Charonne

Le 8 février 1962, métro Charonne à Paris : la police tue des manifestants contre la guerre d’Algérie et l’OAS. 9 manifestants pacifistes trouvent la mort suite à la brutalité policière, pour avoir manifesté leur solidarité avec le peuple algérien.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Une bouche ouverte à la rue
Qui nous fait chanter quelquefois
Des souvenirs qui nous remuent.

Y’a des sentiments qui résonnent
Page noire de l’histoire de France
Y’a des petites idées qui dansent
Ca y est, nous voilà à Charonne !

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
On s’y arrête quelquefois
Rue des Boulets, Charonne, Voltaire
En 62 c’était la guerre,

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Quand j’entends parler de Charonne
J’entends des cris j’entends des voix
Le fascisme ne passera pas !

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Un jour de manif à Paris
Un jeudi noir, il faisait froid
Les journaux titraient Algérie.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
La nuit tombée ils étaient là
La manif était interdite
Pendant la guerre pas d’politique.

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
Pour des militants ouvriers
Que ce soit ici ou là-bas
Contre la guerre faut résister!

Charonne c’est un métro, c’est quoi?
On était loin de la bavure
La police avait tous les droits
Carte blanche de la préfecture.

La police a cogné, jeté
Dans la bouche ouverte à la ville
Massacré, piétiné, frappé
Ecrasé sous le poids des grilles.

Charonne c’est un métro qui saigne
Les cris, les voix hurlent encore
Les larmes des lacrymogènes
Trois filles et six garçons sont morts.

Charonne c’est un métro, c’est qui?
Quand j’entends parler de Sharon
C’est la Palestine qui résonne
Et l’Algérie …  celle d’aujourd’hui.

Frontières

Paroles et musique : JOFROI

C’est une ritournelle, un refrain
Qu’on nous sert comme une prière
Sincère et presque bon chrétien
En tirant vers soi la soupière
«On ne peut pas comprenez bien
Accueillir toute la misère…»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

On nous dit: «c’est complet, c’est plein
On ne sait déjà pas que faire
Des sans-papiers, des clandestins
Des réfugiés de toutes les guerres.
C’est facile de tendre la main,
Où s’arrêt’ ra la surenchère?»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

«Pas d’ quoi, dit-on, en faire un foin
d’ hurler à la chasse aux sorcières.
Qui n’a pas son lot de pépins
De tracas et de vents contraires

Chacun chez soi, c’est plus serein,
Faut se méfier des chiens qui errent…»
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

Paraît d’ailleurs qu’ les bohémiens
C’est dans leurs gènes, le goût de l’air,
Qu’ leur liberté ça ne vaut rien
Que le prix d’un vol en charter,
Il y a des lois, c’est bien le moins
Même sur une terre hospitalière…
Mais où vont les êtres humains
Que l’on reconduit aux frontières?

Bien sûr tout le monde convient
Qu’il y a de pires gangsters
Que ces ramassis, ces vauriens
Voleurs de poules, de pommes de terre.
Pour les plumer, eux, pas moyen
Ils n’ont pas de comptes bancaires…
Est-ce pour ça qu’ c’est plus humain
De les reconduire aux frontières…

C’est une ritournelle, un refrain
Qu’on nous sert comme une prière….

Himno Zapatista*

EZLN – Himno Zapatista (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional)

Comme son nom l’indique, cette chanson en espagnol est l’hymne des zapatistes du Chiapas, au Mexique, en lutte contre l’Etat mexicain et le capitalisme depuis les années 80.

NB : z se prononce /s/ en espagnol!

Ya se mira el horizonte
Combatiente zapatista      (fa)
El camino marcaremos
A los que vienen atrás

Vamos, vamos adelante
Para que salgamos en la lucha avante
Porque la patria … … grita y necesita
De todo el esfuerzo de los zapatistas

Hombres, niños y mujeres
El esfuerzo siempre haremos
Campesinos y obreros
Siempre juntos todo el pueblo

Vamos…

Nuestro pueblo exige ya
Acabar la explotación
Nuestra historia dice ya
Lucha de liberación

Vamos…

Ejemplares hay que ser
Y seguir nuestra consigna
Que vivamos por la tierra
O morir por la libertad

Vamos…

 

TRADUCTION!

L’horizon s’éclaire,
combattants zapatistes,
Nos traces montrent le chemin
A ceux qui viennent après nous

Allons, Allons, en avant,
Partons pour le combat qui commence
Parce que notre patrie souffre
Et a besoin de tout l’enthousiasme des zapatistes

Hommes,femmes et enfants, avec entrain,
Toujours nous combattrons
Nous, paysans et ouvriers
Toujours unis avec le peuple

Notre peuple exige que finisse
L’exploitation des hommes
Notre histoire nous dit de lutter
Pour la Libération

Il faut montrer l’exemple
et suivre notre règle
Vivre pour la patrie
ou mourir pour la liberté

I Ain’t Afraid*

by Holly Near

Chorus:
I ain’t afraid of your Yahweh
I ain’t afraid of your Allah
I ain’t afraid of your Jesus
I’m afraid of what you do in the name of your god
I ain’t afraid of your churches
I ain’t afraid of your temples
I ain’t afraid of your praying
I’m afraid of what you do in the name of your god

Verse :
Rise up to your higher power
Free up from fear, it will devour you
Watch out for the ego of the hour
The ones who say they know it
Are the ones who will impose it on you

Chorus

Verse :
Rise up, and see a higher story
Free up from the gods of war and glory
Watch out for the threats of purgatory
The spirit of the wind wont make a killing off of sin and satan
I aint afraid of your Bible
I aint afraid of your Torah
I aint afraid of your Koran
Dont let the letter of the law
Obscure the spirit of your love it’s killing us

I aint afraid of your money
I aint afraid of your borders
I aint afraid of your choices
I aint afraid of your Sunday
I aint afraid of your Sabbath
I aint afraid of your teachers
I aint afraid of your dances
I aint afraid of your music
I aint afraid of your children
I’m afraid of what you do in the name of your god


Je Suis Fils – Fille

Par : Corrigan Fest

Je suis fille de marin, qui traversa la mer
Je suis fille de soldat, qui détesta la guerre
Je suis fille de forçat, criminel évadé
Et fille de fille du roi trop pauvre à marier.
Fille de coureur des bois et de contrebandier
Enfant des sept nations et fille d’aventurier
Métisse et sang-mêlée,
bien qu’on me l’ait caché
C’est un sujet de honte, j’en ferai ma fierté

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Je suis fils d’irlandais, poussé par la famine
Je suis fils d’écossais, v’nu crever en usine
Dès l’âge de 8 ans, 16 heures sur les machines
Mais je sais que jamais je n’ai courbé l’échine.
Non, je suis resté droit, là devant les patrons
Même le jour où ils ont – passé la conscription
J’suis fils de paysan et fils d’ouvrier
Je ne prends pas les armes
contre d’autres affamés.

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Ce n’était pas ma guerre, alors j’ai déserté
J’ai fui dans les forêts, et je m’y suis caché
Refusant de servir – de chair à canon.
Refusant de mourir au loin pour la nation.
Un’ nation qui ne fut
jamais vraiment la mienne
Une alliance forcée, de misère et de peine
Celle du génocide des premières nations
Celle de l’esclavage et des déportations.

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï
Laï Laï Laï Laï Laï Laï

Je n’aime pas le lys, je n’aime pas la croix.
L’une est pour les curés
et l’autre est pour les rois.
Si j’aime ce pays, la terre qui m’a vue naître.
Je ne veux pas de Dieu,
je ne veux pas de maître(2x)

Quand est-ce qu’on chante?

Les répétitions ont lieu tous les jeudis à  l’AQCV, de 19h30 à 21h30, sauf exceptionnellement, notamment si la salle est prise par un autre groupe, et parfois dehors aux beaux jours (notamment dans la rue, ou à Buisson Rond, à gauche au-dessus du château, sous le grand arbre!)

Pour nous contacter par mail: emilieverdu -à- yahoo.fr

Juillet 1936

Cette chanson d’Utgé-Royo a été écrite pour le trentième anniversaire de la guerre d’Espagne. En juillet 1936 a eu lieu la tentative de coup d’état des franquistes, qui a déclenché la guerre civile et débouché sur la dictature franquiste.

Juillet 1936  dans les casernes catalanes
La mort bute sur les milices  et le peuple compte ses armes
Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres
En un seul et riche morceau  et passe le vent libertaire

Je pense à vous vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane
Et pardonnez si ma chanson  vous refait mal à votre Espagne
Mais j’ai besoin de vous apprendre  j’ai envie de vous ressembler
Je gueulerai pour qu’on entende  ce que vous m’avez enseigné

Donne moi ta main camarade
Prête moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Comme hier  la confédération

A quelques heures de Barcelone  se sont groupés des menuisiers
Et sans patron tout refonctionne  on sourit  dans les ateliers
Sur la place de la mairie qu’on a changée en maternelle
Des femmes ont pris la blanchisserie  et sortent le linge au soleil

Donne-moi ta main camarade
Prête-moi ton cœur compagnon
Nous referons les barricades
Et la vie nous la gagnerons

Tandis que quelques militaires  font leur métier de matador
Des ouvriers des ouvrières  détruisent une prison d’abord
Là bas c’est la mort qui s’avance  tandis qu’ici « Ah Madame… C’est l’anarchie… »
La liberté dans l’espérance  ils ont osé la vivre aussi

Da me tu mano compañero
Y presta me tu  corazon
Barricadas levantaremos
Como ayer  la conferacion

La Baleine Bleue

Steve Waring, 1973
NB : 2 groupes qui se donnent la réponse pour les couplets ET on a un peu changé les paroles !  On pense que Steve serait d’acc…

{Refrain : tous ensemble} :
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
La baleine bleue cherche de l’eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
Eau, eau, eau…
Eau H2O

Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Elle a trouvé beaucoup de choses
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Elle a trouvé des sacs plastique
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Elle a trouvé un pétrolier
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Elle a trouvé des métaux lourds
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Du CO2
Du CO2
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble}

Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Elle a trouvé des algues vertes
Des algues vertes
Des algues vertes
Des métaux lourds
Des métaux lourds
Un pétrolier
Un pétrolier
Des sacs plastique
Des sacs plastique
Des pesticides
Des pesticides
De la dioxine
De le dioxine
De l’uranium
De l’uranium
Des PCB
Des PCB
Des OGM
Des OGM
Un trou dans l’eau !
Un trou dans l’eau !
Pour Monsanto !
Pour Monsanto !
Mais pas de l’eau
Mais pas de l’eau
Eau H2O (tous ensemble)

{Refrain : tous ensemble avec Eau H2O (2x)}

La Semaine Sanglante

Cette chanson a été écrite en juin 1871, en pleine répression de la Commune. La « semaine sanglante » est le moment où la Commune fut écrasée dans le sang, et les communards exécutés en masse.

Sauf des mouchards et des gendarmes,    (ré)
On ne voit plus par les chemins,
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux mêmes sont tremblants.
La mode est aux conseils de guerre,
Et les pavés sont tous sanglants.

REFRAIN : Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche,
Quand tous les pauvres s’y mettront.

On traque, on enchaîne, on fusille
Tous ceux qu’on ramasse au hasard
La mère à côté de sa fille,
L’enfant dans les bras du vieillard.
Les châtiments du drapeau rouge
Sont remplacés par la terreur
De tous les chenapans de bouges,
Valets de rois et d’empereurs.

REFRAIN

Demain les gens de la police
Refleuriront sur le trottoir,
Fiers de leurs états de service,
Et le pistolet en sautoir.
Sans pain, sans travail et sans armes
Nous allons être gouvernés
Par des mouchards et des gendarmes,
Des sabre-peuple et des curés.

REFRAIN

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé ?
Jusques à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé ?
Jusques à quand la Sainte Clique
Nous croira-t-elle un vil bétail ?
À quand enfin la République
De la Justice et sans Travail

REFRAIN

L’Estaca

Paroles et Musique : Lluis LLACH

L’avi Siset em parlava
De bon mati al portal
Mentre el sol esperavem
I els carros veiem passar

Siset, que no veus l’estaca
On estem tots lligats ?
Si no podem desfer sen
Mai no podrem caminar !

Refrany
Si estirem tots, ella caurà
Que molt de temps no pot durar
Segur que tomba, tomba, tomba
Ben corcada deu ser ja.
Si tu l’estires fort per acqui
I jo l’estiro fort per alla
Segur que tomba, tomba, tomba,
I ens podrem alliberar.

Pero Siset fa molt temps ja
Les mans se’m van escorxant !
I quan la força se me’n va
Ella és més ample i més gran.

Ben cert sé que està podrida
Pero és que, Siset, costa tant !
Que a cops la força m’oblida
Tornem a dir el teu cant :

Refrany

L’avi Siset ja no diu res
Mal vent que se’l va emportar
Ell qui sap cap a quin indret
I jo a sota el portal

I quan passem els nous vailets
Estiro el col per cantar
El darrer cant d’en Siset
Lo darrer que em va ensenyar

Refrany X2