Goguettes Antinuk et « Les Centrales » de Casthélémis

ci dessous, en format image…

Les Centrales

Casthelemis, 1982

Un train ça peut dérailler, par accident
Un tunnel peut s’effondrer, par accident
Un avion ça peut tomber, par accident
Une fusée ça peut foirer
Ça peut arriver

REFRAIN : Oui mais les centrales
C’est la technologie idéale
C’est la sécurité optimale
C’est l’infaillibilité totale
Puisqu’on te le dit… (x7)
Toute la journée
C’est ce qu’on se tue à te répéter
A la radio, à la télé, dans les journaux
Puisqu’on te le dit !

Un câble ça peut casser, par accident
Une voiture peut déraper, par accident
Un incendie se déclarer, par accident
Un tuyau ça peut crever
Ça peut arriver

REFRAIN: « Mais pas aux centrales… »


Un tunnel peut s’effondrer
Une piste peut s’écrouler
Un ingénieur mal calculer
Un pétrolier peut s’échouer
Une plate-forme polluer
Et goudronner un océan
Le Titanic a coulé
Le Tupolev est tombé
Et le Zeppelin a brûlé

REFRAIN : « Oui mais les centrales… »

[BOUM ! ! !]

Femme du soldat inconnu

Femmouzes T. (Magyd Cherfi / Serge Faubert / Francoise Chapuis), 2013

voix lead:

voix mediane:

voix basse (puis lead+basse):

les 3 voix ensemble:

Intro: les basses:
Ad vitam – Eternam – Ad vitam – Eternam (2x)

Il est parti mourir
La tête dans le vent
Comme on part un sourire
Entre les dents

Les femmes ça part pas
ça meurt à petits feux
Une femme ça reste
Et ça pleure pour deux

Il fallait qu’il s’en aille
Il est pas revenu
Il a eu sa médaille
Mon amour inconnu

Des honneurs à la noix
Et quand la mort s’est tue
Il a reçu sa croix
Mais moi je n’ai rien eu

REFRAIN: Ad vitam eternam j’aurai pas ma statue
Je n’étais que La Femme Du Soldat Inconnu (2x)

Ils sont là chaque année
A son bon souvenir
Moi pendant des années
Je n’ai rien vu venir

Pourtant on meurt aussi
Même quand la vie dure
On meurt même au milieu
Des pots de confiture

Je l’ai faite ma guerre
Mais entre quatre murs
C’était une autre guerre
Avec une autre armure

REFRAIN (2x)

Je l’ai faite à verser
Des landeaux à toute heure
Y’a pas que les fusils
Qui déchirent les cœurs

REFRAIN (2x)

Une guerre à donner
La vie que de la prendre
Une guerre où la mort
Ne veut jamais se rendre

Moi aussi je l’ai faite
Et même en souriant
Et c’était pas la fête [-]
Tout le temps

Il fallait qu’il s’en aille
Il est pas revenu
Il a eu sa médaille
Mon soldat inconnu

Des honneurs à la noix
Et quand la mort m’a prise
Je n’ai eu que l’honneur
De la femme soumise

REFRAIN (2x)

Grenade

Chanson de Clara Luciani

Hé toi
Qu’est-ce que tu regardes?
T’as jamais vu une femme qui se bat
Suis-moi
Dans la ville blafarde
Et je te montrerai (bis)
Comme je mords, comme j’aboie

REFRAIN: Prends garde, sous mon sein la grenade
Sous mon sein là regarde
Sous mon sein la grenade
Prends garde, sous mon sein la grenade
Sous mon sein là regarde
Sous mon sein la grenade


Hé toi

Mais qu’est-ce que tu crois?
Je ne suis qu’un animal
Déguisé en madone
Hé toi
Je pourrais te faire mal
Je pourrais te blesser, oui (bis)
Dans la nuit qui frissonne

REFRAIN

Hé toi
Qu’est-ce que tu t’imagines?
Je suis aussi vorace
Aussi vivante que toi
Sais-tu
Que là sous ma poitrine
Une rage sommeille (bis)
Que tu ne soupçonnes pas?

REFRAIN
Prends garde!!!


Marche des Lesbiennes

le Bourdon (en La, changer la tonalité si besoin)

Refrain :
Les femmes qui s’aiment,
Sortent de la nuit et de l’oubli,
Et par centaines,
Elles marchent aujourd’hui.

Voici les lesbiennes, Nées à Mytilène,
Elèves de Sappho, Dans les jardins de Lesbos.
Voici les sorcières, Femmes fortes et fières,
Brûlées sur les bûchers, Pour avoir voulu aimer.

Refrain

Voici les tribades, Leurs désirs s’évadent
Des normes imposées Par la loi et la société.
Travesties, garçonnes, Belles amazones,
Femmes émancipées Affirmant leur liberté.

Refrain

Les homosexuelles, Les gouines rebelles,
Inventant leur combat Contre le patriarcat.
Elles sont féministes, Contre les sexistes,
Elles luttent avec leurs sœurs.
Elles construiront leur bonheur !

Refrain en canon 2X

Toutes aux Frontières !

Nous avons une autre idée de l’Europe !! D’une Europe sans frontières !
Merci à Florence pour cette vidéo de présentation
#appel5juin #migration #toutesauxfrontières #solidarité #politiquemigratoire

Les Echo Râleuses de L’Echo Râleur sont descendues en masse (bon, à une belle dizaine!) à Nice, au Rassemblement Féministe pour une Europe sans frontières ce SAMEDI 5 JUIN 2021.
Avec une manif ponctuée de chants qui mettent les poils, de prises de paroles qui donnent la rage, de poésie et de cerf-volants, et surtout d’une énergie rarement ressentie.
Du matin avec la répét des chants (livret téléchargeable en bas de page) Place Massena, avec chansons au départ de la manif, et le concert de Zarys Falcon, jusqu’au soir post-manif avec une baignade monstrueusement éclatante de sororité, chaque minute a été vécue intensément, et collectivement.
Merci à toute l’équipe d’orga de Toutes aux Frontières, et soutien aux quelques personnes arrêtées et qui ont passé la fin de journée en GAV (et à celle qui y a passé la nuit)
Video récap de l’événement: https://youtu.be/18rU3HBqgww


Le temps des cerises

Paroles Jean Baptiste Clément, 1866
Musique Antoine Renard, 1868


Bien que lui étant antérieure, cette chanson est néanmoins fortement associée à la Commune de Paris de 1871, l’auteur étant lui-même un communard ayant combattu pendant la Semaine sanglante. Son assimilation à la Commune s’explique aussi par son texte qui parle d’une « plaie ouverte », d’un « souvenir que je garde au coeur », de « cerises d’amour […] tombant […] en gouttes de sang », mots qui peuvent aussi bien évoquer une révolution manquée qu’un amour perdu. On peut aussi imaginer que les cerises représentent les impacts de balles ; balles auxquelles il est fait aussi allusion sous l’image des « belles » qu’il vaut mieux éviter. La coïncidence chronologique fait aussi que la Semaine sanglante se déroula justement durant la saison des cerises (fin mai 1871).

2 voix (Morizots 2021)


Voix Basse (Myriam – Morizots 2021)

Quand nous chanterons
le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreille…
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang…
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur…
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !

Chant des Corsaires

Voix lead sur le premier couplet.
La basse entre sur le 2ème.
Et la haute sur le 3ème.
Les deux premiers vers sont toujours à l’unisson.
Sur la ligne qui suit le bis, unisson (ou les basses et les hautes ne chantent pas)

Chant traditionnel qui viendrait des Flandres au 17ème siècle, que l’on trouve dans des carnets de chants scouts. Le groupe de Volvestre des Eclaireurses de France l’a modifié et féminisé en 2016. Enfin des femmes dans les chants marins !…
(fichier son des Sim(o)nes, pris sur le site de Midi Pyrate. Merci à elles!)

Sont des femm’ de grand courage,
Cell’ qui partiront avec nous (x2)

Elles ne craindront point les coups,
Ni les naufrages, Ni l’abordage,
Du péril seront jalous’
Cell’ qui partiront avec nous. (bis)

Ce seront de hardies pilotes,
Les meufs que nous embarquerons (bis)

Fines gabières dans la baston
Je t’escamote, Toute une flotte
Bras solide et coup d’œil prompt
Les meufs que nous embarquerons. (bis)

Elles seront de fières camarades,
Celles qui navigueront à bord, (bis)

Faisant feu bâbord, tribord,
Dans la tornade, Des canonnades
Vainqueuses rentreront au port
Celles qui navigueront à bord (bis)

Et des sœurs de tous rivages (Hiii!)
Viendront bourlinguer avec nous (bis)

Des bateaux venant d’partout
Feront voyage, Dans nos sillages
Vent arrière ou vent debout
Viendront bourlinguer avec nous (bis)

Et c’est nous vaillantes et fières
Qui donn’rons l’ordre du départ (bis)

Vite en mer et sans retard.
Faisons la guerre, A notre manière
Car ce n’est pas le hasard
Qui nous command’ra le départ (bis)

soutien à la chorale d’Argontat

« Nous sommes le jeudi 26 novembre 2020 sur la place du marché d’Argentat-sur-Dordogne que nous fréquentons chaque semaine. Il est 10h. Une petite troupe de choristes amateurs composée d’une vingtaine de personnes se retrouve, désireuse de pousser la chansonnette pour exprimer, sur quelques notes musicales et débonnaires, leur désapprobation face aux mesures gouvernementales qui s’éloignent sinistrement de la gestion de la santé publique….
pour en savoir plus, suivez ce Lien vers l’article qui relate les faits….
Une camarade de l’Echo Râleur a envoyé une contribution au nom de la chorale et a reçu ce super remerciement :

Merci à elles et eux! (on sait pas comment z’ont aussi bien réussi nos portraits!)