! (2x)]

Conférence Chantée: Voix d’Italie, Voix migrantes

Samedi 25 Janvier à 20h au Local L’INSOLENTE, 50 Faubourg Montmélian à Chambéry.

Conférence chantée avec Laila sage et Lorenzo Valera de Terracanto.

Rémunération au chapeau, en ayant à cœur  que les artistes, qui viennent de Marseille, soient rémunérés suffisamment !

« L’Italie est une terre aux mille voix, certaines sévères et douloureuses, d’autres extrêmement archaïques : aucune ne correspond à notre idée de la « bella arte » de la chanson. Et pourtant, un sentiment ancien, une culture locale de la beauté, sont arrivés jusqu’à nous dans chaque région ». (Alan Lomax).

L’histoire d’Italie, on l’oublie souvent, est une histoire de migrant-e-s : hommes et femmes qui emportèrent avec eux un peu des racines arrachées à leur terre et l’écho de leurs chants. Les Alpes les conduisirent au delà des vallées connues vers le reste de l’Europe, les océans poussèrent ces vagues plus loin encore, déversant des millions d’italien-ne-s sur les côtes d’autres continents, aux Amériques en particulier. Du XIXe au début du XXe siècle, ce phénomène prit la forme d’un véritable exode et n’épargna aucune région italienne. Il se traduisit par une énorme production de chants, sans auteur connu, transmis oralement et capables d’exprimer, bien mieux que n’importe quelle statistique, le sens collectif de la perte, du déracinement, de la peur mais aussi de l’espoir de trouver enfin un lieu où vivre avec dignité.
Par l’interprétation de certains de ces chants, Laila Sage et Lorenzo Valera (Terracanto) nous guideront dans un voyage sonore à la découverte de l’histoire de ces voix migrantes et lointaines dont l’écho n’a jamais cessé de résonner à nos oreilles.

 

Grosses manifS contre la réforme des retraites Décembre 2019 – Janvier 2020

Avec des petits bouts de variantes de slogans inspirés de Adekalom et Touchez pas à la plaine

Merci à Daniel Waro, la Lutte Enchantée de Marseille, La Gouaille de Lille (qui nous ont appris les chansons qu’on a détournées)

 

 

 

 

Grosse manif le 5 Décembre 2019

Ce jeudi on a donné de la voix contre la démolition des retraites par Macron. On s’est posés au coin du Musée des beaux-arts et on a chanté pour toustes les manifestant-es. Ça a duré. On a continué! On était plus de 12000! Quelques  chansons sont souvent revenues, notament l’ode aux casseur-des de nos amis Canulars lyonnais, Fric à l’aise, A la Huelga, Allez les gars….. et  bien d’autres !